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Plácido Domingo à Monaco-matin: "Je déciderai seul quand arrêter"

Mis à jour le 22/10/2013 à 08:52 Publié le 22/10/2013 à 07:12
Plácido Domingo, l'un des plus célèbres ténors du monde, aimerait ouvrir un centre de préparation professionnelle pour chanteurs d'opéra à Monaco - au cœur d'une région à la « grande richesse artistique ».

Plácido Domingo, l'un des plus célèbres ténors du monde, aimerait ouvrir un centre de préparation professionnelle pour chanteurs d'opéra à Monaco - au cœur d'une région à la « grande richesse artistique ». Éric Dulière

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Plácido Domingo à Monaco-matin: "Je déciderai seul quand arrêter"

L’un des plus célèbres ténors du monde vient à Monaco en tant que chef d’orchestre. Il y dirigera l’opéra Le Téléphone, de Menotti, à partir de jeudi

L’un des plus célèbres ténors du monde vient à Monaco en tant que chef d’orchestre. Il y dirigera l’opéra Le Téléphone, de Menotti, à partir de jeudi

Avec Plácido Domingo, qui est, depuis un demi-siècle, l'un des plus célèbres ténors du monde, nous devions parler du Téléphone de Menotti, cet opéra dans lequel il va intervenir à Monaco en tant que chef d'orchestre. Mais c'est de son… téléphone portable que nous avons parlé. « Vous voyez,nous dit-il, il est à l'effigie du Real de Madrid. C'est mon équipe favorite ! »

Plácido Domingo est, en effet, fan de foot. Au temps où, avec Luciano Pavarotti et José Carreras, il faisait partie des fameux « trois ténors » - lesquels rassemblaient les spectateurs par dizaines de milliers dans les stades -, il avait assuré, en 1994, l'ouverture musicale de la première Coupe du monde de football organisée aux États-Unis. Et voilà donc Plácido Domingo nous parlant des prouesses de Falcao à l'AS Monaco et des exploits de l'OGC Nice !

Bon, on finit par revenir à sa carrière de chanteur, non sans avoir fait un détour par son admiration pour Alonso en Formule 1.

Plácido Domingo n'est rien d'autre qu'un phénomène. Dans les années soixante-dix, le monde de l'opéra le vénérait déjà. Quarante ans plus tard, il est toujours en haut de l'affiche. Et ce n'est pas fini !

« Je m'étonne moi-même de ma longévité,avoue-t-il.

À la fin des années quatre-vingt-dix, j'ai pris la direction de l'opéra de Washington parce que je croyais que ma carrière de chanteur allait se terminer sur scène. Je constate qu'il n'en est rien. Tant mieux ! »

Qui décidera quand vous arrêterez ?

Moi et moi seul. Je suis sans concession avec moi-même. Dès que je sentirai la moindre défaillance, j'arrête !

Avez-vous une préférence entre votre carrière de chef et de chanteur ?

Les deux m'apportent une émotion différente. Mais c'est celle de chanteur qui me donne le plus le trac !

Comment considérez-vous la génération des jeunes chanteurs d'opéra aujourd'hui ?

Ils sont beaucoup mieux préparés qu'à mon époque, grâce à la qualité des conservatoires… Mais il y a, paradoxalement, peu de grandes personnalités susceptibles de transporter les publics dans les grands airs de Verdi ou Wagner… La préparation des chanteurs de demain me préoccupe. Voilà pourquoi j'ai créé un concours international de chant, Opéralia, qui s'est déroulé à Vérone cette année. Il est destiné à repérer des grands chanteurs de demain. J'ai également créé trois centres de préparation professionnelle, à Los Angeles, Washington et Valence, en Espagne. J'aimerais en ouvrir un quatrième à Monaco.

Pourquoi dans notre région ?

Parce que votre région est d'une grande richesse artistique. Je parle non seulement de Monaco, mais de la Côte d'Azur en général. La réussite culturelle d'une région ne se mesure pas aux seules réalisations spectaculaires qu'elle propose, mais aux faits de la vie de tous les jours. Par exemple, vous avez à Nice, rue Lépante, l'un des commerçants de partitions musicales rares que je considère comme l'un des mieux achalandés au monde. Voilà un simple témoignage de qualité de vie culturelle !

Ce n'est certainement pas Pierre Madrel, le commerçant niçois en question, qui se plaindra de cette publicité (parfaitement méritée), à laquelle il ne s'attendait vraisemblablement pas !

 

« La carrière de chanteur est celle qui me donne le plus le trac »


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