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Quatre bonnes raisons de regarder 6*Confiné(e)s ce lundi soir, sur Canal +

Mis à jour le 15/03/2021 à 17:08 Publié le 15/03/2021 à 16:26
Patrick Rocca, Gilbert Melki et Felix Moati.

Patrick Rocca, Gilbert Melki et Felix Moati. Photo Louis De Caunes.

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Quatre bonnes raisons de regarder 6*Confiné(e)s ce lundi soir, sur Canal +

Un an jour pour jour après le premier confinement, la chaîne cryptée propose une soirée spéciale avec six courts-métrages satiriques portés par un casting incroyable avec 6*Confiné(e)s ce soir à 21h05 sur Canal +.

Il y a un an jour pour jour, la France se confinait. C’était la fin de l’insouciance, le début des applaudissements pour soutenir le personnel soignant à 20 heures, mais aussi celui des attestations pour sortir de chez soi, du sport dans son salon ou du télétravail généralisé.

1. C’est tristement d’actualité

Bref, une drôle de vie qu’Iconoclast Films, une boîte de production, a voulu raconter à sa manière à travers six courts-métrages et dont Canal+, associé au projet, diffuse l’intégralité ce soir sous le nom 6*confiné.e.s. "On voulait faire un film original qui raconte les différentes manières dont on a pû vivre cette période, détaille Elias Belkeddar le producteur. Très vite, on a eu envie de faire un film à sketches et pour ça on a fait appel à six jeunes réalisateurs avec qui on a l’habitude de travailler (lire ci-dessous). On est resté dans le ton de la satire ce qui donne une certaine cohérence au projet".

Six courts-métrages (Scorpex, Art de vivre, Amour du game, Jusqu’à Saint Molart, Gina et Le Casse du siècle) pour six histoires différentes. Six situations, poussées à l’extrême, que l’on a pu vivre durant le premier confinement. Antoine de Bary, auteur d’Art de vivre, trouvait "amusant de raconter cette cocotte-minute que l’on a vécue. J’étais jaloux de ces gens qui sont partis s’isoler dans leur maison de famille à la campagne avec des grands espaces verts, alors j’ai tenu à changer ça en imaginant une cohabitation compliquée et douloureuse quand un automobiliste vient tomber en panne dans leur jardin". Surtout quand l’automobiliste en question s’appelle... Gilbert Melki.

La force des films réside aussi bien dans son casting (lire ci-dessous) que dans les thématiques qu’ils abordent : la solitude, le sexe, l’appât du gain, le gaming, la ringardise, la remise en question, les rapports familiaux, la jalousie, l’insécurité. "C’est la première production qui s’intéresse vraiment à ce moment unique de l’histoire, c’est quelque chose qu’on a tous vécu en même temps, conclut Elias Belkeddar. Ça nous semblait intéressant de filmer cette réalité. De parler du confinement de matière satirique". On peut dire que le résultat est bluffant. De notre côté, on a beaucoup aimé Scorpex avec un Vincent Cassel en DJ électro ringard.

2. Un casting digne d’un film

Six courts-métrages mais un casting digne d’une grosse production puisqu’on y retrouve des pointures comme Vincent Cassel, Gilbert Melki, Ludivine Sagnier, Félix Moati, William Lebghil, Patrick Rocca, Marie Brunel, Isabelle Tanakil ou encore Oxmo Puccino.

Surtout, les six films mettent en avant des jeunes pousses prometteuses comme l’humoriste Alexandre Kominek en apprenti gigolo, Darren Muselet, Alexis Manenti impeccable dans Les Misérables et très bon dans Le Casse du siècle avec un accent corse glané durant son passage en prison, Sophie-Marie Larrouy en petite sœur jalouse et aigrie de Ludivine Sagnier ou bien Laura Felpinen petite amie perdue qui ne trouve rien aucune autre solution que de défier son petit ami (William Lebghil) en ligne alors qu’ils sont confinés tous les deux dans un grand appartement vide.

Vincent Cassel en DJ ringard.
Vincent Cassel en DJ ringard. Photo Antoine Chapus/Canal +)

3. Six jeunes réalisateurs

Ils sont jeunes et ambitieux. Six réalisateurs sur la ligne de départ avec six styles différents : Bertrand de Langeron, Marina Rollman, Antoine de Bary, Alice Moitié, Said Belktibia et Pierre Maillard. Certains ont d’ailleurs puisé dans leur expérience personnelle avant de se lancer, c’est le cas de Pierre Maillard notamment qui venait de se séparer avant le premier confinement. "J’ai naturellement eu envie de traiter ce sujet avec ce couple qui se confinait dans cet immense appartement vide. Ça m’amusait de traiter ça de cette manière, quand le seul moyen de s’aérer passe par la fenêtre du virtuel".

Bertrand de Langeron, lui, a mis Vincent Cassel dans la peau d’un DJ electro dépassé qui se retrouve obligé de cohabiter avec son jeune ghost, quelqu’un qui le remplace de temps en temps, mais qui a trente ans de moins que lui et qui vient avec sa copine. Ce trio va cohabiter avec tout ce que ça engendre sur le questionnement, notamment du personnage de Cassel, ce DJ un peu ringard qui ne peut plus mixer et se questionne alors sur sa propre identité.

Ludivine Sagnier.
Ludivine Sagnier. Photo Antoine Chapus/Canal +

4. Des situations loufoques

Qui dit satire dit humour noir. 6*confiné.e.s pousse à l’extrême cette manière de rire en faisant grincer les dents. Du coup, on se retrouve face à des situations rocambolesques comme cette "prise d’otages" de personnes âgées au sein d’une crèche pour récupérer leurs dents en or, ou encore le personnage de Ludivine Sagnier qui ressent ce besoin de retrouver ses racines mais sans se douter que son passé va ressurgir de manière assez dramatique. "

L’idée était de rendre compte de six réalités différentes mais six réalités crédibles, étaye Elias Belkeddar. On rit de nos propres névroses quelque part, il y a des crises de larmes, de rire, c’est un tout". Le summum restant le confinement de Gilbert Melki au cœur d’une vieille Citroën échouée dans le jardin d’une grande maison familiale.

"C’est un acteur qui me fait rire et peur à la fois, conclut Antoine de Bary. C’est vraiment la personne que je n’ai pas envie d’avoir dans mon jardin en plein confinement (rires)". Finalement, ne pas avoir de jardin est peut-être un avantage.


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