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PHOTOS. Les Ballets de Monte-Carlo offrent une "Mégère" qui a tout pour plaire

Mis à jour le 29/12/2017 à 13:59 Publié le 29/12/2017 à 13:59
La «mégère», Ekaterina Petina, et de son «dompteur», Matej Urban, font merveille.

La «mégère», Ekaterina Petina, et de son «dompteur», Matej Urban, font merveille. Photo Alice Blangero / Ballets de Monte-Carlo

PHOTOS. Les Ballets de Monte-Carlo offrent une "Mégère" qui a tout pour plaire

Pour leur superbe spectacle de fin d’année, les Ballets de Monte-Carlo donnent jusqu'au 5 janvier leur version de la "Mégère apprivoisée" de Shakespeare. Une chorégraphie signée Jean-Christophe Maillot et divinement bien servie par les danseurs de la troupe monégasque et le Philharmonique de Monte-Carlo.

Une vraie teigne! Une tête de mule, un caractère de cochon, un être insupportable, invivable, associable, acariâtre… Et au bout d’une heure trente, une femme transformée en agneau! La mégère a été apprivoisée…

Telle est l’histoire du revigorant spectacle que proposent pour la fin d’année les Ballets de Monte-Carlo. La première a été donnée jeudi soir au Grimaldi Forum devant une salle comble, en présence de la princesse Caroline, installée au milieu du public et non dans la loge princière.

Le sujet, bien sûr, est celui de la célèbre Mégère apprivoisée de Shakespeare. Le chorégraphe Jean-Christophe Maillot a apprivoisé la pièce de main de maître. Il l’a servie accompagnée d’un puissant cocktail de musiques de Chostakovitch au bout desquelles surgit un inattendu "Tea for two" qui clôt la soirée de manière plutôt discrète.

Au croisement du classicisme et de la modernité

Ledit spectacle a été créé il y a quatre ans par les Ballets du Bolchoï à Moscou. Lesquels Ballets du Bolchoï sont ensuite venus le danser en Principauté. Mais cette fois-ci, ce sont les Ballets de Monte-Carlo qui se le sont approprié.

Nous avions gardé des représentations russes le souvenir d’un spectacle plus musclé, plus athlétique. Ici, avec les danseurs monégasques, tout se fait dans la fluidité. Cela n’est pas pour nous déplaire. Il est peu de dire que les Ballets de Monte-Carlo sont habitués au style de Jean-Christophe Maillot, situé au croisement du classicisme et de la modernité, piqueté d’éclats d’humour. Ils sont à l’aise comme poissons dans l’eau. Ils excellent, ils nous séduisent.

Ernest Pignon-Ernest aux décors

Le couple d’étoiles de la mégère, Ekaterina Petina, et de son «dompteur», Matej Urban, font merveille. À leur côté, Marianna Barabas, incarnant la douce sœur de la mégère, émeut non seulement dans sa danse mais aussi dans ses attentes amoureuses, lorsqu’elle est assise dans un coin de la scène.

Les décors sont ceux, impeccables de modernité et de géométrie, d’Ernest Pignon-Ernest, consistant en un escalier de music-hall et six colonnes tronquées qui se déplacent au gré de l’action dans un halo de couleurs magiques.

Last but not least: le Philharmonique de Monte-Carlo. Il est excellent sous la direction de ce chef qu’on aime et qu’on respecte, Lawrence Foster, qui vient d’être nommé directeur artistique de l’Orchestre national de la radio polonaise.

Pour toutes ces raisons et pour d’autres encore, voilà une «Mégère» qui a tout pour plaire.

Jusqu’au 6 janvier au Grimaldi Forum. Tarif: de 12 à 36 euros. Rens. +377.99.99.30.00.

Photo Alice Blangero / Ballets de Monte-Carlo
Photo Alice Blangero / Ballets de Monte-Carlo
Photo Alice Blangero / Ballets de Monte-Carlo
Photo Alice Blangero / Ballets de Monte-Carlo

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