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Lever de rideau sur le IIIe acte des 70 ans de l'UMAM

Mis à jour le 24/10/2016 à 05:20 Publié le 24/10/2016 à 05:20
Réunis autour de Simone Dibo-Cohen, présidente de l'UMAM, élus, artistes et amateurs d'art ont découvert samedi matin les œuvres qui seront présentées au Palais de l'Europe jusqu'au 31 janvier.
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Lever de rideau sur le IIIe acte des 70 ans de l'UMAM

L'Union méditerranéenne pour l'art moderne, qui célébrait cette année ses 70 ans, clôture sa série d'expositions à Menton avec une sélection d'œuvres très ancrées dans la société

La gastro et la Fiac, à Paris, étaient concurrentielles, mais je suis très contente que vous soyez aussi nombreux pour ce vernissage. » Dans le hall du Palais de l'Europe, plus de 200 personnes se sont réunies, samedi matin, pour découvrir la nouvelle exposition de l'UMAM (Union méditerranéenne pour l'art moderne) à Menton, autour de son énergique présidente, Simone Dibo-Cohen. Troisième et dernier acte d'une année consacrée aux 70 ans de la fondation. Ultime rendez-vous mentonnais autour d'artistes issus du bassin méditerranéen. Très majoritairement âgés de moins de 50 ans.

Noirceur assumée

Dos aux portes de verre encore fermées, au « manteau de la conscience » d'Anna Chromy que l'on aperçoit en transparence, la présidente trace les grandes lignes de cette biennale retrouvée : « J'ai voulu cette exposition un peu chargée. Il y a beaucoup de noir, je le sais. Mais le noir et les squelettes ne sont pas nécessairement tristes. » C'est que les artistes présentés sont engagés. Pas forcément dénués d'humour pour autant, souligne-t-elle. Simplement ancrés dans leur époque. Aptes à en parler… sans parole.

« Je fonctionne à l'émotion. Toutes ces œuvres m'ont fait palpiter, développe Simone Dibo-Cohen. Ce sont des valeurs sûres, pour la plupart déjà primées ». Et, comme toujours avec l'UMAM, des œuvres variées par la forme. Les intentions. La renommée des artistes, aussi. Aux univers différents mais aux consonances parfois si proches : Battista, Bezzina. Franta, Frega. Giovani, Pedinielli, Petriconi. Rubinstein, Steiner.

Plus abouti, ce troisième volet ? Assurément. « Je suis arrivée la première fois comme un Ovni, je ne connaissais pas les tenants et les aboutissants, rappelle Simone Dibo-Cohen. L'exposition tenait la route mais comme sur des œufs tout de même… »

Éclectique ? Oui. Et non. Tant chaque spectateur saura percevoir dans l'ensemble une contemporanéité flagrante.

« Nous retrouvons, grâce à l'UMAM, l'art contemporain que nous avions un peu perdu de vue depuis les années soixante-dix, se félicite le député-maire Jean-Claude Guibal. Ces œuvres correspondent à l'évolution de l'art : il ne s'agit plus uniquement de susciter des émotions esthétiques mais de délivrer au travers d'elles des messages. Le spectateur participe dès lors à la création ».

Et son adjointe déléguée à la culture et au patrimoine, Martine Caserio - attachée à la belle symbolique du nombre trois - de compléter : « Elles sont teintées de la turbulence de notre époque, que les artistes subliment. »

« Œuvre réalisée comme un crime »

Exemple, lors de la visite guidée de circonstance, avec Marc Alberghina. Auteur d'une œuvre composée de plusieurs pièces en céramique. « J'ai tourné chacune d'entre elles, c'était mon premier métier, explique-t-il aux amateurs qui l'entourent. Chacune a son identité. J'ai ensuite tiré des balles de ping-pong avec de l'émail. J'ai en fait réalisé mon œuvre comme un crime. Ce qui fait d'elle quelque chose de précieux et de vulgaire. »

L'heure est venue de fermer, de nouveau, les portes de la galerie d'art du Palais de l'Europe. Le rideau du IIIe acte tombe. Pour rouvrir officiellement au grand public dans l'après-midi.

« J'ai vécu quasi un an à Menton. J'ai une peine immense de vous quitter », conclut Simone Dibo-Cohen.


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