Ce qu’il faut savoir sur le 4e Festival des jardins de la Côte d'Azur

La petite graine plantée en 2017 a bien pris, merci... Pour sa quatrième édition qui se tiendra du 25 mars au 1er mai 2023, le Festival des Jardins de la Côte d’Azur orchestré par le département des Alpes-Maritimes revient dans une version augmentée.

Article réservé aux abonnés
Aurore Harrouis (aharrouis@nicematin.fr) Publié le 18/11/2022 à 16:12, mis à jour le 18/11/2022 à 13:54
Twitscape par Paola Sabbion (Italie) sera présenté à Nice. Photo DR

Onze sites d’exposition verdoieront de Cannes à Menton au fil de trente jardins (dont dix-sept en compétition).

Pour départager ce petit monde végétal: trois jurys récompenseront sept candidats. Du vert, du vert pour 4.700mètres carrés de surface végétalisés pendant les 39 jours que durera le festival.

Voilà pour les chiffres annoncés hier lors de la présentation de l’événement, dans les jardins du château de La Napoule, cet écrin façonné par Marie Clews entre 1919 et 1937.

En attendant le printemps pour découvrir ces magnifiques balades vertes éphémères, voici un petit tour d’horizon des projets dévoilés et des temps forts organiser pour bien nous cultiver!

 

Davantage de temps pour découvrir

Cinq semaines et six week-ends. Pour sa quatrième édition, le Festival des jardins voit les choses en plus grand, avec un calendrier élargi. Quand les précédents festivals s’étalaient sur quatre semaines, le cru 2023 permettra aux visiteurs de découvrir les créations des paysagistes pendant 5 semaines, du 25 mars au 1er mai 2023. Et pour faire durer le plaisir, plusieurs communes devraient conserver leurs jardins éphémères au-delà du festival. Lors de la précédente édition, le jardin école du campus Vert d’Azur d’Antibes et le jardin "Libérez les nanas" à Monaco ont été pérennisés.

De belles perspectives

Après avoir fouillé la thématique "Jardins d’artistes" en 2021, exploré les "Rêves de Méditerranée" en 2019 et creusé le sujet de "L’éveil des sens" en 2017, les paysagistes ont planché pour cette quatrième édition sur les "Surprenantes perspectives". Dans le vocabulaire de l’art paysager, la perspective est omniprésente. Et le jeu sur les effets d’optique en utilisant des allées, des alignements ou des points d’accroche comme un arbre, une plante, un point d’eau, une sculpture, est une habitude pour ces professionnels. Dans tout le département, les visiteurs découvriront des jardins en perspective vers le ciel, des perspectives ouvertes ou intimistes, des parcours atypiques, des cadres déformés, des jeux de miroirs, partiellement réfléchissants, des marées luminescentes dues à du phytoplancton...

Le jardin Ciel, par l’atelier Cimes (France), sera présenté à Antibes. Photo DR.

Un parrain et président du jury à la sentence irrévocable

Sur la Côte d’Azur, on a plutôt l’habitude de croiser Denis Brogniart en plein footing sur la Croisette, entre deux tournages de Ninja Warrior. Hors cadre et plein champ: c’est un animateur les pieds dans la terre, amoureux de la campagne où il a grandi et où il vit à nouveau, que l’on découvrira au printemps.

Sillonnant les communes maralpines pour découvrir les plus belles créations, le journaliste endossera à la fois le rôle de parrain de la 4e édition mais aussi celui de président du jury officiel.

Il aura la lourde tâche de départager les concurrents. Et on ne doute pas que sa sentence sera irrévocable...

 
Photo DR.

Parce qu’il n’y a pas plus vivant qu’un jardin, ceux du festival seront pleins de vitalité! Cette édition, le département mettra le paquet sur les animations: itinéraires de visite libre, circuits seniors, cycle de conférences... Mais aussi six dimanches festifs avec des animations dédiées sur chacun des sites des jardins en concours. Les mercredis et samedis de la manifestation, des jeux d’orientation seront organisés autour des jardins hors concours. Les enfants des communes du département prendront aussi part à la manifestation en proposant leurs créations ou en participant à des ateliers.

The Blue Tide Garden par Jasmina Mallak (Croatie) à voir à Menton. Photo DR.

Des paysagistes qui viennent de loin

Ouvert à tous les professionnels du paysage mais aussi aux architectes, designers, artistes, scénographes, décorateurs, le concours du festival commence à se forger une jolie réputation dans le monde du paysage. La preuve? Cette année, une cinquantaine de candidatures ont été reçues par l’éminent Jean Mus et le comité technique de sélection qu’il préside, émanant de neuf pays différents (France, Afrique du Sud, Chine, Croatie, Espagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni). Dix-sept d’entre elles ont été retenues dont celles de la Chinoise Maggie Wu Wai Chung et de l’Uruguayen Alejandro O’Neill () à découvrir à Cannes.

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.