Le Musée océanographique prend des attaches lyonnaises

L'institution du Rocher vient de signer un partenariat avec le musée des Confluences, inauguré en décembre 2014 dans la cité des Gaules. De cette alliance va naître une exposition.

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Axelle truquet Publié le 18/02/2016 à 21:30, mis à jour le 18/02/2016 à 05:06
Cyril Dodergny

Deux institutions viennent de s'unir. Le séculaire Musée océanographique de Monaco, dirigé par Robert Calcagno, et le tout jeune musée des Confluences de Lyon, piloté par Hélène Lafont-Couturier ont signé une convention de partenariat. Malgré le siècle (et même un peu plus) d'écart d'âges, ces deux établissements partagent une même vision des choses. Ils déploient leurs efforts pour mieux servir le visiteur et le conduire à la découverte de l'art et des sciences.

Le musée des Confluences, inauguré en décembre 2014, a accueilli récemment son millionième visiteur. «Nous présentons une approche interdisciplinaire, résume sa directrice Hélène Lafont-Couturier. Nous évoquons la place de l'homme dans la biodiversité, la question de la formation des sociétés, le rapport de l'Homme à la mort. Le public est au cœur de la conception du musée : beaucoup d'objets ne sont pas dans des vitrines pour que l'on puisse évoluer autour voire en toucher certains. L'idée est de lier l'émotion et la diffusion d'un savoir.»

Un turbot contre un rorqual

Une philosophie qui fait écho à celle du Musée océanographique où petits et grands peuvent caresser des requins vivants ou encore tâter une mâchoire et sentir du bout des doigts des écailles de certains spécimens marins.

 

Le partenariat entre les deux institutions est déjà concret, au-delà de l'ouverture de l'exposition Taba Naba (lire par ailleurs). Si le Musée océanographique a prêté un turbot au musée des Confluences, ce dernier va prochainement lui renvoyer l'ascenseur en confiant à son homologue monégasque… un rorqual. «Dans le cadre d'une future opération, l'artiste Philippe Pasqua est en train de concevoir une sculpture de grande dimension sur le thème des océans et de la mer. Pour résumer, il s'appuiera sur le rorqual lyonnais pour réaliser une pièce en bronze», dévoile Robert Calcagno.

La collaboration entre Monégasques et Lyonnais s'annonce donc particulièrement fructueuse.

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