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Philharmonique : la joie du nouveau chef Kazuki Yamada

Mis à jour le 25/09/2016 à 05:04 Publié le 25/09/2016 à 05:04
Pour sa grande première, Kazuki Yamada avait décidé de ne diriger que des œuvres en rapport avec l'histoire musicale de la Principauté. Et sans que personne ne s'y attende il a commencé par l'hymne de la Principauté.

Pour sa grande première, Kazuki Yamada avait décidé de ne diriger que des œuvres en rapport avec l'histoire musicale de la Principauté. Et sans que personne ne s'y attende il a commencé par l'hymne de la Principauté. Michaël Alési

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Philharmonique : la joie du nouveau chef Kazuki Yamada

Son arrivée, en présence de la princesse Caroline, s'est faite au son de musiques allant de l'hymne monégasque aux french-cancans !

Le Philharmonique a un nouveau directeur, Kazuki Yamada, premier Japonais à occuper ce poste.

Pour son premier concert, vendredi en l'Auditorium Rainier III, on l'a vu arriver d'un pas alerte, feu follet B.C.B.G., tiré à quatre épingles, frac et chevelure impeccables, regard et sourire lumineux.

Et, tout de suite, un accueil chaleureux du public.

Pour cette première, la princesse Caroline se trouvait dans la salle, ainsi que le chef à qui Kazuki Yamada succédait, le maestro Gianluigi Gelmetti.

L'idée première du nouveau directeur était d'affirmer : « Moi aussi, je suis monégasque ! »

Et, sans que personne ne s'y attende, il a dirigé l'hymne de la Principauté. La salle se leva.

Ce soir-là, il avait décidé de ne diriger que des œuvres en rapport avec l'histoire musicale de la Principauté.

D'abord le « Songe d'or », poème symphonique composé en 1920 par celui qui fut à l'époque violoncelle solo de l'orchestre de Monaco et fondateur de l'académie de musique, Louis Abbiate. Cette musique habilement orchestrée, aux accents debussystes, n'avait jamais été jouée en Principauté. On imagine son compositeur la rangeant tristement dans un tiroir à la fin de sa vie, constatant que personne à Monaco n'avait accepté de la jouer. Imaginait-il qu'un siècle après, un chef d'orchestre japonais, aurait l'idée de la ressusciter ?

L'excellente soprano Anne-Catherine Gillet a chanté deux œuvres nées en Principauté au début du XXème siècle, la « Rondine » de Puccini et la « Dame de Monte-Carlo » de Poulenc. Cette « Dame » chante avec beaucoup de grâce des choses infiniment tristes, à savoir qu'elle va se suicider après avoir tout perdu au Casino ! (Si on ne connaît pas les paroles, on est à cent lieues d'imaginer une telle tragédie!)

Puis ce fut l'apothéose de la « Gaîté parisienne », cette œuvre sur des musiques d'Offenbach qui fut créée par les Ballets Russes de Monte-Carlo en 1938, et qui enchaîne les valses et les french-cancans.

Sous la baguette souple et précise de son nouveau chef, l'orchestre a donné une dimension beethovénienne à des musiques qui sont souvent jouées par des orphéons de villages. Sur son estrade le directeur Yamada semblait heureux comme un poisson dans l'eau. Il dansait au son de la musique. Il se serait mis à lever la jambe au moment des cancans qu'on n'en n'aurait pas été autrement surpris.

Le moins qu'on puisse dire est qu'entre hymne monégasque et french-cancans, le nouveau directeur du Philharmonique a été intronisé dans la joie !


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