Concurrence, zone industrielle du Capitou, polémiques, pandémie... Rien n’avait eu raison du zoo de Fréjus jusqu’ici

C’est une fin inéluctable qui attend cette institution vieille d’un demi-siècle. Le parc zoologique, au Capitou, déjà vendeur d’une partie de son terrain à la Ville, devrait céder le reste à l’agglo. Ses portes devraient définitivement se fermer dans les mois ou les quelques années à venir.

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NPA Publié le 29/11/2022 à 20:47, mis à jour le 29/11/2022 à 20:11
L’entrée du Safari de l’Estérel à son ouverture, en 1972, avant qu’il fusionne plus tard avec le parc zoologique mitoyen. (DR)

Le parc zoologique naît à Fréjus en juillet 1971 par Hubert Masquefa et le docteur Michel Klein, conformément au souhait du maire André Léotard.

Hubert Masquefa avait déjà ouvert un zoo à Ozoir-la-Ferrière, en région parisienne.

En 1972, le Safari de l’Estérel ouvre ses portes juste à côté du parc, lui faisant de l’ombre...

Face à certaines difficultés rencontrées, à la concurrence du Safari de l’Estérel, et à la suite aussi d’un grave accident en 1975 qui coûta la vie à deux soigneurs animaliers et quatre lions, Michel Klein cède ses parts et abandonne l’aventure.

En 1982, le zoo de Fréjus englobe finalement le Safari pour constituer un vaste parc animalier de plus de 20 hectares. Un parc sans égal dans le Sud-Est, si ce n’est le zoo de La Barben.

Dès 1984, la municipalité exprime son souhait de créer une zone industrielle en bord d’autoroute, menaçant une partie du parc zoologique.

Joli cadeau en 1991 pour son vingtième anniversaire: une sortie d’autoroute est créée à proximité immédiate du parc.

En 2001, la Ville propriétaire de 18 des 25 hectares d’emprise, met un terme à la convention de concession vieille de 30 ans. En foncier, le parc passera de 20 à 15 hectares.

En avril 2021, malgré le confinement, les bêtes sont choyées et des "séances radio" animent même quelques enclos. (Photo archives Ph. Arnassan).

En 2008, après de longues tractations, il y a eu un échange de terrains entre la famille Masquefa et la municipalité, pour permettre la construction de la zone industrielle du Capitou. Le parc zoologique a été amputé de 4 hectares, mais la parcelle sur laquelle il est implanté appartient enfin à la famille Masquefa à 100%.

Hubert Masquefa décède en 2010. La Ville lui dédiera une rue au Capitou, devant le zoo. Son fils Guy lui succède.

En 2015, dans une lettre "d’alerte" adressée au préfet et à notre journal, la présidente de sa fondation éponyme, Brigitte Bardot s’en prend au zoo de Fréjus, qu’elle compare à un "mouroir, une honte où les bêtes sont maintenues dans des conditions indignes". Le parc l’attaque au tribunal.

Les voitures, admises en mode ‘‘safari’’ jusqu’en 2016, sont désormais proscrites. Depuis lors, tous les animaux vivent dans des enclos.

Dès 2020, la pandémie et les confinements portent un dur coup au parc, car ne bénéficiant d’aucune subvention ni d’aide, l’entreprise du propriétaire Guy Masquefa ne peut compter que sur les entrées payantes. Mais va toutefois survivre.

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