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Lise de la Salle: doigts de feu et cheveux de lin...

Mis à jour le 08/02/2016 à 05:02 Publié le 08/02/2016 à 05:02
Interprétation époustouflante, hier, d'un concerto de Saint-Saëns et de la « Fille aux cheveux de lin » par la jeune pianiste française.

Interprétation époustouflante, hier, d'un concerto de Saint-Saëns et de la « Fille aux cheveux de lin » par la jeune pianiste française. Cyril Dodergny

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Lise de la Salle: doigts de feu et cheveux de lin...

Elle a du panache, la blonde pianiste Lise de la Salle !

Elle a du panache, la blonde pianiste Lise de la Salle ! Elle a interprété de manière époustouflante, hier, en l'auditorium Rainier III, le « 2ème, concerto » de Saint-Saëns. Elle a exprimé des choses lyriques, grandioses et virtuoses qui vous faisaient frémir dans votre fauteuil. À la fin, elle a entraîné l'orchestre dans une tarentelle échevelée. On avait rarement entendu une interprétation aussi brillante de ce concerto. Il est peu de dire que Lise a conquis la salle!

Pliant sous le poids des bravos, elle a rajouté, en bis, une œuvre qui lui ressemble: la «Fille aux cheveux de lin» de Debussy.

Telle est Lise : cheveux de lin et doigts de feu.

Doit-on rappeler que Camille Saint-Saëns - le compositeur du concerto - était un ami personnel du prince Albert 1er de Monaco ? C'est même lui qui a composé la musique d'inauguration du Musée Océanographique. Qu'est devenue cette musique ? On aimerait le savoir…

À propos d'océanographie, on a entendu hier ce chef-d'œuvre qu'est la «Mer» de Debussy. Au début du XXème siècle, cette œuvre de style impressionniste a marqué l'histoire de la musique. Jamais, auparavant, un orchestre n'avait exprimé de manière aussi subtile les mouvements de la mer, son flux et son reflux, ses miroitements sous la caresse de l'aurore, ses éclats lumineux sous les rayons du soleil, son dialogue avec le vent.

Le chef allemand Kar-Heinz Steffens, qui dirigeait hier le Philharmonique de Monte-Carlo en a donné une belle interprétation, soignée et chatoyante, qui a été chaleureusement applaudie, mais qu'on aurait aimée plus souple par moments. On est ici dans la musique de l'ineffable! La baguette du chef doit se transformer en pinceau lorsque la musique évoque les premières couleurs de l'aube ou en sceptre de Neptune lorsqu'arrive le moment des tempêtes. Vertigineuse musique!

On a entendu également le «Concerto roumain» de Ligeti, dans lequel le violon-solo David Lefevre a fait étinceler quelques traits issus du folklore roumain, et «Pelléas et Mélisande» de Fauré, avec, au centre de l'œuvre, le doux balancement de la célèbre « Sicilienne » dans laquelle nous a entraîné la belle flûte d'Anne Maugue.

Mélisande ? Voilà une autre fille aux cheveux de lin…

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