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Le monde selon Spalletti

Mis à jour le 20/04/2019 à 10:22 Publié le 20/04/2019 à 10:22

Le monde selon Spalletti

L’artiste Italien Ettore Spalletti est à l’honneur à la villa Paloma avec une exposition à laquelle il a collaboré pour présenter ses œuvres minimalistes qui jouent avec les couleurs et les formes

À 79 ans, Ettore Spalletti est considéré comme une personnalité énigmatique du monde de l’art.

L’Italien vit et travaille entre mer et montagne. Depuis son refuge de Cappelle sul Tavo, surplombant la mer Adriatique, il scrute le spectacle quotidien de la nature qui l’entoure. Comme un ascète. Un ermite pour certains. Un observateur attentif du paysage, pour d’autres. Qui cherche éperdument à capturer dans ses pigments la lumière rosée du matin, le ciel apaisé du couchant. Qu’il traduit en bleu pâle ou rose poudré.

Ce travail singulier de son compatriote, Cristiano Raimondi a travaillé dix ans pour l’exposer en Principauté. Il a fini par apprivoiser « l’ermite », à force de ténacité et d’allers-retours dans les Abruzzes, « un énorme honneur » sourit celui qui signe le commissariat de l’exposition Ombre d’azur, transparence, qui vient d’ouvrir au Nouveau Musée National de Monaco.

Ettore Spalletti a passé un mois à installer ses œuvres dans la villa Paloma. Au millimètre près. Il a d’ailleurs créé plusieurs œuvres pour ce rendez-vous avec le public monégasque.

Il accepte pourtant peu de projets. Mais on peut imaginer que la villa Paloma, comme un promontoire face à la Méditerranée que l’on peut admirer depuis sa terrasse et chacune des fenêtres, l’a séduit. Et pour la peine le bâtiment s’est refait une beauté pour s’adapter à son hôte. Revoyant tout le système d’éclairage des salles pour mettre en valeur les œuvres.

« Observateur de la beauté »

Car la lumière est essentielle pour apprécier la trentaine d’œuvres qui jalonne le parcours établi dans le musée. « Spalletti observe la beauté qui nous entoure et retransmet cette magie qu’il vit tous les jours », commente Cristiano Raimondi.

Dans son atelier, l’artiste a éprouvé ses techniques. Il applique des couches de peinture sur des surfaces en bois, poncées régulièrement, pour exprimer les pigments dans ce qu’ils ont de plus lumineux. À ce titre, le rose et le bleu, langage de son travail, sont uniques. Pour se rapprocher au plus près des couleurs du ciel.

C’est le spectacle qui s’offre aussi dans une succession de salles minimalistes où les installations tridimensionnelles de l’artiste jouent avec la lumière diffuse, les couleurs et les formes géométriques pour transmettre l’atmosphère d’un paysage. Qui évolue avec le mouvement du spectateur. Qu’on se place à un angle ou un autre de la pièce, la structure change de couleur, sans bouger.

« C’est fondamental de montrer le pouvoir de l’art dans sa dimension spirituelle et l’aspect contemplatif et méditatif de ces œuvres », continue Cristiano Raimondi, qui explique que longtemps le travail de Spalletti n’a pas été compris et qu’il s’est battu pour obtenir cette reconnaissance.

Il est aujourd’hui parmi les rares artistes à avoir eu une exposition dédiée au musée Guggenheim de New York. La Fondation Vuitton a Paris vient également d’acquérir des installations. Et Monaco le célèbre avec cette exposition événement, jusqu’en novembre.


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