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Le commerce suffoque dans la rue Grimaldi à Monaco

Mis à jour le 03/02/2015 à 08:44 Publié le 03/02/2015 à 08:39
Deux boutiques dans la partie haute de la rue Grimaldi sont en travaux. Les commerçants espèrent qu'elles attireront les clients.
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Le commerce suffoque dans la rue Grimaldi à Monaco

Les professionnels de cette partie de la Condamine ont du mal à s’attacher une clientèle fidèle et suffisamment importante pour travailler convenablement. Ils craignent pour l’avenir

Les professionnels de cette partie de la Condamine ont du mal à s’attacher une clientèle fidèle et suffisamment importante pour travailler convenablement. Ils craignent pour l’avenir

Quelques jours après le début des soldes, le magasin de chaussures André de la rue Grimaldi a fermé ses portes. Du jour au lendemain. Un camion garé devant l'enseigne et tout a été vidé en deux temps, trois mouvements.

Depuis, le local est en travaux. Deux numéros plus loin, le rideau est baissé depuis plusieurs mois. Les mannequins de prêt-à-porter ont laissé place à une large bâche scotchée sur la vitrine. Pas très alléchant pour les potentiels clients.

Les commerçants du quartier font la grise mine. Difficile d'attirer le chaland avec ces vitrines vides. Et le gouvernement n'y peut pas grand-chose. Les locaux commerciaux appartiennent à des propriétaires privés qui ont donc toute latitude pour choisir leurs locataires (sous réserve de la législation).

Libre à eux, donc, de choisir un chausseur, un maroquinier ou un vendeur de prêt-à-porter.

Concertation

«Peut-être que si on avait l'opportunité de nous concerter entre commerçants pour savoir quel type activité il faudrait privilégier, cela arrangerait les choses», commente un professionnel qui préfère garder l'anonymat.

Et de poursuivre : «Il faut une certaine cohérence pour que les consommateurs qui viennent chez l'un soient aussi susceptibles de se rendre chez l'autre.»

Une idée est partagée par plusieurs professionnels : installer un commerce de bouche au milieu de la rue, du côté de la Poste. «Cela pourrait ramener de potentiels clients. On peut supposer que des travailleurs viendraient déjeuner et donc en profiter pour passer dans les boutiques entre midi et deux», suggère l'un d'eux.

Souad Girardi, présidente au Groupement d'intérêt économique (GIE) de l'espace commercial de la Condamine, n'est pas de cet avis : «Des commerces de bouche, il y en a déjà plein rue Princesse-Caroline et au marché. Le véritable problème, ce sont les loyers. Ils sont trop élevés. Du coup, les enseignes finissent par partir. Or, cela crée unturnover. Ce manque de stabilité commerciale peut rebuter les clients.»

Absence de cohérence

Finalement, les commerçants parlent d'une seule voix lorsqu'il s'agit d'identifier le problème : l'absence de cohérence et d'offre globale. En Principauté, le milieu de gamme est assez peu représenté, toutes proportions gardées. Une piste, peut-être, à étudier pour tenter de faire revenir les locaux qui n'hésitent pas à aller faire leurs emplettes dans les centres commerciaux niçois.


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