“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Maria Callas de retour en Principauté

Mis à jour le 11/04/2018 à 05:10 Publié le 11/04/2018 à 05:10
L'exposition reproduit images d'archives et documents audiovisuels dans lesquels la Callas se raconte.

L'exposition reproduit images d'archives et documents audiovisuels dans lesquels la Callas se raconte. Michael Alesi

Maria Callas de retour en Principauté

L'exposition « Maria by Callas », présentée seulement quelques jours au Grimaldi Forum, retrace le parcours et la vie de la diva, qui s'est toujours cherchée entre la femme et l'artiste

Il y a deux personnes. Je voudrais être Maria, mais il y a la Callas » La femme et l'artiste. Au milieu, une voix qui a dicté son chemin. Maria Callas est LA diva du XXe siècle. Un personnage aux facettes multiples qui a intrigué Tom Volf. Photographe et réalisateur, il est le père du projet protéiforme « Maria by Callas ». Un documentaire, une exposition et un livre.

« Il y a cinq ans pourtant, je ne connaissais presque rien à Maria Callas, sourit-il. Je vivais à New York et un soir, j'ai découvert l'opéra italien et le Bel Canto. Puis le travail de Maria Callas. » Une découverte qui s'imprègne en lui si bien qu'elle mène à la création.

Ce sera d'abord un documentaire, sorti en salles en décembre et projeté dimanche à Monaco. « J'ai voulu faire un film où elle se raconte, sans narrateur, mais avec des archives d'interviews, parfois inédites, qu'elle a données. Pour mieux connaître cette figure mystérieuse de façon authentique et sincère. »

Son amitié avec la princesse Grace

Trois années ont été nécessaires pour rencontrer ses proches et produire le film. « J'avais tellement d'archives que je n'ai pas pu tout mettre dans le film, d'où l'idée de cette exposition », présentée l'automne dernier à Paris à l'occasion du quarantième anniversaire de sa disparition.

Une exposition qui fait un passage éclair - cinq jours seulement - cette semaine au Grimaldi Forum, dans une version réduite. Les amateurs y trouveront tout de même une masse d'archives audiovisuelles et de reproductions photographiques (pas d'originaux, dommage) qui retracent les périodes de vie de la Callas, de sa naissance à New York à ses triomphes à l'opéra.

Avec un bonus monégasque, des photos et quelques archives qui témoignent de la relation particulière de Maria et Monaco.

La Principauté, ce sont les années heureuses de la diva, entre 1960 et 1967, avec son amant Aristote Onassis, où elle mène la dolce vita à Monte-Carlo. Une période où elle se lie d'amitié avec la princesse Grace, dont elle restera proche jusqu'à sa mort. Dans une lettre qu'elle écrit en 1965 à la princesse Grace, présentée dans l'exposition, elle témoigne de sa vulnérabilité comme on en parle seulement à une confidente. Sur un cliché de 1960, les deux femmes sont prises sur le vif, souriantes et détendues à bord d'un bateau, en compagnie des tous jeunes prince Albert et princesse Caroline.

Le 16 septembre 1977, Maria Callas s'éteint à l'âge de 54 ans dans son appartement parisien. À ses funérailles, les princesses Grace et Caroline sont les seules personnalités présentes aux côtés de proches et d'anonymes. Une sortie de scène presque discrète pour celle qui demeure, quarante ans plus tard, une iconique diva.


La suite du direct