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Voyage photographique en terre surréaliste

Mis à jour le 06/08/2019 à 10:05 Publié le 06/08/2019 à 10:05
Le travail de Michel François, avec son arbre doté d’un regard, qui emplit toute une pièce de l’exposition.

Le travail de Michel François, avec son arbre doté d’un regard, qui emplit toute une pièce de l’exposition. Jean-François Ottonello

Voyage photographique en terre surréaliste

Présentée à la salle du quai Antoine-Ier, l’exposition « Surreallines » répond à celle consacrée à Salvador Dalí au Larvotto pour présenter une série de photographies dans la veine surréaliste

Salvador Dalí n’en finit plus de donner à l’été monégasque un accent surréaliste. Alors que l’exposition consacrée au maître catalan au Grimaldi Forum a déjà attiré plus de 20 000 visiteurs au Grimaldi Forum, à la salle du quai Antoine-Ier, on surfe aussi sur la vague surréaliste avec une exposition proposée jusqu’au 22 août. Baptisée « Surreallines », elle livre le travail de photographes d’horizons différents, tous dans la veine du Surréalisme et compilés par Martine Frésia et Joerg Bader, qui signent le commissariat de ce projet impulsé par la direction des Affaires culturelles.

Une centaine d’œuvres le composent, réalisées par six artistes : Thierry Fontaine, Agnès Geoffray, Philippe Durand, Sandrine Esther Elberg, Michel François et Boris Mikhaïlov.

« Cette présentation permet de montrer que les mouvements avant-gardistes du XXe siècle que sont Dada et le Surréalisme figurent parmi ceux dont l’influence sur la production artistique contemporaine est particulièrement importante », promettent les deux commissaires. En effet, chaque photographe a été sélectionné pour son jeu artistique avec l’image, superposée, transformée, changée d’échelle…

L’œuvre qui fixe le spectateur

Le résultat est hétéroclite. A l’image du travail de Thierry Fontaine, avec des grands formats qui accueillent les visiteurs. Sur l’image, le visage d’un homme surgissant d’une vague n’est qu’un tas de glaise à modeler. Une série de masques africains semblent prendre vie avec des bougies consumées à la place du regard. Un peu plus loin, les énigmatiques portraits d’Agnès Geoffray méritent un coup d’œil. Comme le travail de Philippe Durand et sa série « vallée des Merveilles », capturée dans la vallée de la Roya où il a flashé les peintures rupestres confrontées à d’autres « graffiti » déposés dans les lieux.

Au jeu du surréalisme dans cette exposition, c’est peut-être Michel François qui est le plus dans le thème. L’artiste belge investit une pleine salle où la photographie d’un tronc d’arbre noueux est reproduite en nombre pour tapisser la pièce. Donnant l’impression d’inverser les codes d’une exposition car, cette fois-ci, c’est l’œuvre qui fixe - droit dans l’œil - le spectateur. Dalí aurait sûrement adoré !


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