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Mise en place chronométrée

Mis à jour le 10/08/2018 à 05:10 Publié le 10/08/2018 à 05:10

Mise en place chronométrée

Il est 18 heures.

Il est 18 heures. L'équipe du centre technique municipal est déjà présente sur le parvis de la basilique Saint-Michel-Archange. Le concert commence dans trois heures et demie. Pas de temps à perdre, la mise en place doit être terminée avant 20 h 30 et l'arrivée des premiers spectateurs.

François Cutri, responsable du centre technique municipal, donne le top départ à son équipe de six personnes. « C'est parti, on sort les tables en premier, puis on installe les portiques de sécurité. »

La machine se met en route. Tout est bien huilé. Chaque soir de concert c'est la même opération qui recommence.

Tous les membres de l'équipe s'engouffrent dans une maison attenante à la basilique. « C'est notre tanière », rigole un des techniciens. À l'intérieur du bâtiment est entreposé tout le matériel installé le temps des représentations, et rangé une fois celles-ci terminées.

Par la porte étroite de l'immeuble municipal, les hommes de l'ombre du Festival de musique de Menton sortent dans un premier temps des tables en bois. Il y en a sept à placer aux différents points de contrôle qui permettent d'accéder aux tribunes.

Vient ensuite l'installation des deux portiques de sécurité. La concentration est de mise. Les arches électroniques passent tout juste l'entrée de l'entrepôt. Deux hommes les portent, un autre les guide. « Faites basculer un peu en arrière ! OK c'est bon ça passe. » Il faut maintenant les descendre aux pieds des rampes de la basilique.

Sur le parvis, une partie des techniciens s'affaire à mettre en place la jupe de scène. Plus haut, deux employés municipaux soulèvent deux lourdes portes en fer qui viendront fermer l'enceinte du festival.

« Tout est dans le pied ! » La technique est bien rodée. Les quatre bras soulèvent la porte. L'un des deux hommes place son pied sous celle-ci pour la déposer dans les gonds. Le portail est installé. À quelques mètres de là, l'ordre est donné au talkie-walkie : « On ferme ».

Les six employés du centre technique se retrouvent sur la scène. La jupe est installée, il faut maintenant sortir le piano. Ils se dirigent dans la basilique. C'est ici, derrière la porte en bois, qu'il est rangé chaque soir.

Une rampe est installée pour faire passer l'instrument de 500 kilos sur la scène. Les douze bras se répartissent autour de ce dernier. Doucement, ils le font rouler vers la porte en verre, faite sur mesure, pour permettre sa sortie. Tous sont silencieux, concentrés. La manœuvre est délicate. Une fois la porte passée, ils traversent l'entrée. « C'est que du bonheur cette rampe ! », s'exclame l'un d'eux.

Devant l'école Frédéric Mistral, Cyril Koscher, responsable des loges, reçoit un coup de téléphone. Il est 19 heures, l'artiste approche. L'équipe en loge s'active. Il faut sortir les boissons au dernier moment pour qu'elles soient bien fraîches. La voiture du Festival de musique arrive. Cyril Koscher accueille le musicien et l'accompagne dans une des salles de classe convertie en loge.

Dans la fosse, le centre technique municipal met les bougies dans les lampes et enlève quelques rangées de chaises pour qu'aucune place ne soit vide. Matthieu Auzeau règle l'éclairage des colonnes de la basilique. Tous les spectres doivent être au même niveau.

Les premiers mélomanes arrivent. Ils ont tout raté de ce ballet, qui se reproduit chaque soir de concert.


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