“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

  • Et si vous vous abonniez ?

    Au quotidien, où que vous soyez, consultez le journal complet en ligne, dès 6h du matin.

    Abonnez-vous

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Marie Stuart : la haine de deux reines dans un bain de bel canto!

Mis à jour le 13/12/2016 à 05:13 Publié le 13/12/2016 à 05:13
Toute l'info locale + Des reportages exclusifs

Marie Stuart : la haine de deux reines dans un bain de bel canto!

L'époustouflant opéra Maria Stuarda de Donizetti est donné en ce moment, sous forme de concert, à l'auditorium Rainier-III. Prochaine représentation, demain, à 20 heures

Prostituée ! - Traînée ! - Bâtarde infame! »

Dimanche après midi à Monte-Carlo, sur les coups de 16 heures, deux femmes se sont mises à s'insulter. Les mots claquaient. Les yeux et les mains menaçaient. Etonnant vocabulaire dans la bouche de deux femmes en pleine Principauté !

On ne vous ment pas. C'est bien ainsi que cela s'est passé. Il y avait des témoins. Il y en avait au bas mot… un millier!

Mais comme ces femmes s'insultaient en chantant, et qu'un chœur et un orchestre les accompagnaient, tous ces témoins étaient aux anges. En plus, ces femmes n'étaient pas n'importe lesquelles. La première, prénommée Marie, était censée être reine d'Ecosse, et la seconde, Elisabeth, reine d'Angleterre.

On était - vous l'aurez compris - en l'Auditorium Rainier-III en plein représentation de l'opéra Maria Stuarda de Donizetti, lequel relate la haine entre deux reines qui ont réellement existé, Marie Stuart et Elisabeth 1ère. Et ce sont bien ces paroles qu'elles se lancent au visage !

En fait, on n'a pas assisté à une « représentation » proprement dite de cet opéra mais à son interprétation sous forme de concert. Les chanteurs apparaissaient sur la scène en tenue de récital devant l'impressionnante assemblée des musiciens et des choristes.

On s'aperçut une fois de plus que ce qui compte avant tout dans un opéra, c'est sa musique et son interprétation, plus que ses décors ou sa mise en scène !

Une distribution de premier ordre

Côté distribution on fut comblé. On était dans un grand festival. D'abord les deux reines : deux voix souveraines ! Annick Massis électrisa le public par l'éclat de ses notes aigües. Laura Polverelli rivalisa de vocalises, nous emporta par son intensité expressive. Le timbre du ténor Francesco Demuro était un joyau. L'imposant baryton était Fabio Capitanucci. Quant à la basse In Sung Sim, voilà plusieurs saisons qu'on ne cesse de s'éblouir de ses performances. Le rôle de la confidente de la reine d'Ecosse était fort bien tenu par la niçoise Karine Ohanyan.

L'orchestre rutilait sous la baguette d'Antonino Fogliani. Dressé sur son estrade, le chef vivait sa partition, la connaissait sur le bout des doigts. Le chœur était magnifique.

Peu importe si deux reines se déchiraient, du moment que le bel canto était roi !

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.