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Monaco Dance Forum: les danseurs de l'extrême

Mis à jour le 12/12/2016 à 05:09 Publié le 12/12/2016 à 05:09
C'est le ballet « Extremalism » interprété par le Ballet National de Marseille et les danseurs du Ballet ICK d'Amsterdam qui a ouvert ce festival « Monaco Dance Forum » .

C'est le ballet « Extremalism » interprété par le Ballet National de Marseille et les danseurs du Ballet ICK d'Amsterdam qui a ouvert ce festival « Monaco Dance Forum » . Alice Blangero - Ballets de Monte Carlo

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Monaco Dance Forum: les danseurs de l'extrême

Impressionnant début de festival avec les danseurs de Marseille et d'Amsterdam dans « Extremalism »

Lorsque le Ballet National de Marseille se déplace à Monaco en compagnie des danseurs du ballet ICK d'Amsterdam, ce n'est pas pour faire une promenade de santé, ni du tourisme à la petite semaine. Il investit la scène de l'Opéra - comme il l'a fait samedi soir en ouverture du « Monaco Dance Forum » - et se laisse aller pendant près d'une heure trente à une frénétique explosion de gestes. Pour poursuivre dans la métaphore touristique, c'est de « tourisme de l'extrême » qu'il s'agit.

Et nous, public, sommes remués par l'énergie de ces danseurs qui semblent animés par une force tellurique susceptible de mettre en éruption l'Etna ou le Vésuve.

Le ballet que nous avons vu samedi soir, qui valait davantage par sa puissance collective que par la qualité de ses individus, portait le titre d'« Extremalism ».

Cela ne veut rien dire comme beaucoup de titres de ballet, et a l'inconvénient de sonner comme « thermalisme » alors qu'il en est à l'exact opposé !

Ce ballet remue une brassée de symboles. L'ennui est qu'on n'en a pas la clé. On croit voir l'explosion d'un groupe d'individus qui s'insurge contre un monde hostile. Il y a un côté sacral, tribal dans le déroulement de cette cérémonie chorégraphique dont les danseurs, au début, apparaissent sous des masques dotés de longues tresses. Assiste-t-on à un sacre du couple ? Évoque-t-on l'emprisonnement de la société ? Fait-on appel à un gourou ?

Il faut imaginer. Tout cela se déroule sous un grand cercle lumineux qui monte ou descend au-dessus de la scène, avec tous les symboles qui lui sont attachés : le fini et l'infini, l'enfermement et l'évasion, le contenant et le contenu, le bonheur et l'amour.

L'ensemble est réglé comme du papier à musique - à part que la musique est ici sans papier, constituée d'obsédants bruitages.

Enfin, à un moment, surgissent les « Quatre Saisons » de Vivaldi. Bonjour, la musique classique ! On ne sait si tout cela est « Extremaliste ».

En tout cas, c'est extrêmement fort !

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