Nicolas Duvauchelle brillant, à l'affiche de "papillons noirs"

Tête d’affiche des Papillons noirs, la dernière série d’Arte, l’acteur donne la réplique à Niels Arestrup dans un choc des générations.

Mathieu Faure Publié le 22/09/2022 à 15:45, mis à jour le 22/09/2022 à 15:08
Photo DR

C’est LA série de la rentrée pour Arte avec, pour commencer, un casting impressionnant. Nicolas Duvauchelle donne la réplique à Niels Arestrup dans une série de six épisodes où Sami Bouajila et Alice Belaïdi figurent également au générique. Adrien, incarné par Nicolas Duvauchelle, est un écrivain en panne d’inspiration qui se retrouve engagé par un mystérieux retraité pour écrire ses mémoires. Sauf que l’homme, derrière sa bonhomie, lui raconte son passé de tueur en série et son histoire d’amour fusionnelle avec une certaine Solange. Entre les deux hommes, une relation qui oscille entre fascination et crainte se met en place. Une série choc dans laquelle Nicolas Duvauchelle brille, comme souvent, par sa justesse.

Quel a été l’élément déclencheur du projet?

Quand j’ai reçu les scénarios, j’ai tout lu d’un coup, ce qui est souvent bon signe. J’ai tout de suite aimé cette histoire de filiation, de transmission. Et puis je savais que j’allais donner la réplique à Niels Arestrup, avec qui je devais faire une pièce de théâtre auparavant mais je m’étais blessé, c’était un rendez-vous manqué.

Comment s’est passée la construction de votre duo?

 

On a tourné de manière chronologique, cela a permis d’installer notre relation. C’est une sacrée rencontre, quand il rentre dans une pièce, il se passe quelque chose. Il est imposant. Il installe un truc, et puis il a des yeux perçants, cette voix... La veille de notre première scène je n’avais pas très bien dormi car il en impose. C’est un vieux lion, il a un côté animal dans le jeu, il est précis, et c’est un bonheur de bosser avec lui.

Sans dévoiler l’intrigue, la série parle de l’hérédité aussi. Cela vous plaisait comme thématique?

C’est une série où chacun se fissure. On cache tous une partie de notre passé, le poids de celui-ci dans notre construction. C’est une série qui parle de la violence des Hommes, et de ce que l’on transmet par les gênes.

Vous donnez la réplique à Alice Belaïdi dans des scènes assez intenses, comment avez-vous travaillé avec elle?

On est potes dans la vie et elle est nerveuse comme moi, c’était marrant de jouer des scènes d’engueulades et d’autres scènes plus intenses. On se ressemble dans la manière d’aborder l’acting, on se connaît alors on peut jouer des choses difficiles.

 

En quoi le personnage d’Adrien vous ressemble-t-il?

Il a un passé un peu violent que j’ai pu avoir aussi étant jeune, où je me battais parfois pour un regard. À un moment, Adrien a envie que ça change, il veut avancer, évoluer. Je me suis reconnu dans lui, ça m’a touché.

La particularité de la série est qu’un livre, Les Papillons noirs, de Gabriel Katz, est sorti en même temps. Du jamais-vu?

Ce n’est pas un livre de la série, c’est le livre que mon personnage est censé écrire sur la base de ses échanges avec le personnage de Niels Arestrup. C’est une première. Il faut remercier Arte d’avoir eu l’audace de produire une telle série. Il y a un vivier de talents fous en France, des producteurs, des scénaristes, des réalisateurs, la qualité est au rendez-vous et, en tant qu’acteur, c’est un bonheur de se lancer dans ce genre d’aventures.

Quels sont vos projets?

Je vais être à l’affiche, en 2023, d’une série pour Amazon sur les Forces Spéciales, Cœurs noirs, de Ziad Doueiri, le réalisateur de Baron Noir qui, comme Olivier Abbou sur Les Papillons noirs, est un mec passionné et qui t’embarque. Je suis également au casting d’une comédie chorale, Hawaï, avec Élodie Bouchez, Bérénice Bejo, Manu Payet, Eye Haïdara. J’avais envie de changer de style, de m’amuser. Et je vais tourner une comédie dramatique avec Fanny Ardant...

Les Papillons noirs, ce jeudi soir à 21h, sur Arte.

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