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Une édition 2019 qui a tenu toutes ses promesses

Mis à jour le 16/04/2019 à 10:15 Publié le 16/04/2019 à 10:15
Le groupe Chirgilchin, adepte de la «diphonie» mongole, a conclu le Printemps des Arts 2019, ce dimanche à l’Opéra.

Le groupe Chirgilchin, adepte de la «diphonie» mongole, a conclu le Printemps des Arts 2019, ce dimanche à l’Opéra. Alain Hanel-Printemps des Arts

Une édition 2019 qui a tenu toutes ses promesses

Jusqu’au dernier concert des chanteurs mongols, dimanche, le festival, pendant un mois, nous a menés de surprise en surprise

Le Printemps des Arts 2019 s’est achevé dimanche sur une leçon de géographie. Le public qui avait rempli à ras bord la salle de l’Opéra a découvert ce qu’était la République de Touva : un petit pays au sud de la Russie. Son peuple appartient à la civilisation mongole mais ne veut pas être confondu avec son grand pays voisin, la Mongolie.

Marc Monnet, infatigable directeur artistique, qui cherche à nous surprendre à tout va est allé chercher là-bas les chanteurs qui ont clos son festival cette année.

On ne fut pas déçu ! On a vu arriver sous les ors de la Salle Garnier quatre personnages en tenue de gala - tuniques colorées, chapeaux en forme de clochetons - qui représentaient ce peuple de bergers, de paysans et de cavaliers.

Lorsqu’ils se mirent à chanter, on n’en crut pas nos oreilles. Chaque homme émettait deux sons à la fois : un son grave, caverneux, venu du fond de la gorge, et un son aigu semblable à un sifflement de flûte venu d’on ne sait où. On appelle cela la « diphonie ».

Accompagnés par des instruments à cordes rudimentaires et des flûtes en roseau, ils entonnèrent des chants de chasseurs et de bergers, dans lesquels ils reproduisaient des cris d’animaux ou des galops de chevaux.

Une Danse macabre à réveiller les morts

Habitués aux mélodies de bel canto et aux vocalises de Verdi, les murs de la Salle Garnier - dont on sait qu’ils ont des oreilles ! - n’avaient jamais entendu cela. On fut fasciné, ébloui. Il n’y avait rien de « primitif » dans ces chants-là. Les radios de notre continent pourraient faire leur miel de certains d’entre eux.

Décidément, le Printemps des Arts n’en finit pas de nous surprendre.

La veille, on était au Musée océanographique, plongé dans l’océan des musiques de piano. C’est cela la diversité du Printemps des arts. On eut droit à trois récitals de piano enchaînés au cours desquels une blonde Suissesse aux doigts de fée, Béatrice Berrut, interpréta une Danse macabre de Liszt à réveiller les morts.

Au rendez-vous des mélomanes

Aujourd’hui, le Printemps des Arts est à l’heure du bilan. Au plan artistique, il a été un succès d’un bout à l’autre. Une constatation s’impose : année après année, le Printemps des Arts est devenu indispensable dans la vie des mélomanes de la région.

Sans le Printemps des Arts, on n’aurait pas connu cette année quelques moments forts comme l’extraordinaire concert de la BBC, la série des quatuors à cordes de Beethoven, cette soirée de musique interstellaire d’ « Oktophonie » de Stockhausen ou encore les chants diphoniques mongols. Ces moments auront marqué notre saison, resteront gravés dans nos mémoires.

Le Printemps des Arts 2019 est fini, vive celui de 2020 !

Béatrice Berrut, la blonde Suissesse aux doigts de fée.

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