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Romanov et Grimaldi : l'histoire se poursuit à Moscou

Mis à jour le 08/10/2016 à 05:10 Publié le 08/10/2016 à 05:10
Parmi les portraits, lettres et tableaux exposés, l'horloge de table-œuf avec  un serpent de la firme Fabergé, objet des Romanov appartenant aujourd'hui  au Palais princier, est l'une des pièces maîtresses de l'exposition.

Parmi les portraits, lettres et tableaux exposés, l'horloge de table-œuf avec un serpent de la firme Fabergé, objet des Romanov appartenant aujourd'hui au Palais princier, est l'une des pièces maîtresses de l'exposition. C.L.

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Romanov et Grimaldi : l'histoire se poursuit à Moscou

L'exposition « Romanov et Grimaldi, trois siècles d'histoire » vient de s'ouvrir à la galerie Trétiakov à Moscou. Avec le prince Albert et le président Poutine comme premiers visiteurs

La visite s'est faite en petit comité et hors de portée de notre objectif mais elle dit tout de l'intérêt porté par la Principauté et la Fédération de Russie à l'événement. Le Prince Albert II et le président Vladimir Poutine ont été les tout premiers à parcourir l'exposition « Romanov et Grimaldi, trois siècles d'histoire », à Moscou. Montrée à Monaco au Palais princier pour l'année de la Russie en 2015, elle est présentée à la galerie d'État Trétiakov, l'un des plus importants musées de la Fédération de Russie, jusqu'à la mi-novembre. Cet événement a été lancé dans le cadre de la Semaine de Monaco à Moscou, organisée par l'Ambassade de Monaco en Russie pour fêter les dix ans des relations diplomatiques entre les deux pays.

1663, la découverte de Monaco

« Le principe de l'exposition est le même que celui qui a prévalu en Principauté l'an dernier : mettre en lumière les liens multiples qui ont été tissés par les dynasties monarchiques des deux pays ces trois derniers siècles », indique Thomas Fouilleron, le directeur des archives et de la bibliothèque du Palais princier. Il était à Moscou jeudi et nous sert de guide au travers des documents et pièces uniques issues des archives et musées russes et monégasques.

« Quand on évoque les relations russo-monégasques, on pense immédiatement à Diaghilev et les ballets russes de Monte-Carlo, mais les liens historiques sont bien plus anciens et variés, rappelle-t-il. Avoir travaillé conjointement avec nos homologues des Archives d'État de Russie, nous a permis de mettre au jour des perles. Comme le document de 1 663 qui stipule la découverte de Monaco par un ambassadeur du Tsar venu ravitailler fortuitement dans le port de la Principauté. » Un premier lien démontré scientifiquement.

Mystère des dates et autre signe de l'histoire, cinquante ans avant l'accostage, les deux dynasties avaient déjà en commun une certaine gémellité de naissance : Honoré II Grimaldi a adopté le titre de Prince de Monaco un an avant que Michel Romanov ne monte sur le trône de Russie en 1 613. « On ne conserve des traces de relations épistolaires entre empereurs et princes qu'à partir du XIXe, mais l'on sait qu'un intérêt réciproque des deux pays l'un pour l'autre existait bel et bien. »

1884, au nom de la science

Parmi les dates clés que cite Thomas Fouilleron, arrêtons-nous sur 1 884. « Elle marque les premiers contacts scientifiques entre les deux pays. Le Prince Albert Ier s'est rapproché de savants russes pour étudier les courants marins. On sait que 1 884 est l'un des points de départ de ses recherches océanographiques. Le lien avec l'amiral Stephan Ossipovitch Makarov [orthographié Makaroff dans la presse française de l'époque, ndlr], qui a conduit de nombreuses campagnes océanographiques est gravé dans la pierre en Principauté. »

Autre fait d'Albert 1er qui a marqué les esprits des archivistes et qui est mis en avant à l'exposition, la partie de chasse organisée en 1913 dans le domaine impérial en Russie. « La rencontre provoquée par le prince Albert Ier avait un tout autre objectif que d'aller chasser : c'était un but de paix. Les relations en Europe s'envenimaient et le prince Albert Ier était convaincu que si les grands de ce monde se parlaient directement, les choses iraient mieux. »

Les événements n'ont pas pris la tournure que le Prince appelait de ses vœux mais puisse l'histoire nous apporter ses leçons pour le présent et les années à venir. L'exposition « Romanov et Grimaldi, trois siècles d'histoire », inaugurée jeudi, est ouverte au public depuis ce week-end.


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