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Printemps des arts : l'exploit d'un chef de 80 ans, Eliahu Inbal

Après les orchestres de Berlin, Bamberg, Hanovre, c'est celui de la Radio de Stuttgart qu'on a entendu samedi soir, avec ses cent musiciens, en l'Auditorium Prince Rainier III dans le cadre du Printemps des arts.

André PEYREGNE Publié le 11/04/2016 à 05:05, mis à jour le 11/04/2016 à 05:05
Eliahu Inbal a dirigé la 4ème symphonie de Mahler à la tête de l'orchestre de Stuttgart. Photo Alain Hanel-Printemps des arts

Après les orchestres de Berlin, Bamberg, Hanovre, c'est celui de la Radio de Stuttgart qu'on a entendu samedi soir, avec ses cent musiciens, en l'Auditorium Prince Rainier III dans le cadre du Printemps des arts. Peu de festivals au monde peuvent s'offrir le luxe d'inviter autant de grands orchestres symphoniques étrangers.

À cet orchestre de Stuttgart avait été confiée l'interprétation de la symphonie de Mahler qui est considérée comme la plus ingrate et la moins jouée : la quatrième.

 

L'orchestre s'est magistralement sorti de l'interprétation de cette œuvre fantastique et tourmentée. Il est vrai qu'il avait à sa tête l'un des meilleurs spécialistes de la musique de Mahler au monde, Eliahu Inbal. Ce chef âgé de 80 ans a dirigé sans faiblesse cette œuvre qui dure une heure et demie. Exploit physique et musical ! Il a fait entendre des marches solennelles dans lesquelles les cuivres ont sonné comme de formidables fanfares, il a déchaîné des crescendos dans lesquels les percussions semblaient annoncer le Jugement Dernier, il a ménagé des moments apaisés dans lesquels les violons faisaient entendre des musiques nocturnes, il a surveillé l'intervention de tous les instruments parmi lesquels on trouvait, de manière inattendue, une guitare, une mandoline et même… des cloches de vaches !

Tout cela a eu un succès fou. Les délires mahlériens ont continué à enthousiasmer le public monégasque.

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