“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Retour vers Monoïkos

Mis à jour le 31/07/2016 à 05:04 Publié le 31/07/2016 à 05:04
Ces amphores datées du IIIe siècle après J.-C. ont été retrouvées dans les années 60 au fond du port Hercule, probables vestiges d'un bateau qui avait coulé a pic.

Retour vers Monoïkos

Le musée d'anthropologie préhistorique a compilé dans une exposition une somme de vestiges antiques retrouvés en Principauté. Laissant présager de l'activité entre le Ier et le IVe siècle

Le billet ne coûte que 7,20 euros pour remonter vingt siècles. Un voyage à travers le temps pour découvrir Monaco, où plutôt Monoïkos pendant la période de l'Antiquité. Une exposition de plusieurs mois installée dans la grande salle du musée d'anthropologie préhistorique. Elle dévoile pour la première fois une collection singulière qui fait partie du patrimoine monégasque - ou plutôt une collecte garnie au fil des années par les trouvailles faites sur le territoire.

Le « trésor de Monte-Carlo »

« Nous avons rassemblé des échantillons d'objets de cette époque trouvés en Principauté », détaille Elena Rossoni-Notter, chercheur archéologue. « Ce qui est certain, c'est que ce territoire a toujours été occupé. Les traces préhistoriques dans la grotte en attestent. Et à l'Antiquité, le Portus Herculis était déjà un lieu de passage et de négoce ».

Pour preuve : les monnaies, les fragments de vaisselle et les objets de la vie quotidienne, présentés dans l'exposition réalisée en collaboration avec la plupart des institutions patrimoniales du pays. Bijoux, stylets, peintures, vaisselles en argile et en verre s'exposent dans les vitrines. Des témoignages du passé souvent trouvés au hasard des constructions en Principauté.

Car c'est le terrain de jeu favori des archéologues. Les règles : aller faire un tour dans les chantiers de la Principauté pour fouiller la terre à la recherche de fragments d'histoire. Récemment, lors de l'examen du chantier de l'ex-parcours Vita, c'est un gisement de silex remarquable qui a attiré leur attention. Autre anecdote, sous l'immeuble « Les Ligures », dans le quartier du Jardin exotique, des traces de murs de fortification remontant à 1 000 ans avant Jésus-Christ avaient été décelées au cours des travaux.

La plupart des objets de l'exposition ont commencé à être trouvés à partir de la fin du XIXe siècle en Principauté.

Terrains de prédilection : Monte-Carlo et la Condamine. C'est à l'emplacement des anciens gazomètres, où se situe aujourd'hui la caserne de la Condamine, que fut mis à jour le « trésor de Monte-Carlo ». À savoir un buste en or, une série de monnaies et un bracelet en jais au fermoir doré dans un état de conservation assez étonnant. Une partie du trésor est actuellement exposée au musée.

Une nécropole mise au jour

Enfin, c'est dans l'eau que les trouvailles gisent aussi parfois. Dans le port marchand, les caprices du vent ont eu raison d'au moins quatre embarcations dont des vestiges ont été trouvés dans l'eau du bassin du port. « En 1960, la fouille d'une épave au niveau de la Rascasse a permis de trouver de nombreux objets dont des amphores et aussi une monnaie d'emplanture, qui était placée sous le mat d'un bateau à l'époque pour lui porter chance », continue Patrick Simon, directeur du musée d'anthropologie préhistorique.

L'une des pièces maîtresses de la collection date d'une découverte de 1986. Cette année-là, lors du creusement du tunnel de Fontvieille sous le Rocher, une nécropole a été mise au jour. À l'époque les corps étaient mis en terre et abrités par une série de tuiles et plaques en terre cuite. L'une d'elle a été retrouvée, ce qui a permis de reconstituer ce type de sépulture.

Y aura-t-il d'autres découvertes spectaculaires antiques un jour à Monaco ? La cadence forte des chantiers laisse présager que oui. « Pour les archéologues, il y a toujours l'espoir de trouver quelque chose » sourit Elena Rossoni-Notter. Affaire à suivre…


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct