“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Récemment créé, le Collectif des artistes de Nice a organisé sa première performance sur la place Masséna.

Mis à jour le 01/03/2021 à 19:42 Publié le 26/02/2021 à 18:38
La soprano Diane Frémaux et la violoniste Marie-Caroline Regottaz ont livré une courte performance, autour de la structure "Carnavalovirus"

La soprano Diane Frémaux et la violoniste Marie-Caroline Regottaz ont livré une courte performance, autour de la structure "Carnavalovirus" Photo J. B.

Toute l'info locale + Des reportages exclusifs

Récemment créé, le Collectif des artistes de Nice a organisé sa première performance sur la place Masséna.

En pleine pandémie, des acteurs du monde culturel, professionnels ou amateurs, ont décidé de s’entraider au sein du Collectif des artistes de Nice. Ce vendredi 26 février, peu avant 13 heures, ils ont proposé un premier happening à la portée symbolique.

La chaleur d’un public, le trac avant le lever de rideau, les applaudissements récoltés à la sortie ? Des sensations de plus en plus lointaines.

Pas facile d’afficher de l’optimisme. Dans ce tableau grisâtre, l’apparition du Collectif des artistes de Nice (Can), ayant d’abord pris forme sur Facebook avant de se muer prochainement en association, apporte un peu de lumière à ces acteurs du monde culturel mis au repos forcé.

D’abord lancé sous forme de groupe privé, non visible directement sur le réseau social, en octobre dernier, le Can s’ouvre de plus en plus. Au dernier pointage, la barre des cinq cents membres n’allait pas tarder à être franchie.

Recréer une dynamique

« Le noyau dur est composé d’une quarantaine de personnes. Des comédiens, des musiciens, des artistes lyriques, des photographes, des plasticiens, etc. Ensuite, on a beaucoup de gens qui nous ont rejoints. Certains sont professionnels, d’autres pas. Il y a aussi des curieux, intéressés par notre démarche », détaille Franck Viano, le créateur de ce mouvement.

« L’idée, c’est de pouvoir montrer un peu le travail de tous ces artistes. Certains étaient découragés. Mais là, avec ce collectif et les projets qui peuvent naître, ils sont boostés à bloc. On se donne des coups de main, en fonction des capacités de chacun. »

Après trois réunions en visio sur Zoom, une trentaine de membres du Collectif des artistes de Nice avait décidé de se retrouver en plein air la semaine dernière, au parc du Castel des Deux Rois à Nice.

Alain-Pascal Casero, comédien, auteur-compositeur-interprète et futur président du Can, en a profité pour présenter l’hymne qu’il a imaginé. Un enregistrement en studio et un clip, dans plusieurs endroits emblématiques de la capitale azuréenne, devraient suivre.

Naissance des "coups de Can"

A la veille du premier week-end de confinement dans les Alpes-Maritimes, le collectif a souhaité présenter le premier happening, d’une série baptisée Coups de Can, diffusé en direct sur Facebook.

Pendant la pause déjeuner, les passants ont pu profiter d’une performance musicale devant la structure Carnavalovirus, installée sur la place Masséna.

La soprano Diane Frémaux et la violoniste Marie-Caroline Regottaz ont interprété La Mort de Didon, de Henry Purcell.

Marie-Caroline Regottaz, devenue plasticienne, portait la robe Pandemic, qu’elle a conçue à partir de 550 masques chirurgicaux. Une pièce ayant nécessité une dizaine de jours de travail.

« Le masque est une protection indispensable, mais c’est aussi devenu un autre déchet bien encombrant pour la planète », estime Marie-Caroline Regottaz. « Avec Diane, on a aussi eu l’envie de faire un hommage aux victimes et à tous ceux qui subissent le virus », poursuit-elle.

De son côté, la chanteuse lyrique évoquait « ces Coups de Can, qui sont en fait des coups de gueule. On a envie de montrer que nous, les artistes, existons encore. On prend une place sur la voie publique, mais gentiment. C’est une forme de liberté d’expression dont on a besoin. Sur scène, je n’avais plus chanté depuis le 18 octobre.»

« Il y a surtout une envie furieuse de ne plus rester chacun dans notre coin. Même si une création comme celle-ci est éphémère, au moins, il se passe quelque chose », complète Marie-Caroline Regottaz.

Des projets communs

En attendant de pouvoir proposer un spectacle en « présentiel », le Collectif des artistes de Nice a bien l’intention de passer à l’action en unissant ses forces, d’abord sous la forme d’un livestream.

Pas possible de mettre en lumière les performances de tous les membres dans un seul show, mais ce sera un début.

« On attend l’autorisation de la Ville pour obtenir le droit de mettre en place une captation au Théâtre Lino-Ventura. Il y aurait une narration assurée par un comédien et une comédienne. Ils passeraient le flambeau à un artiste, avec dix tableaux présentés au total. Il y aura de la musique, du théâtre, du mime, etc. On diffuserait sur les réseaux sociaux en direct, mais aussi sur des plateformes de médias partenaires. Et on garderait une version HD pour diffuser par la suite », explique Franck Viano.

Du côté du Can, on est également déjà dans les starting-blocks pour la suite. Des candidatures ont été déposées dans le cadre de l’appel à projets Nice 100 % culture à l’école, ainsi que pour la programmation à venir du volet artistique de Mon été à Nice.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.