l'équipe Sprinter Nice Métropole se rapproche du monde professionnel

Forte de résultats concluants en N2, l’équipe niçoise postule désormais aux rangs professionnels pour la saison 2022 et vise l’échelon Continental. Réponse dans un mois.

R.l. Publié le 27/09/2021 à 18:01, mis à jour le 27/09/2021 à 18:18
L’équipe niçoise lors de sa présentation en début de saison, avec Jérôme Pulidori, le manager. (Photos Eric Ottino et DR)

En début de saison, c’était l’objectif avoué du club: briller sur les courses internationales pour montrer que le Sprinter Nice Métropole avait toute sa place dans le monde professionnel. Avec cinq victoires sur des courses 2.2 ainsi que trois succès sur quatre manches de Coupe de France N2 (lire ci-contre), le contrat est largement rempli. "Le bilan sportif est réussi et des jeunes comme Paul Hennequin et Antony Rolant se sont révélés", savoure Jérôme Pulidori, le manager de l’équipe.

Un tableau qui a fini par convaincre les collectivités locales et les sponsors de suivre l’équipe niçoise dans sa volonté de rejoindre le monde professionnel l’année prochaine, en Continental, soit la troisième division.

Avec le soutien des collectivités territoriales

"On bénéficie du soutien de la ville de Nice, de la Métropole, du conseil départemental des Alpes-Maritimes et de la Région. Cela représentera entre 30 et 40% de notre budget", ajoute l’ancien coureur. En tout, l’équipe disposera de "1,1 million d’euros. Il sera similaire à Xelliss-Roubaix Lille Métropole ou St-Michel Auber 93 (les deux équipes françaises qui appartiennent déjà à cette catégorie)".

Pour intégrer définitivement cette caste, l’équipe doit encore entériner une dernière étape. "On est passé devant la LNC (Ligue nationale de cyclisme) qui a validé notre projet sportif et estimé que notre dossier était bien construit, puisqu’il y a une véritable entité derrière, avec des équipes juniors et féminines. Désormais, on doit déposer notre dossier devant la DNCG professionnelle le 15 octobre".

Et à la fin du mois d’octobre, la décision sera rendue. Si l’équipe azuréenne passe professionnelle, elle aura accès à toutes les Coupes de France et courses françaises hormis celles du World Tour. En attendant le verdict de la DNCG, les dirigeants ont déjà anticipé et fixé les grandes lignes sportives pour 2022.

 

10 coureurs dont 5 issus du Sprinter

"Nous aurions 10 coureurs, dont la moitié est issue de notre équipe N2, ainsi que cinq renforts plus expérimentés, qui ont déjà couru à un niveau supérieur et ont un lien avec la région".

Les cinq élus de l’équipe du Sprinter Nice Métropole sont déjà connus: Julien Amadori, Tristan Delacroix, Jean Goubert, Paul Hennequin et Edouard Bonnefoix. "Ils ont cru à notre projet, nous ont fait confiance et ont répondu présent. Aujourd’hui, ils sont récompensés", reprend Jérôme Pulidori.

Amaël Moinard en consultant

Quant aux recrues, les Niçois en sont encore aux phases de "négociations" avec des cyclistes, dont certains comptent quelques années de professionnalisme dans les jambes.

Pour aider cette jeune équipe dans cet univers qu’ils vont découvrir, les Niçois ont fait appel à Amaël Moinard, quinze ans de professionnalisme et onze Tours de France, pour les aiguiller.

 

"C’est un super projet qui permettra de valoriser le travail des bénévoles et dirigeants des clubs de la région. Cela évitera également le déracinement familial pour les jeunes coureurs qui sont actuellement obligés de quitter la région", estime le Saint-Jeannois, qui aura un rôle de consultant. "Il y a tout ce qu’il faut ici pour développer l’équipe: le climat, le territoire, l’aéroport. J’ai envie d’accompagner ces jeunes, être dans la transmission, ça me plaît et ça répond à un besoin car, aujourd’hui, ces jeunes arrêtent ou s’expatrient".

Si le projet aboutit, ces cyclistes pourront ainsi vivre de leur passion, tout en défendant les couleurs de leur région.

Jean Goubert, lors du Tour de Serbie qu’il a remporté mi-septembre. Son coéquipier Tristan Delacroix a lui terminé 3e.

Cette saison 2021 aura été riche pour les Niçois. Le Sprinter Nice Métropole a pu bénéficier d’invitations pour pouvoir participer à des courses professionnelles, face à des équipes évoluant parfois en Continental professionnel (2e division). Résultats, cinq victoires avec Tristan Delacroix (étape du Tour du Kosovo et le général), Paul Hennequin (une victoire d’étape sur le Tour du Kosovo) et Jean Goubert (étape du Tour de Serbie et le général).

Sur le territoire national, l’équipe s’est également illustrée, en remportant trois des quatre Coupes de France N2 et en terminant à la sixième place des équipes nationales - un classement qui englobe les Nationales 1 - très loin devant les adversaires de son niveau (l’AVC Aix finissant 22e).

Mutualisation avec le VC Rocheville

Les Azuréens ne comptent pas s’arrêter là-dessus et mettent déjà tout en œuvre pour que la relève arrive derrière, alors que l’école de cyclisme a été labélisée par la FFC l’été dernier. "L’année prochaine, nous mutualisons les staffs et les équipes avec le VC Rocheville pour les catégories cadets, minimes et juniors", explique Jérôme Pulidori. "L’effectif comptera douze juniors, les meilleurs des deux clubs".

Les féminines feront également partie de l’aventure puisqu’une section de haut niveau en DN1 sera créée, avec "douze filles".

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.