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Pédophilie, IVG, mariage des prêtres, sa succession... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Mgr Barsi, archevêque de Monaco

Mis à jour le 28/02/2019 à 08:34 Publié le 28/02/2019 à 08:34
L’archevêque de Monaco a répondu aux membres du Monaco Press Club, au cours d’une rencontre organisée à la maison diocésaine, ce mercredi matin.

L’archevêque de Monaco a répondu aux membres du Monaco Press Club, au cours d’une rencontre organisée à la maison diocésaine, ce mercredi matin. Photo WSM/Colman

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Pédophilie, IVG, mariage des prêtres, sa succession... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Mgr Barsi, archevêque de Monaco

Pendant plus d’une heure mercredi matin, face au Press Club au cœur de la Maison diocésaine, l’archevêque de Monaco a répondu à toutes les questions portant sur la pédophilie, l’interruption volontaire de grossesse, le mariage des prêtres ou encore le travail du dimanche. Mgr Barsi annonce au passage qu’il attend le nom de son successeur dans les prochains mois.

Le sommet consacré
à la pédophilie
au Vatican


"L’objectif était de prendre conscience du problème de la pédophilie dans le monde et dans l’Église. J’ai été frappé que des représentants de certains pays d’Afrique ou d’Asie disent : “Chez nous, ça n’existe pas, c’est un problème d’Occidentaux”.

Au cours des discussions, les choses ont évolué. Notamment par l’écoute de témoignages de victimes. Le fait de mettre les victimes au centre change la perspective. Le pape a assisté à tous les débats, il a écouté, pris des notes, laissant une grande liberté. Nous attendons aujourd’hui des décisions concrètes. Il ne peut pas y avoir de pitié pour les coupables prédateurs qui doivent être écartés. Et surtout, il faut aider les victimes, blessées dans leurs corps et leur âme, à se reconstruire.

Avant, il fallait sauver l’institution, en cachant le problème pour éviter le scandale. Aujourd’hui, la perspective est nouvelle."

Le contrat
de vie commune
(à l'étude au Conseil national)


"J’ai une position beaucoup plus large, en disant qu’il ne doit pas se limiter à deux hommes, deux femmes, un homme ou une femme qui vivent ensemble. Mais qu’il doit être élargi à d’autres catégories, un frère et une sœur par exemple."

L'interruption volontaire
de grossesse


"Pour une femme, un avortement est une épreuve, ce n’est pas banal. Aujourd’hui, elle pourrait être punie par la loi, d’une peine de prison [à Monaco, ndlr]. Est-ce le meilleur remède ? Je ne pense pas. Qu’on sanctionne ceux qui ont provoqué l’avortement, mais pour la femme il faut trouver d’autres moyens. En somme, je dis que l’on peut dépénaliser pour la femme, pas les praticiens. Même si certains pensent que je cède du terrain…"

La légalisation de l’avortement


"Si on venait à légaliser, on toucherait alors à la constitution du pays et à l’article 9, qui prévoit que la religion catholique est religion d’État. Ce ne serait plus possible. Nous irions vers un changement de régime politique. On passerait d’une monarchie de droit divin à une monarchie constitutionnelle. Récemment, j’ai lu que le Parlement en Andorre se posait la même question. Le pape a réagi très violemment en disant que si le pays légalisait l’avortement, alors l’évêque d’Urgell (co-prince d’Andorre avec le président français) se retirerait.

Il faut savoir où on va. Je ne crois pas que ce soit un risque en Principauté, même s’il y a quelques ultras. Certains diront que c’est hypocrite car des femmes monégasques vont à Nice pratiquer un avortement remboursé par les Caisses sociales. Mais on ne va pas construire un mur de Berlin autour de la Principauté !"

Le mariage
des prêtres


"Chez les chrétiens d’Orient, les prêtres peuvent se marier. Et des hommes mariés peuvent être ordonnés prêtres. Si on prenait cette décision, en Occident, ça ne me troublerait pas. Mais cela changerait beaucoup de choses dans la vie de l’Église. Les prêtres ont par essence une grande liberté pour être nommés dans le monde entier. Ce ne serait pas la même chose s’ils avaient une femme et des enfants."

La légalisation du travail
du dimanche
à Monaco


"Ma position, qui est celle de l’Église, remonte à la Bible, qui dit que Dieu, le septième jour, s’est reposé. C’est une tradition. Je veux que l’on réserve un peu de temps pour l’homme, son repos, sa vie personnelle. Le dimanche est un jour qui permet à la famille de se retrouver. Je ne suis pas favorable à une société qui travaille sept jours sur sept."

La retraite


"Comme le veut la tradition des évêques, j’ai envoyé ma lettre de renonciation en août 2017 quand j’ai atteint l’âge de 75 ans. J’ai été prolongé de deux ans et mon successeur devrait être nommé dans les prochains mois. Le nonce doit proposer une liste de trois noms au pape qui fera son choix. Même si cette étape est sous le sceau du secret pontifical, je crois savoir que ça n’avance pas très vite. Vous risquez de me garder encore un peu ! (rires) Ce qui ne me gêne pas car je suis très attaché à Monaco, mais je commence à sentir la fatigue et je souhaiterais que ça ne traîne pas trop, pour le bien du diocèse."

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