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Un duo pour une exposition Des fiançailles avec l'Irlande

C'est un duo d'artistes que la galerie du Service Culturel accueille actuellement jusqu'au 3 mars (1).

sony ith O.V.M. Publié le 21/02/2017 à 05:07, mis à jour le 21/02/2017 à 05:07
A gauche : Béatrice De Domenico devant son œuvre La fusion du Cœur. À droite : Laurence Cornou prime le mouvement et la liberté du geste. Toutes deux ont reçu la Médaille de la Ville de Beausoleil.
A gauche : Béatrice De Domenico devant son œuvre La fusion du Cœur. À droite : Laurence Cornou prime le mouvement et la liberté du geste. Toutes deux ont reçu la Médaille de la Ville de Beausoleil. S.I.

C'est un duo d'artistes que la galerie du Service Culturel accueille actuellement jusqu'au 3 mars (1). Laurence Cornou, artiste parisienne, et Beatrice De Domenico, sculptrice basée à Nice, partagent cet espace, mettant en valeur et d'une manière harmonieuse leurs créations.

Deux parcours riches en reconnaissances, en prix décernés, en expositions en France et à l'étranger, en Biennales internationales, en Salons d'art contemporain renommés.

Deux chemins aux influences diverses, entre dessins et sculptures, une coulée d'expression en fusain et pastel sec pour l'une, un jeu de matières pour l'autre.

 

Béatrice de Domenico (2)

« Mes créations, c'est un travail, un chemin qui sépare le dessin et la sculpture. Mes thèmes portent sur l'amour, l'écologie, le processus nucléaire, la politique… »

À travers chaque pièce, au-delà de ce résumé, on découvre la complexité et le sens profond de sa réalisation, parfois analytique, parfois porteuse de message ou encore d'ondes positives (ce que souhaite l'artiste).

Au lieu d'écrire ou dessiner avec un crayon sur du papier, Béatrice s'exprime en créant des personnages, des mots ou des phrases, en creusant, courbant du fil galvanisé, dans l'espace, nécessitant une dextérité ingénieuse. Les fils conduisent ses créations à prendre du volume, sur des plans multiples distingués par différentes couleurs ou effets obtenus avec la résine, la poudre de marbre, d'or, de bronze, de fer, ou encore des pigments.

Des jeux d'ombres sont portés sur le mur, suivant la projection subtile des lumières sur l'œuvre.

Parmi les pièces exposées, La mécanique amoureuse où sont mis en valeur les éléments déclencheur ou symbolique de cette al himie, comme la bouche, le cerveau, le cœur, et… le pied ! Les Corrida où les taureaux ne sont pas tués, permettent peut-être aux « pros » et « antis » de trouver un compromis. La fusion du cœur nous plonge dans le jardin d'Adam et Eve, où sont écloses les postures du Kama Sutra… Et la Liberté selon l'artiste ? Une femme vêtue de robe de phrases positives, poèmes d'amour, de joie, pour attirer et envoyer des ondes positives comme le feraient les mantras bouddhistes…

 

Laurence Cornou (3)

Portraits et corps humains en fusain ou au pastel sec prennent vie et volume au rythme des gestes palpables de l'artiste, qui « laisse faire sa main » ou « s'emmener en voyage ».

Laurence part de l'imaginaire, d'une photo, d'un souvenir flash, ou d'un document… du figuratif elle évolue dans l'expressionnisme, les émotions s'en dégagent à travers les traits fluides et souples (on imagine presque sa main qui danse en dessinant), des remplissages parfois inachevés, mais qu'importe, pour l'artiste « ce qui prime, c'est la liberté du geste ».

Une liberté totale, sans faire un pas en arrière : « Je ne gomme jamais, j'utilise la gomme seulement po r créer des effets ». Du volume, de l'ombre, de la profondeur, surtout en noir et blanc, un duo de « couleurs » favori de l'artiste : « Ce duo donne une atmosphère tragique, de la condition humaine qui se déploie. Des personnages qui émergent peu à peu du néant, ou qui n'ont rien à voir avec mes sujets d'inspiration de départ, c'est le cycle de l'ombre et de la lumière qui émerge ».

Ses trente-trois œuvres sont visibles à la galerie.

Xavier Beck, le maire de Cap-d'Ail, cultive depuis toujours un profond attachement à l'Irlande et cherche depuis des années à réaliser un jumelage avec une ville de l'Ile d'Emeraude. Mais il n'était pas aisé de trouver un endroit qui ne soit pas déjà jumelé avec une ville française et qui fasse à peu près la même taille que Cap-d'Ail jusqu'à ce que l'Irlande change son système d'inter-communalité.

Une première tentative de rapprochement a avorté jusqu'à ce que Me Beck s'ouvre de son problème à son correspondant irlandais avec qui il est ami depuis l'enfance. Celui-ci lui apprend que son cousin, David O'Connor, également un ami de plus de 50 ans du maire de Cap-d'Ail, est désormais l'équivalent français d'un conseiller départemental. Contact est pris entre les deux hommes et David O'Connor propose au jumelage la ville de Howth, dans le comté de Fingal.

 

La ville est un petit port de pêche qui ferme la baie de Dublin au Nord. Elle est à peu près équivalente à Cap-d'Ail pour le nombre d'habitants et possède des paysages à couper le souffle à quelques minutes de l'aéroport. Ce sera donc Howth !

Après quelques échanges, un premier voyage vers Cap -d'Ail est organisé afin que les représentants de la ville puissent juger « sur pieds » des qualités de la ville. C'est ainsi que vendredi matin, la mairie recevait une première délégation irlandaise en préambule des fiançailles des deux cités.

L'alliance du macareux et du mérou

Pendant quelques jours, David et Breege O'Connor, Sean Dorans, Tracy Floyd et Eleanor Griffin ont donc découvert les trésors de la ville et de sa région afin de poser les bases de relations étroites entre Howth et Cap-d'Ail.

Cap-d'Ail est déjà jumelé avec la ville de Limone en Italie depuis de nombreuses années et les relations entre les deux villes perdurent via plusieurs échanges dont profitent très régulièrement les enfants. Nul doute que ce mariage entre la mer d'Irlande et la mer Méditerranée sera prolifique en échanges et que, d'ici quelques années, les enfants de la ville pourront découvrir les phoques et les macareux des falaises de Howth et que des petits Irlandais viendront admirer oursins et mérous sur nos côtes.

Tout un symbole : la délégation irlandaise pose avec Xavier Beck devant la fresque des amoureux de Peynet dans la salle des mariages. De gauche à droite : Breege O'Connor, Xavier Beck, David O'Connor, Eleanor Griffin, Sean Dorans et Tracy Floyd.
Tout un symbole : la délégation irlandaise pose avec Xavier Beck devant la fresque des amoureux de Peynet dans la salle des mariages. De gauche à droite : Breege O'Connor, Xavier Beck, David O'Connor, Eleanor Griffin, Sean Dorans et Tracy Floyd. DR.

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