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Saison du Philharmonique : une ouverture d'excellence

Mis à jour le 18/09/2017 à 05:16 Publié le 18/09/2017 à 05:16
Evgeny Kissin avec, à droite, le chef d'orchestre Lawrence Foster au moment des saluts.

Evgeny Kissin avec, à droite, le chef d'orchestre Lawrence Foster au moment des saluts. A.P.

Saison du Philharmonique : une ouverture d'excellence

Spectaculaire concert, hier, marqué par l'époustouflant Evgeny Kissin jouant un concerto de Bartok

Que peut-on faire avec un pianiste, un soldat et un renard ? Une fable ? Non, un concert ! Ce concert a eu lieu hier en ouverture de la saison du Philharmonique de Monte-Carlo.

Le pianiste était l'extraordinaire Evgueny Kissin. Ce pianiste, qui compte parmi les meilleurs du monde, transforma en feu d'artifice le 2e. concerto de Bartok. Avec son époustouflante interprétation de cette œuvre, on a eu droit, dès le concert d'hier, à l'un des moments forts de la saison. L'excellence de l'accompagnement du chef d'orchestre Lawrence Foster et la pertinence des répliques des musiciens - dont celles du percussionniste Julien Bourgeois - ne furent pas pour rien dans ce succès.

Le renard et le soldat étaient, bien sûr, contrairement au pianiste, des personnages de fiction.

Le renard - qui était en fait une renarde - provenait de l'opéra du compositeur tchèque Janacek la « Petite renarde rusée ». Des extraits symphoniques de cet ouvrage, à la fois frais, bucoliques et dynamiques, étaient au programme, évoquant les ruses de l'animal qui fausse compagnie au garde-chasse qui l'a enfermé. Il a bien raison !

Quant au soldat, c'était le personnage central d'une œuvre intitulée « Harry Janos » du compositeur hongrois Zoltan Kodaly, elle aussi au programme du concert d'hier. Harry Janos est une sorte de Tartarin de Tarascon hongrois, racontant qu'il a repoussé à lui seul l'armée de Napoléon. On entend, d'ailleurs, à un moment, des notes de la Marseillaise qui battent en retraite devant le thème du soldat ! Du milieu de l'orchestre montent aussi les notes cuivrées d'un cymbalum - instrument typique du folklore hongrois, dont un joueur était venu spécialement en Principauté, hier, pour la circonstance. Mais le plus curieux de l'œuvre est au début : comme il existe en Hongrie une légende selon laquelle une histoire devient réelle quand celui qui la raconte éternue en commençant, l'œuvre débute par une gamme ascendante suivie d'un gros accord qui fait croire à un éternuement de l'orchestre ! À part cela, le Philharmonique dirigé par Lawrence Foster, nous a paru en belle santé, lors de ce concert de gala donné avec l'aide des Amis de l'Orchestre. Beau présage pour le reste de la saison !


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