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Nice, temple de la culture geek jusqu’à ce dimanche

Le Play azur festival se déroule jusqu’à ce dimanche au palais des congrès. L’occasion de découvrir tout un univers et sa caractéristique majeure : le goût du déguisement.

A. L. Publié le 14/05/2022 à 20:12, mis à jour le 14/05/2022 à 18:39
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Le Play azur festival se déroule jusqu’à ce dimanche au palais des congrès. Photo: Antoine Louchez

Impossible de les louper en passant à proximité du palais des expositions, à Nice, ce week-end. Jusqu’à ce dimanche soir se tient le 5e Play azur festival, où sont attendues 13.000 personnes. Dans cet événement, petit équivalent local de la Japan expo parisienne, toute la galaxie de la pop culture: youtubeurs, BD, mangas, jeux de société, esport, mais aussi… Cosplays.

Des personnes jeunes et moins jeunes déguisées en personnages de la saga Star wars, de Harry Potter, de mangas comme One piece ou Naruto, en superhéros… Reportage.

C’est quoi la culture Cosplay?

Des visiteurs déguisés, ce samedi. Photo Antoine Louchez.

À travers les trois étages occupés par le festival, c’est ce qui saute aux yeux partout: des gens déguisés, qui se prennent en photo. Des copains, des ados, des familles et des adultes, qui paradent dans la peau de personnages plus ou moins connus. Parmi les stands, on trouve des associations, comme Cosplay azur, basée à Nice.

"Le mot cosplay vient de costume playing, récite Yann, un des membres de l’asso venue présenter les plus belles tenues de ses membres. On incarne le rôle du costume, du héros, d’un univers qui nous intéresse. Moi, j’ai commencé avec Iron man. J’ai passé beaucoup de temps avec les copains à cosplayer, j’ai prouvé qu’avec trois bouts de carton et deux leds, on pouvait se faire une armure."

 

Artisanal, rentable

Photo Antoine Louchez.

Le goût de l’artisanal et la fierté de montrer son travail, c’est aussi ce qui motive la vingtaine de membres de l’association. Mais aussi "inviter à essayer". "Il faut commencer facile, conseille Emmy, elle-même couturière de profession et habillée en membre de la maison Serpentard. Il ne faut pas se lancer des défis trop gros, sinon on risque de se décourager. Il faut regarder des tutos et aller voir des gens qui font des cosplays."

Il y a aussi ceux qui ont la flemme. Et qui achètent directement. Victor Guichard est gérant de Repliqua.com, une entreprise vieille de quarante ans. Il vend faux sabres, katanas, masques d’Iron man et autres boucliers. "Au début, on était spécialisés dans le Médiéval. Aujourd’hui, la France est le deuxième consommateur de manga au monde, ça fait dix ans que ça a explosé."

"Le seul endroit où m’habiller comme ça"

Photo Antoine Louchez.

Et puis il y a ceux qui viennent ici pour s’assumer. Florian Flachet, 26 ans, est tombé dans le cosplay il y a quatre ans. "Je regarde beaucoup d’anime [des films d’animation japonais]. J’ai vu mes amis le faire et j’ai voulu le faire aussi, même si j’ai des problèmes de poids." Il a même converti Sylviane, sa mère, âgée de 68 ans. Ils se promènent en Cendrillon et son prince. "On ne le fait que dans les conventions. On est juste venus se balader comme ça."

Plus loin, Lili est déguisée en pirate. "Depuis très longtemps, je me considère comme une pirate. Ces conventions, c’est le seul endroit où je peux m’habiller comme ça, sans être jugée." Ce dimanche à 15h30, est même prévue une épreuve qualificative de la coupe de France de cosplay. Il y aura du niveau. "Même comme ça, je ne suis pas sûr de passer", déclare le sosie de Chewbacca.

A partir de 10 heures au palais des expositions de Nice (parvis de l’Europe). 10 à 14 euros (gratuit pour les moins de 7 ans).

 

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