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Samedi au piano, dimanche en Mongolie

Mis à jour le 12/04/2019 à 10:20 Publié le 12/04/2019 à 10:20
Ensemble de Mongolie Chirgilchin.	(DR)

Samedi au piano, dimanche en Mongolie

Grand écart de styles pour le dernier week-end du Printemps des arts, entre une Nuit du piano et un concert de musique asiatique

Qu’y a-t-il de commun entre la musique de Fauré qu’on jouait au début du XXe siècle dans les salons musicaux parisiens chers à Marcel Proust et les chants traditionnels de Mongolie qu’on entend dans les steppes arides du côté de la Chine et de la Sibérie ?

Rien. Rien, si ce n’est que l’une et l’autre musiques seront programmées ce week-end au Printemps des arts de Monte-Carlo. Décidément, ce festival aime les grands écarts entre les styles musicaux. Ce week-end, il va se surpasser !

Film et Nuit du piano

On aura droit, ce vendredi soir, à la projection d’un film intitulé « Ludwig van », réalisé par Maurizio Kagel. Cet étrange personnage mort en 2008, qui est l’un des compositeurs phares du Printemps des arts cette année, ce maître du « théâtre instrumental » dont les pièces étranges, iconoclastes, énigmatiques ont servi d’introduction à la plupart des concerts du festival, est donc, également, réalisateur de films. Seuls les spécialistes le savaient. On le découvrira ce soir. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que le film intitulé « Ludwig van » sera consacré à Ludwig van Beethoven. Mais Beethoven vu par Kagel ! On peut s’attendre… et s’entendre à tout.

Samedi soir, la nuit qui tombera sur le Printemps des arts sera la « Nuit du piano ». Une nuit qui commencera à 18 h et se prolongera jusqu’à 22 h 30. Elle se déroulera au Musée océanographique. On pourra assister à trois concerts successifs. Trois remarquables femmes pianistes seront en scène : Aline Piboule, que les auditeurs de France-Musique connaissent bien, la suissesse Béatrice Berrut, qui est aussi à l’aise sur la scène de la Philharmonie de Berlin que sur celle du Bradley Hall de Chicago, et, la plus célèbre des trois, l’excellente Claire Désert, déjà applaudie à plusieurs reprises dans notre région.

Tout l’éventail du répertoire pour piano s’ouvrira devant nous, de Bach le classique à Mauricio Kagel l’imprévisible - oui, toujours lui - en passant par Schubert le tendre, Schumann le romantique, Liszt le virtuose, Chopin le poétique, Fauré le magicien.

Chants ancestraux mongols

Le final du festival se fera donc, dimanche, au son des musiques de Mongolie. Où cela ? Sous les ors de la Salle Garnier. C’est ce qui s’appelle le choc des cultures !

Nous entendrons le groupe Chirgilchin interpréter des chants ancestraux utilisant une technique vocale permettant aux chanteurs d’émettre deux sons à la fois. Ces chants et ces musiques viendront de régions du monde où les instruments de musique s’appellent des « igil » (vièle à deux cordes), « dospuluur » (luth à long manche), « byzaanchy » (violon vertical) ou « chuur » (flûte), où la température passe de -50 degrés en hiver à +40 en été, où les paysages arides sont parcourus par les vents et les chevaux et où la civilisation a engendré de nombreux proverbes. Celui-ci par exemple : « La vérité n’offense jamais l’honnête homme. »

La pianiste Claire Désert.	(DR)

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