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"S’il y a bien un endroit où je peux parler de moi, être sincère, c’est sur scène": Kev Adams se confie dans le Var

L’humoriste est ce soir à la Villa Roca 2 au Pradet. Dans un cadre somptueux entre ciel et mer, il propose un spectacle inédit... Qui ne sera sans doute plus jamais rejoué!

Florian Simeoni Publié le 29/07/2022 à 14:40, mis à jour le 29/07/2022 à 14:23
Photo Frank Muller

Trente-deux ans dont 14 de carrière au compteur. Kev Adams a depuis longtemps délaissé l’humour potache et les problèmes d’ado pour se consacrer à d’autres thèmes plus "philosophiques" mais aussi à son comedy club parisien. Ce soir à la Villa Roca 2, il propose un spectacle totalement inédit. L’occasion d’évoquer avec humour son rapport à l’image. L’image que l’on a de soi mais aussi celle que l’on donne à voir aux autres. Avant de monter sur la scène en plein air varoise, Kev Adams s’est assis avec nous pour parler de son actualité et ses projets à venir.

De quoi parle votre projet Loading, que vous présentez ce soir?

C’est un mix des deux spectacles que j’ai écrit cette année. Les premiers depuis que j’ai dépassé les 30 ans! Ils sont liés et parlent de la représentation de l’image au public. Le premier spectacle s’appelle Le Vrai Moi et sera disponible sur Netflix à la rentrée. Le second, Miroir, sera visible uniquement en tournée. Bien qu’ils soient très différents dans la forme, ils sont très proches au niveau des thèmes qu’ils abordent. La représentation de ce soir est unique: certains des sketches que vont voir les spectateurs ne seront plus joués en live.

 

Pourquoi vouloir aborder le sujet de l’image?

Quand je me regarde dans un miroir, celui que je vois n’est pas forcément celui que l’on voit à la télévision, dans les journaux ou au cinéma. Beaucoup de personnes ont des idées préconçues, très positives ou très négatives. Alors s’il y a bien un endroit où je peux parler de moi, être sincère, c’est sur scène.

D’où est venue cette idée?

Durant la pandémie, certains ont eu pas mal de temps pour eux, moi le premier. De cette introspection est née une question: est-ce qu’il y a un décalage entre ce que je raconte sur scène et ce que je dis à mes potes pour les faire rire? Comment réduire ce décalage, en restant le plus honnête et parler de sujets qui me touchent? C’est comme ça que j’ai écrit ce spectacle. Je vois aussi la société qui m’entoure, la nouvelle génération, le monde dans lequel on vit, où tout va trop vite. Cela m’interroge.

Vous avez quelle image de vous?

 

Pas hyperpositive en fait! Je suis un ancien gros. J’ai toujours du mal avec les miroirs. Je n’en possède pas chez moi. On y voit ses qualités et défauts. Je n’aime pas non plus me voir sur grand écran. On pourrait penser que les artistes adorent se regarder mais, perso, j’ai beaucoup de mal avec ça.

Ce sentiment est-il décuplé par l’usage les réseaux sociaux?

Il y a forcément un impact. Mais dans le même temps, tu reçois aussi beaucoup d’amour quand tu as la chance de faire ce métier depuis longtemps. Plein de personnes donnent leur avis sur toi alors que toi-même, tu n’es pas sûr de savoir qui tu es.

Ce soir, les artistes qui assurent la première partie de votre spectacle sont passés par le Fridge, votre comedy club parisien, ouvert en 2020.

Oui. Il y aura Ilyes Djadel qui a fait un tabac au Marrakech du rire et qui a cartonné cette année. Il y a aussi une amie à moi très talentueuse, Lucy, qui a travaillé au Fridge pendant 2 ans. Aujourd'hui, elle s’exprime dans la chanson en reprenant des grands classiques du rap mais en version douce.

Vous qui avez été découvert très jeune, que pensez-vous que la nouvelle génération d’humoriste?

J’ai ouvert ce club pour la "parrainer" d’une certaine manière. Mon objectif est d’arriver à en ouvrir d’autres un peu partout en France car ce n’est pas facile pour un jeune comédien, avec peu d’outils à sa disposition, de se lancer sur scène. En France, nous sommes encore au début de cette ère des comedy club alors qu’on aime ça depuis des années. Celui à Paris marche plutôt bien, le concept est cool: tu manges un morceau, tu as Gad Elmaleh qui débarque pour un sketch, puis un humoriste inconnu qui te fait mourir de rire, puis je peux finir la soirée, ça donne des ambiances surprenantes.

 

Quels sont vos autres projets?

En plus des deux spectacles, je suis en plein tournage d’une série pour TF1, @venir. Je suis également en pleine écriture de la suite de Maison de retraite qui a été un grand succès.

Loading de Kev Adams.

Ce vendredi 29 juillet à la Villa Roca 2 (355, rue Général-Weygan) au Pradet.

Tarif: 32 euros.

Rens. 06.19.86.33. 33. www.lepradet.fr

Du tac au tac

Un endroit préféré pour recharger les batteries?
Le sud de la France, plus particulièrement Juan-les-Pins. C’est un endroit qui rappelle mon enfance, mes grands-parents avaient un appartement là-bas.

Une musique qui redonne la pêche?
Un bon James Brown, ça ne fait jamais de mal.

Un mantra pour se redonner du courage ?
"Quand on veut on peut". J’aime aussi: "Il y a ceux qui font et ceux qui parlent et souvent ceux qui parlent, parlent de ceux qui font."

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