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Les équipes de l'émission "Echappées belles" à la rencontre des sinistrés de la tempête Alex

La très populaire émission de France 5 "Échappées belles" consacre son numéro du 18 septembre à la vallée sinistrée. Les deux équipes de tournage sont parties en quête d’histoires humaines.

Alice Rousselot Publié le 31/08/2021 à 14:40, mis à jour le 31/08/2021 à 14:40
L’animateur Ismaël Khelifa dans la Roya. Photos Bo travail - B Fainzang et D Lemeunier

Pour les membres de la société de production Bo travail, créatrice d’« Échappées belles », l’émission qui sera diffusée le 18 septembre occupe une place à part. Parce qu’il y est question de la Roya. De ses habitants. De la manière dont la vallée se redresse après l’indicible. Tout le long du mois de juillet, deux équipes de tournage distinctes (plateau et reportage) se sont rendues sur place.

Avec, chacune, un itinéraire et une feuille de route bien définis. Mais un objectif commun : valoriser la vallée sinistrée, et inciter les téléspectateurs à s’y intéresser. "Quand les inondations ont eu lieu, j’étais sidéré. Les questions environnementales me touchent beaucoup. Avec le producteur, nous avons décidé d’y aller un an après, dans l’idée de participer à l’effort de solidarité", expose l’animateur Ismaël Khelifa, également guide dans les régions polaires.

"Puissant"

Car au-delà de la simple dimension de découverte et de prescription, l’émission de France 5 - qui a renforcé son lien avec le public lors des périodes de confinement - s’attache de plus en plus à aborder de grands enjeux. En se penchant sur ce que les personnes interrogées révèlent de la société.

"On ne peut pas reconstruire la vallée, mais on peut apporter notre soutien - en toute humilité. Les habitants disent à l’unisson que le meilleur moyen de les aider, c’est de venir", complète-t-il. Soucieux de parler des gens qui se relèvent après une catastrophe sans précédent. De leur donner la parole, aussi. Sans angélisme, mais avec un souhait chevillé au corps: celui de proposer un programme utile.

"On ne peut plus faire de la TV avec seulement du spectacle aujourd’hui", clame l’animateur. Pour qui la tempête Alex relève de la première sentinelle du réchauffement climatique en France.

Aidé d’une journaliste de l’émission implantée à Paris - qui a cherché des personnes emblématiques en amont, de manière à cibler des profils le plus représentatifs possible - Ismaël Khelifa s’est fixé pour objectif de ne pas tomber dans un piège facile, ne faire parler que des néoruraux. Aussi s’est-il rendu aux côtés des personnes qui réimplantent des poissons dans les rivières, du réalisateur Rémy Masséglia et de sa fille en séance d’observation de la faune sauvage, d’un berger - Barthélémy.

L’animateur pointe du doigt un paradoxe: "Pour cette émission, j’ai vu parmi les plus beaux paysages de France. Mais en parallèle, j’ai fait la rencontre de personnes qui racontent l’horreur de ce qu’elles ont traversé. C’était très puissant humainement. Et j’ai compris que quand les gens s’en sont sortis, c’est parce qu’ils ont mis leurs conflits de côté", développe-t-il.

Rappelant que les routes ont beau avoir été détruites, la rivière a beau avoir changé de morphologie, tout n’a pas été détruit. À l’exemple d’un superbe canyon dans lequel il a pu aller.

"J’avais un vrai désir de faire cette émission. Le montage est terminé… et c’est hyper beau. Je vois un parallèle avec l’une des premières que j’ai faite en Mauritanie, quand le pays rouvrait au tourisme. Il s’agissait aussi d’accompagner de nouveau." Venu en pionnier du 1er au 12 juillet, le journaliste reporter d’images Jean-Marc Chauvet confirme que le numéro dédié à la Roya relève du cas particulier.

"La manière de tourner reste la même, mais on voulait vraiment apporter quelque chose un an après Alex. Pour montrer que les gens se battent, et peu à peu se relèvent. Il y aura très peu d’images de destruction, nous souhaitions avant tout montrer ce qui n’a pas été emporté. Aussi avons-nous choisi des reportages qui conservent un côté positif", résume-t-il.

Indiquant que toutes les thématiques n’ont pas pu être évoquées (entre autres pour coller à l’ADN de l’émission) mais qu’un soin particulier a été porté au fait d’arpenter les diverses communes. En quête d’exhaustivité. Le JRI avait pour feuille de route de réaliser six reportages - qui seront adjoints aux séquences animées par Ismaël Khelifa, avec souplesse et cohérence.

Le premier d’entre eux? Il s’agit d’une carte d’identité culturelle de la vallée à l’histoire tortueuse. "Dans Échappées belles, le premier reportage est toujours transversal, c’est un portrait du lieu où l’on se trouve", explique Jean-Marc Chauvet. Lui qui ne connaissait pas encore la Roya, mais avait pour projet de s’y rendre dans un futur proche.

 

Rencontres humaines

Quant aux cinq autres reportages, ils sont tout entiers tournés vers l’espoir et l’humanité. Via la rencontre avec des bénévoles des associations Aide aux sinistrés et Mission trekkeurs, notamment.

"Ils sont totalement dévoués et ont toujours la banane. Un an après ils ne sont pas essoufflés; c’est impressionnant." Via une séquence consacrée au train, indispensable ligne de vie. Via un focus sur le vélo, aussi. Plusieurs initiatives ayant vu le jour - entre l’expérimentation de vélos à hydrogène et la création d’un système de vélo partage.

Jean-Marc Chauvet s’est également attaché à faire connaître les "Roya sisters" et leur myriade d’idées pour faire vivre la vallée, ainsi que Yann et Aude, nouveaux gardiens du refuge des Merveilles.

Désireux de partager les belles rencontres et découvertes qu’il a faites lors de cette échappée, le JRI n’a qu’un seul regret : ne pas avoir eu le temps d’aller à Castérino. Reste un vœu des plus sincères: "J’espère que l’émission sera beaucoup vue. Et que les gens iront jeter un coup d’œil à la Roya…"

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