Dans les coulisses des dernières répétitions des Ballets de Monte-Carlo au Grimaldi Forum

Pour finir l’année, Jean-Christophe Maillot remet en scène son spectacle "Faust", crée en 2007 autour de ce personnage mythique. Au Grimaldi Forum, l’heure est aux dernières répétitions.

CEDRIC VERANY Publié le 27/12/2022 à 11:03, mis à jour le 27/12/2022 à 11:42
Sur scène, au plus près des danseurs, Jean-Christophe Maillot règle les derniers détails de son ballet que le public découvrira ce soir à l’occasion de la première. Jean-François Ottonello

"Let’s stop talking et let’s do it", lance-t-il en anglais avant d’entamer la répétition d’un retentissant « Action ! ». Jean-Christophe Maillot est en forme "comme une veille de première", sourit-il. Le chorégraphe-directeur des Ballets de Monte-Carlo occupe avec sa compagnie, comme chaque fin d’année, la Salle des Princes pour y présenter une création à l’occasion des Fêtes. Cette année, Faust, un ballet créé par la troupe la première fois en 2007, revisitant le mythe de ce personnage qui en échange de la jeunesse éternelle, vend son âme au diable.

Classe, corrections, répétitions

Leur jeunesse éternelle, les danseuses et danseurs de la compagnie la cultivent - eux - au quotidien pour performer sur scène chaque soir au milieu d’un mois de décembre parmi les plus chargés de l’année. Notamment via ce rendez-vous toujours attendu entre Noël et le jour de l’An.

Le Grimaldi Forum est donc devenu l’épicentre de la troupe qui délocalise sa « classe » matinale sur la scène. (La classe signifie l’échauffement des corps précédant la répétition). Avant d’enfiler les costumes de Philippe Guillotel, les danseurs sont encore en tenue sportive, mais les pointes sont déjà chaussées. Et c’est sur les barres que les artistes acclimatent leur corps à l’effort, à grands coups de battements de jambes et d’étirements. Enveloppés par les notes d’une pianiste oscillant des mélodies classiques aux tubes pop comme YMCA ou I wanna dance with somebody.

Et justement, après, tout le monde veut (enfin !) danser… La répétition démarre pour revoir les tableaux, corriger les mouvements, caler les gestuelles et la musique de Franz Litz jusqu’à la précision millimétrée sur la mise en scène dans une scénographie de Rolf Sachs.

Sur le plateau, Maillot et ses équipes observent avec minutie l’atmosphère. Auscultent ensuite le travail des danseurs, comme des couturiers vérifiant le moindre pli d’un pantalon ou le tombé le plus souple d’une robe. Le spectacle se crée comme de la haute couture pour un défilé. De l’orfèvrerie pour cinq soirées à peine. Première ce soir, jusqu’au 31 décembre.

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