Un dimanche de musiques amoureuses…

Avec « Perfido », « Fidelio » et la « Petite Sirène », le programme du concert d'hier du Philharmonique débordait d'histoires sentimentales

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André PEYREGNE Publié le 22/01/2018 à 05:04, mis à jour le 22/01/2018 à 05:05
C'est l'Australienne Simone Young qui a dirigé avec brio ce concert.
C'est l'Australienne Simone Young qui a dirigé avec brio ce concert. A.P.

Perfide, parjure, scélérat ! » Qu'elle avait l'air en colère la soprano Elza van den Heever, lorsqu'elle interprétait, hier, en l'auditorium Rainier-III, l'air « Ah, Perfido » de Beethoven, dans lequel une femme clame son désespoir d'avoir été abandonnée par son mari ! Elle était enveloppée par les répliques enflammées de l'Orchestre philharmonique.

L'instant d'après, elle exaltait, au contraire, la fidélité amoureuse absolue au travers d'un air de l'opéra de Beethoven, précisément intitulé « Fidelio ».

La soprano emplissait l'auditorium de sa voix héroïque. Voilà une chanteuse en début de carrière qui est digne de figurer sur les scènes lyriques internationales.

Une autre œuvre « amoureuse » figurait au programme. Ici, c'était l'expression de l'amour déçu au travers de la « Petite Sirène », œuvre du compositeur autrichien Zemlinsky, à l'orchestration splendide, inspirée du conte d'Andersen dans lequel la fille des ondes n'arrive pas à convaincre de son amour le prince qu'elle a sauvé d'un naufrage.

Une femme à la baguette

Fait exceptionnel, le concert d'hier était dirigé par une femme, l'Australienne Simone Young. Avec des gestes plus arrondis que précis convenant mieux à la fluidité de la « Petite Sirène » qu'à la rectitude des partitions beethovéniennes, elle sut créer quelques belles atmosphères dans l'œuvre de Zemlinsky.

Avec le Philharmonique, nous avons passé hier un dimanche de musiques amoureuses.

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