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PHOTOS. On a assisté à la version futuriste du célèbre ballet romantique Coppelia à Monaco

Mis à jour le 30/12/2019 à 09:58 Publié le 30/12/2019 à 18:00
Un décor moderne, lisse, esthétique, propre comme une salle d’opération chirurgicale.

Un décor moderne, lisse, esthétique, propre comme une salle d’opération chirurgicale. Photo Sébastien Botella

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PHOTOS. On a assisté à la version futuriste du célèbre ballet romantique Coppelia à Monaco

Nous avons assisté à la création mondiale, par les Ballets de Monte-Carlo, d’une version futuriste du célèbre ballet romantique Coppelia. À voir jusqu’au 5 janvier au Grimaldi Forum.

En entrant au Grimaldi Forum pour assister, en présence de la princesse Caroline de Hanovre, à cet événement qu’était la création du nouveau ballet de Jean-Christophe Maillot, on avait encore en tête l’éblouissement du Daphnis et Chloé que ce chorégraphe nous avait fait voir en octobre dernier.

Son nouveau ballet, qu’on a découvert vendredi soir, n’a ni la grâce ni l’inspiration du précédent. Jean-Christophe Maillot l’a situé volontairement dans un monde d’"intelligence artificielle" et nous présente une version revue et corrigée du célèbre ballet romantique Coppelia.

C’est du passé recomposé. "Coppelia" devient "Coppel-i.A.", avec deux voyelles autonomes I, A, qui sont précisément celles de l’intelligence artificielle. Pas besoin d’être de la C.I.A. pour comprendre cela!

Résultat intelligent et artificiel

Le but est atteint: le résultat est intelligent et artificiel. On admire la performance mais le cœur vibre guère.

L’histoire est, comme à l’origine, celle du savant Coppélius dont une créature séduit le jeune Franz au point qu’il abandonne sa fiancée. Cette dernière le reconquerra après s’être substituée à la créature du savant fou.

Le décor, moderne, lisse, esthétique, propre comme une salle d’opération chirurgicale, se présente sous forme de cercles concentriques semblables aux obturateurs d’un objectif d’appareil photographique.

La musique, elle aussi, a été revue et vertement corrigée. C’est le frère du chorégraphe, Bertrand Maillot, qui s’en est chargé. Pour faire "moderne", il a dénaturé les harmonies originales de la musique de Delibes et a ajouté des passages "modernes" qui sont, eux, d’une sagesse harmonique élémentaire.

C’est au long de ce cocktail musical Maillot-Delibes que s’étire le spectacle. Ses trois meilleurs passages se situent au deuxième acte: la scène de la folie du savant Coppelius, le pas de deux amoureux, et la scène finale où la femme échappée à son maître s’avance vers une aurore de liberté. Dans ces trois passages, on retrouve le Jean-Christophe Maillot inspiré, qu’on aime!

Au milieu de tout cela, les danseurs du Ballet de Monte-Carlo effectuent une prestation superbe. Qu’ils suivent le rythme ou l’algorithme, ils sont puissants et beaux. La Salle des Princes n’a pas manqué de les applaudir. Et cela, c’était intelligent et pas du tout artificiel!

Photo Sébastien Botella
Photo Sébastien Botella
Photo Sébastien Botella
Photo Sébastien Botella
Photo Sébastien Botella

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