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Cannes, Golfe-Juan, Nice: promenade dans les jardins au XIXe siècle

Mis à jour le 17/03/2017 à 14:19 Publié le 19/03/2017 à 12:00
L’Île Sainte-Marguerite et son atmosphère insulaire qui demeure préservée de nos jours.

Cannes, Golfe-Juan, Nice: promenade dans les jardins au XIXe siècle

De tout temps, notre région a été connue pour ses jardins. Au XIXe siècle, dans une série sur les Jardins de France, le célèbre magazine parisien l’Illustration s’est intéressé à ceux du midi.

Il a délégué dans notre région Edmond Texier, journaliste, poète et romancier. Son reportage a été publié le 20 août 1864. La visite commence par les îles de Lérins, au large de Cannes. Edmond Texier a voulu retrouver l’enchantement paysager de ce lieu qu’il avait connu autrefois et où il avait eu la surprise de rencontrer au milieu des pins et des essences méditerranéennes, un groupe d’Algériens, qui avait été fait prisonnier durant la colonisation de leur pays et qui avait été ramené ici sous surveillance.

Le climat de Golfe-Juan meilleur qu’à Cannes

Les jardins, le journaliste Edmond Texier les trouve sur la route du littoral. Le bétonnage de la frange côtière n’avait pas encore commencé. "Il n’est pas au monde de plus merveilleuse promenade que la route de Cannes à Nice. C’est un immense jardin d’oliviers et de citronniers, bordé d’un côté par les villas, de l’autre par la Méditerranée, qui se découpe en aimables golfes, dont le plus célèbre est le golfe Jouan, où débarqua Napoléon au retour de l’île d’Elbe. Un aubergiste, qui cumule les fonctions de marchand de vin avec celles de cicerone, montre l’olivier où bivouaqua l’Empereur. Supprimez cet olivier, l’aubergiste est ruiné, car on ne met pied à terre devant son auberge que pour voir l’arbre historique."

Selon, Texier, Golfe-Juan (il écrit, lui, Golfe Jouan) se prépare un bel avenir touristique.

"La première qui se lança à Golfe Jouan fut une Parisienne, Mme Juliette Lamber, auteur du Voyage autour du Grand Vin et des Récits d’une paysanne. Elle fit bâtir à mi-côte une jolie villa et bravement elle s’y installa, certaine qu’elle serait suivie. Cette villa Bruyère, admirablement située, appelait, en effet, d’autres villas. Les voisins accoururent... Le golfe Jouan sera encore plus peuplé que Cannes. Une compagnie, à la tête de laquelle est le comte de Fersen, bâtit de son côté vers Antibes, et parle même de construire des hôtels et un casino. Au golfe Jouan, comme à Cannes, les plantes tropicales prospèrent, et le dattier frileux lui-même, poussant en pleine terre, démontre suffisamment aux valétudinaires qu’ilsretrouveront nulle part ailleurs un ciel plus doux, une température plus clémente."

Le journaliste prédit un grand avenir pour Nice

Au-dessus de Golfe-Juan, voici Vallauris: "Le golfe est dominé par le joli village de Vallauris (la vallée d’or), et ses villas, chaque année plus nombreuses, ses jardins, ses bosquets d’orangers, l’admirable panorama qui se déroule aux regards du haut des riches collines, en font pour l’artiste un site plein de charmes." Mais, bien sûr, la ville qui attire les touristes au début des années 1860, c’est Nice. Nice est devenue française depuis quatre ans. On vient lui rendre visite comme à une nouvelle venue dans la famille.

"Nice apparaît, couchée au fond de son golfe, et le mont Alban se dessine vigoureusement dans le fond, au-delà du sillon jaunâtre que trace le Var, au milieu des ondes bleues de la Méditerranée. Nice se met en frais d’une nouvelle toilette et sera certainement la ville, sinon la plus favorablement située, du moins la plus brillante du littoral... Les hôtels qui s’élèvent sur la promenade des Anglais nous font bien augurer des embellissements qu’elle annonce et qui feront de cette ville une station incomparable."

Le journaliste de l’Illustration ne s’est pas trompé!

www.illustration.com


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