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Philharmonique et locomotive dans la cour du Palais princier

Mis à jour le 28/07/2018 à 05:16 Publié le 28/07/2018 à 05:16
La violoniste Vernika Fisher et le chef d'orchestre Thomas Fisher.	(DR)

Philharmonique et locomotive dans la cour du Palais princier

Le concert de demain soir débutera par une œuvre reproduisant le bruit de la locomotive Pacific 231

Tchou, tchou, tchou, tchou… Attention, attention, le Philharmonique de Monte-Carlo entre en gare !

En gare ? Enfin, dans la cour du Palais princier - où les quais ne sont autres que les deux bras monumentaux de l'escalier de marbre à double révolution … Demain dimanche soir, l'orchestre monégasque a mis à son programme l'une des œuvres les plus pittoresques de l'histoire de la musique symphonique, « Pacific 231 » du compositeur suisse Arthur Honegger. Dans cette œuvre, le compositeur imite avec l'orchestre le bruit d'une des plus puissantes locomotives à vapeur du début du XXe siècle, « Pacific 231 ».

Le grincement des roues et les échappements de vapeur sont évoqués par des glissandos de violons, la lourdeur de la machine est suggérée par le souffle grave des cuivres.

L'orchestre accélère au fur et à mesure que le train prend de la vitesse. Des instruments à percussions imitent le rythme lancinant des roues sur les rails. Lorsque la vitesse de croisière est atteinte, l'orchestre va sur son élan. Puis arrive le freinage puissant de la machine et le ralentissement du train. Les instruments à percussion produisent leur effet. Les cordes évoquent les grincements des essieux. Le train est arrêté. Tout le monde descend ? Non, le public applaudit !

Ce n'est pas un chef de gare mais bel et bien un chef d'orchestre qui sera placé à la tête du Philharmonique de Monte-Carlo, Thierry Fischer, chef d'orchestre de nationalité suisse né dans un pays qui fournit peu de chefs d'orchestres classiques, la Zambie. Il est principal chef d'orchestre de l'orchestre de Séoul. Deux autres œuvres célèbres seront au programme : la sublime « Symphonie Inachevée » de Schubert et le concerto pour violon de Mendelssohn. On n'a jamais su pourquoi Schubert n'a pas achevé sa symphonie. (Elle ne comporte que deux mouvements au lieu des quatre traditionnels). Mais ce qui est sûr, c'est qu'elle concentre tant de beautés en deux mouvements qu'il semble inutile qu'il y en ait davantage !

Quant au célèbre et magique concerto de Mendelssohn, l'une des œuvres les plus séduisantes du répertoire romantique, il aura pour interprète l'une des meilleures violonistes allemandes de la génération trentenaire, Veronika Eberlé. Elle jouera - luxe suprême - sur un violon Stradivarius appartenant actuellement à une compagnie japonaise.

Précision utile : elle est arrivée sur la côte en avion… point en locomotive à vapeur !


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