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PHOTOS. La compagnie niçoise Le Sixièmétage bientôt sur scène pour une spectaculaire ode à la nature

Mis à jour le 23/04/2021 à 16:23 Publié le 23/04/2021 à 17:30
Pascal Renault et Jeff Bizieau, fondateurs de la compagnie.

Pascal Renault et Jeff Bizieau, fondateurs de la compagnie. Photo Nathalie Sternalski

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PHOTOS. La compagnie niçoise Le Sixièmétage bientôt sur scène pour une spectaculaire ode à la nature

Ralentie par la crise mais plus inspirée que jamais, la compagnie niçoise Le Sixièmétage termine ses "clats Terrestres". Une spectaculaire ode à la nature qui doit être montrée sur scène en novembre.

Deux silhouettes blanches, des lanières souples qui leur balancent sous le menton, se tournent le dos, se croisent.

Avancent au sol, parmi des nénuphars de tissus, suivant le son d’un clapotis. Se redressent, au rythme de la musique et des voix qui les accompagnent. Singulière danse de la pluie.

Un autre les rejoint, vagabond semblant crouler sous le poids d’un sac. Une femme reptile s’invite au tableau. Élégant lézard à la souple carapace.

Puis une créature noire à la coiffe végétale qui semble soufflée par une bourrasque invisible. Et un ballet blanc, danseurs dérivants et glaciers de papier qu’ils déchirent au ralenti…

Près d’une heure de spectacle est déjà prête. Reste deux tableaux à imaginer et clats Terrestres, la nouvelle création pour quatre danseurs de la compagnie Le Sixièmétage sera prête à embarquer le public.

Si tout va bien, les premières représentations, prévues fin novembre à l’Espace Magnan à Nice, et d’autres à l’étude, viendront récompenser un projet au long cours, chamboulé par la pandémie.

"On aura travaillé cette création sur deux ans. Au bout du compte, ce n’est pas si mal, on s’est mis au rythme de la nature", plaisantent les danseurs et fondateurs de la compagnie, Jeff Bizieau, le chorégraphe, et Pascal Renault, l’auteur-metteur en scène. Car la nature, c’est justement le thème de ce spectacle en six tableaux.

"Chacun y verra ce qu’il veut, mais on peut réfléchir à travers la poésie, et s’il y a un message, c’est celui du respect de la nature. Dans notre premier spectacle déjà, une femme se transformait en arbre, on est sensibles à ces questions."

Désert, banquise…

Une créature noire à la coiffe végétale…
Une créature noire à la coiffe végétale… Photo Nathalie Sternalski

Ici, six paysages pour parcourir le monde. Jungle, désert, banquise, lande… "Chaque fois des paysages différents, avec des éléments naturels qui les figurent. On voulait travailler autour de la matière issue des paysages. Herbes fraîches, sèches, argile, charbon, minéraux, pour les décors, maquillages ou costumes, détaille Jeff Bizieau. On a travaillé aussi sur le corps paysage: comment, dans chaque tableau, le corps peut être prolongé ou empêché par ces éléments-là."

Une idée née en janvier 2020, alors que la compagnie, créée il y a vingt ans à Paris et installée depuis dix ans à Nice, participe au festival Fresh Winds, une biennale d’art islandaise.

"Là-bas, la nature est très présente, à la fois enveloppante et hostile. On y a ressenti la force de la nature et du paysage, ça nous a inspiré ce travail", souligne Pascal Renault.

Deux tableaux vont éclore à ce moment-là. Suivront les autres, en début d’année dernière, avant que le confinement ne vienne tout ralentir. "On a vite repris, on a été soutenus et on a pu enchaîner les résidences."

Théâtres et structures partenaires les accueillent à Menton, Avignon, Bouc-Bel-Air, Cannes, Nice… Des heures de création, qui devraient aussi se poursuivre au Japon, au mois d’août, si la situation sanitaire le permet.

En septembre, enfin, il faudra concevoir les lumières. Et entre-temps, "la toile de danse", tapis sur lequel évolueront les danseurs en se couvrant, petit à petit, des différentes matières composant le décor.

Chorégraphie, texte, musique, costumes et scénographie, ces Éclats terrestres offriront un spectacle total. "Transversal", insistent Jeff Bizieau et Pascal Renault, également plasticien et comédien.

Pour une immersion dans un univers étonnant. "On a en commun le goût du décalage, de l’étrangeté." Et d’une beauté inquiétante, comme la nature, qui nous sauve autant qu’elle nous menace.

... et une danseuse reptile à la carapace souple.
... et une danseuse reptile à la carapace souple. Photo Nathalie Sternalski
Travail d'équipe

Outre les quatre danseurs – Jeff Bizieau, Pascal Renault, Sophie Boursier et Carlo Schiavo, de la compagnie Le Sixièmétage – et les deux techniciens – Véronique Hemberger à la lumière et Doryan Denis au son –, le spectacle fait aussi appel à d’autres talents comme des plasticiennes.

Et pour ses décors et costumes, véritables plus du futur ballet théâtral, notamment signés par les artistes roannaise Catherine Chanteloube et niçoise Marie-Caroline Regottaz, la compagnie ne choisit pas la facilité.

Au fil des tableaux, chapeau végétal, robe-mue de reptile en feuilles de pierre, nénuphars en toile de lin, coiffes zoulou en caoutchouc naturel ou robes de papier installent ce curieux univers.

Offre numérique MM+

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