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Le Joueur: un opéra à prix cassé pour les jeunes à Monaco

10, 15 et 20 euros au lieu de 110 euros : c'est la proposition que l'Opéra de Monte-Carlo fait aux moins de 26 ans, le 25 mars. Une belle occasion pour une soirée qui s'annonce « étonnante »

J. D. Publié le 07/03/2016 à 05:13, mis à jour le 07/03/2016 à 05:13
Le Joueur, mis en scène par Jean-Louis Grinda, est présenté pour la toute première fois à Monaco. DR - Opéra de Monte-Carlo

Jean-Louis Grinda promet une soirée « fascinante ». Le directeur de l'Opéra de Monte-Carlo, également metteur en scène du Joueur de Serge Prokofiev, veut ouvrir toutes grandes, et à tous, les portes de la salle Garnier.

L'art lyrique réservé à une élite ? Certainement pas, selon Jean-Louis Grinda (lire ci-contre). Et alors qu'est fêté, cette année, le 150e anniversaire de la première représentation lyrique au Casino de Monte-Carlo, l'occasion est d'autant plus grande de séduire les jeunes.

Une première à Monte-Carlo

Ainsi est-il proposé aux moins de 26 ans d'aller à l'opéra, le 25 mars, à 20 heures, avec un billet acheté entre 10 et 20 euros. Habituellement, il faut débourser autour de 110 euros…

Et ce ne sera pas un spectacle au rabais. D'ailleurs, cet opéra, programmé également les 18, 20 et 22 mars pour tout public, est d'ores et déjà à guichets fermés. Il rassemblera les chœurs de l'Opéra de Monte-Carlo et l'Orchestre philharmonique de Monte-Carlo.

 

C'est la cinquième année que l'Opéra de Monte-Carlo fait cette offre au jeune public pour l'initier au grand répertoire lyrique et de lui faire découvrir les trésors musicaux qui composent la programmation de l'Opéra de Monte-Carlo.

Le Joueur, opéra qui n'a jamais été joué à Monte-Carlo est tiré d'un chef-d'œuvre de la littérature russe, récit autobiographique de Dostoïevski. Il s'agit d'une chronique prenante de l'obsession du jeu et de ses conséquences, brossant des personnages de chair et de sang, bien loin des stéréotypes.

Savoir +
Le Joueur, vendredi 25 mars, 20 h, salle Garnier du Casino de Monte-Carlo. Tarifs : 10, 15 et 20 €. Location du mardi au samedi, de 10 à 17h30.
Rens. 98.06.28.28. www.opera.mc.

Jean-Louis Grinda, directeur de l’Opéra de Monte-Carlo : « La qualité pour tous »

Jean-Louis Grinda, directeur de l’Opéra de Monte-Carlo, s’apprête à accueillir le jeune public pour une soirée aux tarifs quasiment symboliques. Il explique sa politique.

 

Pourquoi des tarifs défiants toute concurrence?
Je crois qu’il est important que l’opéra soit accessible au plus grand nombre. L’art lyrique est un genre qui sort de l’ordinaire. Il faut aider à le faire découvrir. Là, ce sera au prix d’une place de cinéma.

Les moins de 26 ans ont-ils la culture opéra?
Le principal, c’est d’avoir l’occasion d’aller au spectacle; et d’être ou non émerveillé. Les théâtres sont remplis de gens modestes. Nous cherchons à provoquer le choc de la force. Je pense que le niveau d’éducation de toutes les classes sociales autour de chez nous permet sans difficulté une appréhension de l’œuvre.

Les jeunes et l’opéra : un défi?
Non. Pas plus que de dire qu’il est impossible de jouer autres choses que du Verdi ou du Puccini. L’attrait pour l’opéra demeure; mais il est dilué dans une offre culturelle toujours plus diversifiée.

Avez-vous besoin de renouveler votre public?
Non. Ce n’est pas une logique commerciale. Je veux partager et faire du prosélytisme. C’est un choix politique. En terme économique, c’est évidemment contre-productif. Mais pour la Principauté, qui investit beaucoup sur le plan de la culture, c’est une opération gagnante.

Alors, pourquoi si peu de jeunes à l’opéra?
Le seul frein, c’est le prix des places. Le billet devrait être 110€. Là, les jeunes paieront de 10 à 20 % du prix et auront la plus grande qualité.

 

Pourquoi choisir cette œuvre pour cette opération « Jeunes public »?
C’est une œuvre moderne. Les sentiments sont très forts. Il s’agit de la passion du jeu. Le thème correspond à la jeunesse. C’est aussi une œuvre d’amour. Le spectacle ne dure que de deux heures. Cet opéra est fascinant qui se déroule à la Belle Époque, avec des décors et costumes magnifiques. C’est un hommage au Casino de Monte-Carlo.

L’amour, le jeu, l’argent…

L'action se déroule en Allemagne, dans une ville d'eau imaginaire qui s'appelle Roulettenbourg - un nom qui dit tout… Autour du casino, comme aimanté par les tables de jeu, s'agite tout un petit monde de personnages obsédés par le jeu et ses gains faciles. Parmi eux, le général, un Russe presque ruiné qui spécule sur la mort à venir de sa grande tante pour se refaire. Polina, la jeune belle-fille du général, et Alexeï, jeune aristocrate désargenté vivent une histoire d'amour aussi tourmentée que compliquée.

Par amour, Alexeï devient un joueur, gagne l'argent qu'il convoitait mais se perd dans l'obsession du jeu. Il restera seul. Dans son esprit, Polina s'efface, pendant qu'il revoit la boule qui vingt fois de suite est tombée sur rouge…

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