“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Ces événements qui vont Nice : le Tour fait son retour Le projet Open Sky entre deux feux Municipales : vers un chambard ? Affaire Veyrac : le procès de l’année marquer 2020 sur la Côte Céline Dion à Monaco ! Nice : Carnaval fête la mode

Mis à jour le 05/01/2020 à 10:16 Publié le 05/01/2020 à 10:16
Le projet Open Sky - 100 000 m2 d’hôtellerie, restauration, bureaux, parkings souterrains et surfaces commerciales - s’avère clairement être un enjeu électoral pour Valbonne. 	(DR)

Ces événements qui vont Nice : le Tour fait son retour Le projet Open Sky entre deux feux Municipales : vers un chambard ? Affaire Veyrac : le procès de l’année marquer 2020 sur la Côte Céline Dion à Monaco ! Nice : Carnaval fête la mode

Chantiers, élections, compétitions, festivals, concerts… Les douze prochains mois vont être passionnants à vivre et à suivre sur la Côte d’Azur. Une large sélection, sur dix pages, de ce qui va se passer. En commençant par les temps les plus forts

Vous avez six mois pour apprendre le lexique du cyclisme. Fin juin, vous devrez savoir ce que signifie rouler en chasse-patate, avoir un bon de sortie ou monter dans l’autobus. Sinon, échappez-vous !

À Nice, tout va tourner autour du vélo. La ville a été gâtée. Elle accueillera le Grand Départ du 107e Tour de France, et donnera naissance aux trois premières étapes.

Le samedi 27 juin, le peloton entrera dans le vif du sujet avec une course en ligne de 156 km (Nice-Nice) promise aux sprinters ou à un baroudeur culotté. Le lendemain, place à la montagne avec deux grands cols (La Colmiane et le Turini) et quarante kilomètres d’ascension avant l’arrivée sur la Prom’. « Nous voulions voir dès ce premier week-end les favoris épaule contre épaule. Aucun départ de la Grande Boucle n’est monté aussi haut depuis quarante ans », annonce Christian Prudhomme, le directeur de l’épreuve. Le lundi 29 juin, la course quittera les Alpes-Maritimes pour les Alpes-de-Haute-Provence (Nice-Sisteron). « Nous avons offert les plus beaux tracés de la Métropole, entre mer et montagne », se réjouit Christian Estrosi, qui mérite le prix de la combativité tant il a roulé pour la cause.

Ce sera la trente-septième fois que le Tour se posera à Nice. La première en 1906, la dernière en 2013. Ce sera aussi le second Grand Départ après celui de 1981, marqué par la victoire de Bernard Hinault dans le prologue.

À Nice, le début de l’été sera show. Sera vélo. Deux cent mille personnes sont attendues pour l’événement. Si le Tour a un coût (3,55 millions pour attirer le départ), il rapporte gros (entre 25 et 30 millions de retombées économiques attendues). Fin juin, Nice sera au centre du monde et des conversations. Cent quatre-vingt-dix pays auront les yeux braqués sur nous. Sur notre Prom’, sur nos routes, sur nos montagnes. Magnifiée par Bernal, Alaphilippe ou Pinot, l’édition 2019 restera dans l’histoire. Le Tour 2020 est une promesse. Une épopée à portée de main.

Si la polémique ne se dégonfle pas depuis plusieurs mois, elle risque même d’enfler dans les prochains. Le projet Open Sky, situé à l’entrée du territoire valbonnais, n’en finit pas de déchaîner les passions. À l’heure actuelle, le terrain de la ZAC des Clausonnes vit un désamiantage de taille XXL - 560 tonnes retirées, qui devraient au final approcher les 1 000. Ce qui alimente la polémique ? Le futur du site dessiné par La Compagnie de Phalsbourg - qui réalise Iconic à côté de la gare Thiers de Nice - sur 100 000 m2. Hôtellerie, restauration, bureaux, parkings souterrains et… surfaces commerciales. Initialement réparties sur 60 000 m2 les enseignes devront, après négociation, occuper 40 000 m2. Une surface que les opposants au projet jugent « démesurée ». Ces derniers ont d’ailleurs déposé un recours gracieux et espèrent une action de l’État pour empêcher Open Sky de sortir de terre. Se positionnant comme défenseurs de la nature, les « anti » tancent le promoteur sur l’impact routier et environnemental du projet. À quelques semaines des élections municipales, il va sans dire que la ZAC des Clausonnes reste un enjeu majeur de la campagne. Se fera d’ici 2024 ? Ne se fera pas ? Entre deux feux, le promoteur a débuté une grande opération de communication auprès des Valbonnais. Espérant éteindre les flammes du brasier…

Des Républicains titillés sur leurs terres dans des petites communes, des Verts qui se sentent pousser des ailes après l’envol - relatif - des élections européennes, un Rassemblement national qui sort l’artillerie lourde (en particulier dans le bassin niçois), et une République en marche qui navigue à vue, incapable de s’enraciner dans les Alpes-Maritimes. Et puis, de l’autre côté de l’échiquier politique, à gauche, on s’éparpille autant qu’on s’écharpe, spécialement à Nice.

Les élections municipales des 15 et 22 mars prochains s’annoncent compliquées dans le département.

À l’est, direction Menton, où la dynastie Guibal (LR) semble prête à chanceler sur des fondations pourtant vieilles de 31 ans. Jusqu’à s’écrouler ? Et c’est un Niçois, Olivier Bettati, qui joue les trouble-fête…

À l’ouest, Jérôme Viaud va sentir le vent du boulet : huit candidats se sont déjà déclarés à Grasse pour tenter de lui chiper son siège. Alors qu’à Cannes, le Républicain David Lisnard, sauf grosse embûche, peut dormir sur ses deux oreilles.

À Nice, la bataille des barons LR n’aura pas lieu : Éric Ciotti a, finalement, laissé le ring au sortant. Christian Estrosi rêve, pour ce troisième mandat, d’une victoire dès le premier tour. Mais c’est très loin d’être gagné, avec déjà sept listes en lice face à lui.

Enfin, le RN espère - vraiment - remporter certaines moyennes communes, notamment dans la vallée du Paillon, ancienne vallée « rouge ». Plein phare sur La Trinité ou encore Saint-André-de-la-Roche.

Pas d’assassin, donc pas de cadavre. Il s’en est pourtant fallu de peu que la victime ne passe de vie à trépas. L’affaire Veyrac est l’une des plus grandes affaires criminelles de la Côte d’Azur. Elle sera jugée du 25 mars au 19 juin.

Quinze personnes, de 21 à 67 ans, seront face à la cour d’assises des Alpes-Maritimes pour le rapt en octobre 2015, avec demande de rançon, de Jacqueline Veyrac, propriétaire d’un prestigieux hôtel à Cannes et du restaurant La Réserve à Nice. Le 24 octobre 2016, à 76 ans, la très discrète millionnaire était kidnappée au pied de son immeuble, dans le centre de Nice. Elle avait été retrouvée 48 heures plus tard, ligotée dans le coffre d’une voiture garée sur les collines ouest, au terme d’une terrifiante et éprouvante séquestration qui aurait pu la tuer.

Le principal accusé n’est autre que l’ancien gérant de La Réserve. Une adresse historique du port de Nice. Giuseppe Serena (photo ci-contre) était alors assisté du très brillant chef finlandais Jouni Törmänen. Alors que la piste aux étoiles Michelin semblait ouverte, l’affaire deviendra un gouffre financier. Et signera un profond désaccord entre la millionnaire et son ex-gérant. A-t-il alors lorgné sur le restaurant Coco Beach, situé juste en face ? A-t-il voulu enlever Jacqueline Veyrac pour financer l’acquisition d’une adresse concurrente située en vis-à-vis dans la baie ? C’est l’incroyable mobile que dessine la justice dans cette affaire où se côtoient un paparazzi, un ex-soldat de Sa Majesté et une kyrielle d’hommes de main sans scrupule. Serena, lui, nie, et nie encore.

Une première tentative de rapt de la millionnaire, le 9 décembre 2013, rajoute un caractère hors normes à l’affaire. La courageuse septuagénaire était parvenue à s’extraire du fourgon. L’ADN a parlé, un membre de l’équipe de 2013 a participé à l’enlèvement de 2016.

À cette affaire à l’ambiance étouffante, il faudra rajouter la présence de Me Éric Dupond-Moretti, défendant le principal accusé aux côtés de Mes Gérard Baudoux et Philippe Armani.

On aurait pu penser que le prix faramineux des places aurait rebuté bien plus d’un fan de Céline Dion. Mais l’adage est bien connu : quand on aime, on ne compte pas. Les 2 900 tickets - de 600 à 1 600 euros ! - du concert de la chanteuse québécoise sur la place du Casino (le 18 juillet) se sont vendus comme des petits pains. Des milliers d’appels comptabilisés en quelques heures, le 21 novembre dernier, au standard de la Société des Bains de Mer (SBM). Désormais, pour espérer voir la diva dans cet écrin idyllique, mieux vaut prendre son mal en patience. Et espérer secrètement des désistements en pagaille. « Plus d’une centaine de personnes sont sur liste d’attente », nous confirmait, vendredi dernier, la billetterie de la SBM.

En Principauté, cette tarification culturelle est la plus chère de l’histoire du pays. À l’inverse des concerts de sa tournée mondiale Courage World Tour, programmés dans de très grandes enceintes, l’explication des prix bien plus élevés tient aussi au fait que Céline Dion présentera le même show grandiose que dans toutes les capitales européennes, mais devant un auditoire restreint. Une sorte de concert ultra-privé.

Le Carnaval de Nice 2020 sera résolument fashion, avec des défilés qui s’annoncent très haute couture. Et pour cause ! Le thème de cette 136e édition est « le Roi de la mode ». Et ce monarque de carton-pâte ressemblera fort à l’icône de la mode allemande, Karl Lagerfeld, décédé le 19 février 2019. Avec port de lunettes noires, cheveux blancs, cravate et costard noirs.

Pendant quinze jours, du 15 au 29 février, ce Roi de la mode en fera voir de toutes les couleurs au fil de onze corsos et batailles de fleurs, en forme de délires vestimentaires, qui se joueront autour de la place Masséna et du jardin Albert-Ier. La billetterie est ouverte sur le site www.nicecarnaval.com. À partir du 3 février, la billetterie principale ouvrira tous les jours, sur la promenade du Paillon.

Pour les batailles de fleurs, l’entrée est de 26 euros en tribune, 12 en promenoir. Pour les corsos : 26,12 et 5 euros, gratuit pour les moins de 5 ans.

Le Tour sur la Prom’ en 2013
	(DR)
Céline Dion se produira en Principauté le 18 juillet.
Céline Dion se produira en Principauté le 18 juillet. d’archives Frantz Bouton
L’affiche du prochain carnaval donne le ton.	(DR)

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.