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Le Nu orange de retour sur ses terres au Cannet Une oeuvre énigmatique 356

Mis à jour le 16/11/2019 à 10:36 Publié le 16/11/2019 à 10:36
Cette œuvre a été composée vers la fin de la vie de Pierre Bonnard. 	(DR)

Le Nu orange de retour sur ses terres au Cannet Une oeuvre énigmatique 356

La prochaine exposition du musée Bonnard, « Une saison autour du Nu orange », qui se tiendra du 23 novembre au 7 juin, permettra de découvrir le tableau acquis grâce à un financement participatif

Le Nu orange est de retour sur les terres qui ont vu sa naissance, en 1943, par le talent du maître de la couleur, alors à son apogée, Pierre Bonnard.

Le tableau était exilé aux États-Unis, possession d’un collectionneur privé, et tout à coup, il est apparu dans toute sa splendeur lumineuse l’autre soir, pour une présentation en avant-première, dans cette salle bondée du quatrième étage du musée cannetan dédié à son auteur.

Le voilà de retour, comme un enfant perdu, qu’on retrouve après une longue absence.

Une énergie lumineuse

L’émotion de la conservatrice, Véronique Serrano, la fierté de la présidente de la majorité municipale, Michèle Tabarot, la présence nombreuse des participants et participantes du financement participatif (voir ci-dessous), en disaient long sur la prouesse réalisée. Pour réussir, il aura fallu déployer une énergie, elle aussi lumineuse, fédératrice et large.

Celle de Véronique Serrano, la conservatrice, qui voyait aboutir un long parcours, avec beaucoup de gratitude : « Ce Nu orange qu’on a tant espéré voir est là, déclarait-elle d’une voix empreinte d’émotions. »

L’aventure avait commencé par un voyage d’études aux USA, se souvenait-elle, et un mail reçu dans la nuit qui lui donnait le feu vert. Celle de la municipalité, au 1er rang de laquelle, Michèle Tabarot, « aficionado de Bonnard » et député-maire à l’époque. Celle des participants institutionnels : la Région, représentée par Philippe Tabarot, et l’État, qui ont contribué au financement de façon importante. Et, bien sûr, de 356 mécènes, particuliers et entreprises, qui ont mis la main au porte-monnaie pour que le budget de 529 000 euros soit bouclé.

« Un geste important des concitoyens », souligné par Michèle Tabarot.

La quintessence de l’art de Bonnard

Désormais, l’œuvre magistrale « est à jamais sur nos cimaises », pour reprendre le mot de Michèle Tabarot, si ce n’est pour quelques périodes de prêt à d’autres musées prestigieux dans le monde qui ne manqueront pas d’en faire la demande.

Le Nu orange, par son sujet, son cadrage et ses couleurs, exprime la quintessence de l’art de Bonnard et complète les collections du musée.

Le tableau pourra être admiré dès la réouverture de l’établissement en pleine préparation de l’exposition des collections, « Bonnard, one saison autour du Nu orange », à partir du 23 novembre 2019 et jusqu’au 7 juin 2020.

Cette œuvre a été composée vers la fin de la vie de Pierre Bonnard, en 1943, une période où le peintre oscille subtilement entre figuration et abstraction, entre intérieur et extérieur, brouillant les lois de la perspective et poursuivant un dialogue essentiel avec la Nature.

Ce Nu Orange a été précédé de deux dessins préparatoires qui confirment l’hypothèse d’une composition avec un arbre fruitier, un oranger ou un plaqueminier, aux fruits d’un éclat oranger. Le sens reste cependant mystérieux, alors que Bonnard déclarait à ce propos : « Ne pas torturer la nature pour qu’elle approche de l’abstrait. L’abstrait est un départ. »

D’après son petit-neveu, Antoine Terrasse, c’est Moucky Vernay qui lui aurait servi de modèle pour ce tableau.

La jeune femme s’occupa de Bonnard après la mort de Marthe, son épouse, en 1942.

Pierre Bonnard, Nu orange, vers 1943. Huile sur toile, 49,2 x 50,5 cm. 	 (Repro musée Bonnard)
La présentation en avant-première au Cannet s’adressait aux donateurs du financement participatif, ici en présence notamment de Michèle Tabarot, députée et ex-maire, Philippe Tabarot, conseiller régional, Yves Pigrenet, maire, Véronique Serano, conservatrice du musée.
La présentation en avant-première au Cannet s’adressait aux donateurs du financement participatif, ici en présence notamment de Michèle Tabarot, députée et ex-maire, Philippe Tabarot, conseiller régional, Yves Pigrenet, maire, Véronique Serano, conservatrice du musée. I. V.

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