“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

VIDÉO. Vous connaissez "ZeroZeroZero"? C'est la nouvelle série du créateur de Gomorra

Mis à jour le 06/04/2020 à 12:40 Publié le 06/04/2020 à 18:00
ZeroZeroZero

ZeroZeroZero Photo DR

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

VIDÉO. Vous connaissez "ZeroZeroZero"? C'est la nouvelle série du créateur de Gomorra

La nouvelle série de Canal+, basée sur un livre de Roberto Saviano le créateur de "Gomorra", retrace tous les intermédiaires du trafic de drogues, du Mexique à l’Italie en passant par les USA.

La drogue n’a jamais autant été à la mode. Et Roberto Saviano, auteur italien renommé derrière le succès mondial de Gomorra, a remis le couvert avec son œuvre ZeroZeroZero dont la série est une fidèle adaptation de son œuvre écrite.

Cette fois, il n’est plus question d’unité de lieu comme ce fut le cas avec Gomorra où Naples était le centre de la narration. Non, cette fois, Saviano nous fait voyager, de l’Italie au Mexique en passant par la Louisiane et l’Afrique car le héros de cette nouvelle série est pur et dangereux, c’est la cocaïne.

Quelque part, c’est l’histoire violente, brute et sanglante d’un voyage sans retour. Avec un point de départ, Monterrey au Mexique, et une arrivée, la Calabre. Entre les deux, le chaos, la mort, la trahison, le deuil, la violence et la noirceur.
Car ZeroZeroZero est une histoire sombre où seul l’argent peut rivaliser avec la drogue.

"La cocaïne une vraie lampe d’Aladdin à la portée de n’importe qui."

"De la même manière que le pétrole alimente les moteurs, la cocaïne est le pétrole du corps humain. Avec un investissement de 5 000 euros dans la cocaïne, vous pouvez devenir millionnaire.

Cela fait de la cocaïne une vraie lampe d’Aladdin à la portée de n’importe qui. Mais la vérité, c’est que peu de personnes arrivent à mettre la main dessus et elles sont donc prêtes à tuer pour ça", expliquait Roberto Saviano à l’agence Reuters.

Le rythme est volontairement lent et la manière de filmer oscille entre Narcos et Gomorra, deux séries cultes sur le trafic de drogues. Car c’est tout le challenge de cette nouvelle série qui débarque sur un segment ultra concurrentielle où les poids lourds déjà établis sont difficiles à bouger.

Dès lors, comment exister autrement? Ici, pas de héros ou de débat manichéen. On se concentre sur le produit, sur son difficile cheminement et tout ce que cela engendre (adaptabilité notamment).

la violence urbaine, brute et nerveuse filmée avec talent

Chaque personnage a sa part d’ombre et la manière de filmer certaines scènes plusieurs fois, sous un angle différent, permet de donner le point de vue de tout le monde et de doper ainsi la narration.

Un procédé qui tient beaucoup au talent de Stefano Sollima dont la manière de filmer avec talent la violence urbaine, brute et nerveuse n’est plus à démontrer.

Alors que la drogue demeure le personnage principal d’une série qui ne s’encombre pas avec une forme de morale, deux personnages sortent malgré tout du lot.

L’actrice anglaise Andrea Riseborough (Oblivion, Bloodline, La Mort de Staline) tire son épingle du jeu et demeure le seul personnage féminin d’un trafic violent et sans pitié. L’anglaise, au look à la fois dur et sensuel, ne semble jamais être désamorcée par toute cette noirceur. Au contraire, elle s’impose naturellement comme la matriarche de son clan.

Torres le semeur de mort

Mais c’est surtout le personnage campé par Harold Torres qui aimante notre regard. Militaire à la fois solitaire et ambitieux, Torres dégage une force magnétique oppressante dès les premières scènes. Une impression renforcée par son "masque de la mort" rendu célèbre par le jeu Call Of Duty.

Petit à petit, Torres devient ce semeur de mort qui s’exécute avec une froideur totale. L’homme justifie sa déambulation mortifère par des incantations divines, via des psaumes oraux crachés dans ses écouteurs.

Une sale besogne divine qui ne le perturbe à aucun moment. Glaçant. Et puis il y a les décors. Les ruelles de Monterrey, le désert africain, les montagnes calabraises et, surtout, ce cargo container qui permet de traverser l’Atlantique mais qui sera le théâtre d’un tournant de la série.

ZeroZeroZero confirme surtout le talent d’écriture de Roberto Saviano. L’Italien s’impose définitivement comme une figure incontournable dans la compréhension du trafic de drogue mondial.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.