“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Yamaha à la conquête du marché du piano de concert

Mis à jour le 10/08/2018 à 05:11 Publié le 10/08/2018 à 05:11
Loïc Lafontaine, représentant de Yamaha pour l'Europe, devant le magnifique piano de concert mis à disposition pour le festival de Menton.

Yamaha à la conquête du marché du piano de concert

La firme japonaise compte sur sa présence au festival de Menton pour accroître sa notoriété internationale. Une équipe de films est d'ailleurs venue tourner un reportage lors du festival

Magnifique, le grand piano noir qui trône sur la scène du Parvis Saint-Michel ! Il étale sa sombre majesté devant la façade de la basilique, prêt à accueillir les solistes d'élite qui lui sont promis. Il est imposant même dans le silence, avant que ne commence la répétition ou le concert. S'il est magnifique à voir il est surtout superbe à entendre. Et c'est cela le principal.

Sa marque ? Yamaha. Oui, comme les motos ! C'est d'ailleurs la même maison : la firme japonaise qui commença à fabriquer des pianos au début du XXe siècle, s'est reconvertie dans la fabrication de moteurs de motos et d'avion au cours de la Seconde Guerre mondiale, puis, après la guerre, a continué dans les deux voies : piano et moto.

Les pianos Yamaha sont présents au festival de Menton depuis que le grand pianiste Sviatoslav Richter en imposa le choix dans les années soixante. À l'époque, pourtant, Yamaha n'était pas considéré comme un modèle en matière de piano de concert. En matière de pianos d'études oui : Yamaha, avec sa production de masse, avait envahi l'Europe au moment du grand essor des conservatoires, alors que la facture de piano française (Erard, Gaveau, Pleyel…) dégringolait.

Mais en matière de pianos de concert, ce n'était pas encore ça. Les références demeuraient l'Autrichien Bösendorfer et l'Américain Steinway.

Yamaha fit ni une ni deux, il racheta Bösendorfer. Demeurait la concurrence de Steinway. Elle est encore là. Mais à en juger par la qualité du piano présenté cette année à Menton, Steinway peut commencer à s'inquiéter !

Sa présence à Menton - considéré comme un grand festival international - constituera pour lui une vitrine mondiale. Une équipe de films est d'ailleurs venue tourner un reportage tout au long du festival, qui sera projeté ensuite dans le monde entier.

Ce piano est entouré de soins jaloux de la part de quatre personnes spécialement venues à Menton : Loïc Lafontaine, représentant pour l'Europe des pianos Yamaha, Jito Tajiko, directeur de recherche pour Yamaha, ainsi que deux accordeurs japonais.

« Le piano qu'on a fourni au festival de Menton est non seulement notre plus beau modèle, signale Loïc Lafontaine, mais il a bénéficié de réglages supplémentaires dans notre atelier de Londres. On peut le considérer comme un instrument unique. »

Le directeur de recherche est là pour collecter toutes les remarques des concertistes du festival dans le but d'améliorer les modèles suivants.

Menton est important dans la vie de Yamaha. C'est d'ailleurs à Menton que fut lancé il y a trois ans le « Piano Cocteau », dont le couvercle était orné d'un dessin de l'artiste. Ce piano est actuellement entre les mains d'un propriétaire de Singapour. Depuis, quatre-vingts modèles du piano-Cocteau ont été fabriqués, quarante en noir et quarante en blanc.

Que serait Yamaha sans Menton - et Menton sans Yamaha?


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.