Vanessa Paradis, Francis Huster, Jacques Weber... Le théâtre Princesse Grace de Monaco dévoile sa programmation

La salle de spectacles fait sa rentrée avec un programme multiple qui mise aussi cette année sur des créations et de jeunes auteurs à découvrir.

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C.V. Publié le 14/09/2022 à 10:55, mis à jour le 14/09/2022 à 10:55
Pour cette nouvelle saison, Francis Huster, Jacques Weber et Vanessa Paradis sont attendus sur la scène du théâtre Princesse Grace de Monaco Photo DR/Luc Boutria et Patrice Lapoirie

C’est à Francis Huster que revient la charge d’ouvrir la saison, le 5 octobre prochain, seul en scène pour évoquer Molière "le plus grand héros de l’histoire théâtrale française" à l’occasion du 400e anniversaire de sa naissance.

En un sens, l’ombre de Molière planera sur toute la saison. De Molière ou plutôt des Molières, l’écrin de l’avenue d’Ostende accueillant dans sa programmation 2022-2023, plusieurs spectacles salués par ces récompenses du théâtre français: Comme il vous plaira auréolé de quatre trophées : Molière du spectacle de théâtre privé, de la mise en scène, meilleure comédienne pour Barbara Schultz et second rôle pour Ariane Mourier; Berlin Berlin, Molière de la comédie et du meilleur comédien dans un théâtre privé pour Maxime d’Aboville; Le Montespan, Molière de la révélation pour Salomé Villiers. Et en avril, Jacques Weber, Molière d’honneur 2022, qui sera sur les planches pour lire de grands auteurs à l’occasion de ses 50 ans de carrière.

Françoise Gamerdinger a dévoilé la saison 2022-2023 ce mardi sur les planches. Photo Jean-François Ottonello.

Créations, stars et jeunes pousses

Aux côtés des Molierisés, la sélection faite par les équipes du TPG porte beau pour conserver le mélange qui fait recette. Des stars des planches, de grands textes et de jeunes pousses à découvrir.

À ce titre, les deux créations de la saison: 1984, un concert immersif autour du texte de George Orwell et Frère(s) de Clément Marchand, évoquant l’amitié entre deux jeunes cuisiniers que tout oppose, semblent prometteuses.

Les amateurs apprécieront aussi du boulevard haut de gamme avec Marie-Anne Chazel, Regis Laspalès ou Christian Vadim.

Quant aux stars, elles sont en nombre aussi cette année: Vanessa Paradis, Thierry Lhermitte, François Berléand, Jacques Weber, Dominique Blanc, Gérard Darmon. Ainsi que Pierre Arditi et Évelyne Bouix qui devraient séduire les fidèles pour qui les réservations pour les abonnements ouvrent aujourd’hui. Les places à l’unité seront en vente à partir du 24 septembre.

Le TPG devient aussi l’écrin privilégié des Rencontres philosophiques qui se sédentarisent au théâtre. En parallèle, un nouveau cycle de lecture en conviant des auteurs et des comédiens pour évoquer ou incarner des morceaux de littérature est lancé. Parmi les premiers invités, Chantal Thomas, récemment faite immortelle de l’Académie Française, est attendue le 29 novembre.

Le programme

5 octobre

"Molière" par Francis Huster

20 octobre

"Toute l’histoire de la peinture en moins de deux heures", un spectacle d’Hector Obalk

28 octobre

"1984", concert immersif autour de l’œuvre de George Orwell

2 novembre

"Maman" de Samuel Benchetrit avec Vanessa Paradis

8 novembre

"Frère(s)" de Clément Marchand

16 novembre

"La douleur" de Marguerite Duras avec Dominique Blanc

24 novembre

"Un conseil d’ami", avec Christian Vadim, Marie Fugain et Manuel Gelin

1er décembre

"The normal heart" de Larry Kramer

6 décembre

"Fleurs de Soleil" de Simon Wiesenthal avec Thierry Lhermitte

11 décembre

"La famille et le potager" avec Marie-Anne Chazel et Regis Laspalès

20 décembre

"L’assignation" de Tania de Montaigne

5 janvier

"Misia Sert, Reine de Paris", un concert-lecture avec Julie Depardieu

11 janvier

"Fallait pas le dire!" de Salomé Lelouch avec Pierre Arditi et Évelyne Bouix

26 janvier

"La maison du loup" de Benoit Solès

2 février

"Le Montespan" de Jean Teulé

9 février

"Shakespeare-Bach", lectures de Charlotte Rampling

16 février

"Berlin Berlin", de Patrick Haudecoeur et Gérald Sibleyras

28 février

"Falstaff", film d’Orson Welles

2 mars

"Chers Parents", d’Emmanuel et Armelle Patron

7 et 8 mars

"Times Square", de Clément Koch avec Guillaume de Tonquédec et Axel Auriant

14 mars

"L’importance d’être" constant d’Oscar Wilde

21 mars

"Une situation délicate" avec Gérard Darmon, Clotilde Courau et Max Boublil

30 mars

"Rimbaud le fils", lecture avec Laurent Stocker

6 avril

"88 fois l’infini" d’Isabelle Le Nouvel avec Niels Arestrup et François Berleand

11 avril

"Le visiteur" d’Eric-Emmanuel Schmitt

18 avril

"L’embarras du choix" de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino

27 avril

"Eclats de vie", Jacques Weber raconte 50 ans de carrière

4 mai

"Comme il vous plaira" de William Shakespeare avec Barbara Schulz

9 mai

"Chœur des amants" de Tiago Rodrigues

16 mai

"La priapée des écrevisses" avec Andréa Ferréol

Françoise Gamerdinger, directrice du théâtre Princesse Grace Photo J.-F.O..

Françoise Gamerdinger, directrice du théâtre Princesse Grace: "Nous sommes une scène ouverte à tous, surtout à la qualité"

Trente spectacles, trente-deux représentations, c’est une saison dense. Quelle est sa couleur?
C’est une saison littéraire, avec sa part de comédie, qui aiguisera la curiosité je crois. Une saison qui nous fera rire, pleurer et surtout réfléchir. Ce sont toutes les missions du théâtre, justement. Découvrir autant des classiques que de nouveaux textes, autant des acteurs renommés que de jeunes comédiens. Nous sommes une scène ouverte à tous, mais surtout à la qualité. Ce que je souhaite dans la programmation et dans ses murs, c’est de rendre le public amoureux des mots.

Cette année un label « Découverte » émaille certains spectacles, dans quel objectif?
On a remarqué qu’il y a parfois une certaine frilosité pour découvrir de nouveaux textes. Et le public qui venait à ces spectacles en ressortait ravi, subjugué et disait « quel dommage qu’il n’y ait pas eu salle pleine ». Alors, pour inciter nos spectateurs, nous avons identifié ces spectacles avec ce label et un tarif unique (28 euros). Je pense qu’il faut accompagner le public pour qu’il ne reste pas dans des voies bien tracées. C’est déjà bien de venir au théâtre, mais il faut davantage faire confiance à nos choix de programmation et donner son écoute à de jeunes acteurs.

Espérez-vous aussi attirer un nouveau public?
Oui également. Le public a déjà évolué ces dernières années, de personnes amoureuses des lettres nous rejoigne et nous suivent. Cette année, nous mettons en place deux nouveautés. D’abord, les spectacles commencent à 20 heures au lieu de 20 h 30. Cela permet de sortir tranquillement du travail et venir dans la foulée au spectacle. Et pour boire un verre avant, nous mettons en place un point de restauration, qui manquait, dans le bar-foyer.

Le coût de la culture freine parfois les envies. Avec un tarif maximum de 38 euros, vous êtes un lieu de spectacle très accessible. Comment faites-vous?
Je rappelle que nous avons une toute petite jauge et que la recette d’un spectacle ne couvre jamais les frais engagés. Mais nous avons un soutien magnifique du gouvernement princier qui subventionne le théâtre. Et nous tâchons d’avoir une politique d’économie sur plusieurs lignes budgétaires, ce qui nous permet ces tarifs.

En tant que programmatrice, quels sont vos coups de cœur cette saison?
Différents spectacles pour différentes raisons. La première littéraire et caritative, pour la Journée mondiale de lutte contre le Sida, le 1er décembre, nous proposerons le magnifique spectacle The normal heart et la recette versée à Fight Aids Monaco. J’accorde aussi une attention particulière à La douleur de Marguerité Duras avec Dominique Blanc dans la reprise d’une mise en scène de Patrice Chereau ; à la découverte de Vanessa Paradis au théâtre dans la pièce Maman. Je suis heureuse aussi d’accueillir Charlotte Rampling, Thierry Lhermitte. Je citerais aussi la première mondiale de la pièce 1984 adaptation du roman de George Orwell et la BD de Xavier Coste avec une création musicale et numérique sur scène d’Ilia Osokin. Nous aurons aussi une pièce écrite et mise en scène par Tiago Rodrigues, le nouveau directeur du Festival d’Avignon. C’est important de faire découvrir son travail.

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