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Ce Niçois amoureux du Tour de France suit la caravane depuis 40 ans

Mis à jour le 20/08/2020 à 11:57 Publié le 23/08/2020 à 11:00
Alain Binet (ici avec son petit-fils Guillaume) a découvert le Tour en 1962.Depuis, il ne peut plus s’en passer et se déplace sur de nombreuses étapes.

Alain Binet (ici avec son petit-fils Guillaume) a découvert le Tour en 1962.Depuis, il ne peut plus s’en passer et se déplace sur de nombreuses étapes. Photo Patrice Lapoirie

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Ce Niçois amoureux du Tour de France suit la caravane depuis 40 ans

Joli cadeau d’anniversaire. Alain Binet n’aurait pas pu rêver mieux. À l’aube de ses 70 ans, qu’il fêtera le 8 novembre, le Niçois, amoureux de la petite reine, verra le Tour partir de la maison et s’installer dans la métropole pendant trois jours.

Depuis plus de 40 ans, le Normand d’origine, qui a posé ses valises dans la capitale azuréenne en 1958 "pour travailler avant de s’y marier", sillonne les routes de France au volant de son camping-car.

Quand juillet frappe à la porte, sa vie devient une succession d’étapes, de sommets et l’expression d’une affection particulière pour les grands cols pyrénéens: Aubisque, Tourmalet, Peyresourde, port de Balès, Lautaret…

Au nom du père

À la lisière de l’Espagne, son cœur bat la chamade pour les supporters ibériques, leur ferveur et leurs dancings. "En 2004, à La Mongie, ils avaient une tente pour 150 personnes. Il y avait du vin, à manger et une télé pour suivre l’étape. Il faut être au bon endroit au bon moment", se souvient le retraité.

Des frissons qu’Alain et sa femme s’offrent, chaque année, bâtissant un budget de 3000-4000 euros pour une dizaine de jours de vacances. Le prix de la passion.

Le report de la Grande Boucle ne changera rien en 2020. Il filera dans les Pyrénées ou les Alpes pour deux-trois étapes.

"Ce changement perturbe un peu, mais quand 200-300 camping-caristes se retrouvent, la fête s’impose d’elle-même", jure-t-il.

En 2015, une grande partie de la famille Binet avait participé à une cyclosportive à Ambert (Puy-de-Dôme).
En 2015, une grande partie de la famille Binet avait participé à une cyclosportive à Ambert (Puy-de-Dôme).

L’Azuréen prévoit même des émotions encore plus fortes. "L’occasion fait le larron. On va profiter du Tour pour se réunir en famille. Ce n’est pas facile parce que je suis le deuxième enfant d’une fratrie de dix. Mais comme on est tous des fanatiques, on a prévu un repas, une fête.Pour nous, l’expérience du Tour sera plus profonde"

Un hommage à un père instigateur de la passion familiale. La fratrie a même dessiné le programme.

"Lors de la première étape, je pense que j’irai voir passer les coureurs à Aspremont puisque j’habite à Bellet, liste l’ex-installateur de compteurs d’eau. Une semaine avant le grand départ, comme deux de mes frères font régulièrement du vélo, on montera certainement le col de la Colmiane puis le Turini sur deux jours. C’est l’occasion de se remettre en tête les efforts demandés pour les gravir. On apprécie d’autant plus la souffrance du peloton ensuite."

Alain Binet verrait bien Egan Bernal conserver sa couronne. Quand Romain Bardet, à ses yeux, demeure l’homme à suivre côté tricolore. Avant l’édition 2020, le Manchois a ouvert la boîte à souvenirs. Ils sont épars, les dates se mélangent et s’entrechoquent, mais les images, elles, restent inaltérables.

Delisle, Jourden et Hinault

"J’ai eu deux idoles dans ma jeunesse, Raymond Delisle et Jean Jourden. Ils raflaient tout en Normandie. C’est d’eux qu’est venue ma passion." Suivront Hinault et son charisme de fer, le plus beau vainqueur à ses yeux.

"C’était le patron, l’intelligence en course. Les années Indurain étaient plus stéréotypées.Le Tour 1986 est le plus marquant pour moi, pour le fair-play qu’il avait affiché en laissant la victoire à LeMond."

Pas forcément fan d’Ineos et sa puissance collective, encore moins d’Armstrong, Pantani et "leurs magouilles",le sexagénaire est accro aux attaquants, à leur grain de folie et leur soif d’aventure.

"J’ai été marqué par la chute d’Ocana (en 1971) dans la descente du col de Menté. Il était le plus fort cette année-là (face à Merckx) et venait d’un milieu très modeste. Il se battait presque pour manger."

Le souvenir est douloureux, mais Julian Alaphilippe et autres Peter Sagan, talents 2.0 qu’il admire, devraient rapidement le chasser.


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