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Une semaine de festival : que du bonheur !

Mis à jour le 06/08/2018 à 05:09 Publié le 06/08/2018 à 05:08
Vendredi soir, le pianiste Piotr Anderszewski a joué brillamment les « variations » de Beethoven. Samedi soir, la violoniste Viktoria Mullova et la pianiste Katia Labèque ont donné un concert remarquable et plein d'énergie.

Vendredi soir, le pianiste Piotr Anderszewski a joué brillamment les « variations » de Beethoven. Samedi soir, la violoniste Viktoria Mullova et la pianiste Katia Labèque ont donné un concert remarquable et plein d'énergie. Cyril Dodergny et Catherine Filliol

Une semaine de festival : que du bonheur !

L'un des moments forts a été le concert des « Variations » de Beethoven par Piotr Anderszewski

Le festival entre dans sa deuxième semaine. Le bilan de la première est simple : que du bonheur !

Le festival a maintenu sans faiblir son niveau de qualité internationale. Bien sûr, il y a toujours quelqu'un pour vous interroger : « Quel a été pour vous le meilleur concert ? » Impossible de répondre à la question ! On ne vous remercie pas de l'avoir posée. Les concerts se sont situés à un tel niveau d'excellence qu'on ne saurait choisir. Joker, s.v.p. !

A défaut de « meilleur », le concert « le plus extraordinaire » a été celui des Variations sur un thème de Diabelli de Beethoven, donné par le pianiste Anderszewski.

Une œuvre marathonienne

Jamais auparavant cette œuvre marathonienne d'une durée d'une heure n'avait été interprétée sur le Parvis Saint-Michel. Peu de pianistes osent la jouer.

Piotr Anderszewski s'est aventuré sans faiblir sur le chemin de géant qui parcourt cette œuvre. D'une main sûre, il s'est frayé un passage dans le labyrinthe des variations beethovéniennes, où se bousculent tous les sentiments humains : héroïsme, tendresse, joie, mélancolie... Le public, fasciné, l'a suivi dans cette aventure musicale qui lui semblait sans fin mais au bout de laquelle il est sorti impressionné et conquis.

Autre moment fort de la semaine : la rencontre au sommet entre le violoncelliste Daniel Müller-Schott et le pianiste Nicholas Angelich. La sonorité du premier n'avait d'égale que la majesté de jeu du second. Il y avait quelque chose de grandiose dans le dialogue de ces artistes, surtout lorsqu'ils se retrouvèrent au milieu des divins méandres d'une sonate de Brahms.

Mais que dire aussi de la beauté royale de l'opéra « Didon et Enée » qu'on entendit interprété par les « Talens lyriques » de Christophe Rousset ou encore de la miraculeuse musicalité des vocalises du contre-ténor Philippe Jaroussky entendu lors du concert d'ouverture ? Moments inoubliables...

Un regret, bien sûr : l'absence de la violoniste Janine Jansen, samedi, partiellement compensée par les débordements d'énergie dont firent preuve la violoniste Viktoria Mullova et la pianiste Katia Labèque qui la remplacèrent.

Beaux aussi, les concerts des Après-midi du musée Cocteau. En particulier, celui rayonnant de virtuosité et de jeunesse de la violoniste Geneviève Laurenceau et du pianiste David Bismuth.

Il ne reste qu'un souhait à exprimer : que la deuxième semaine du festival vaille la première. D'après ce qu'on connaît des artistes invités, on ne devrait pas être déçu.


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