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L'auteur niçois, Sébastien Didier se fait expert de la mise en abyme avec "Ce qu'il nous reste de Julie"

Mis à jour le 16/04/2021 à 19:24 Publié le 16/04/2021 à 18:06
Sébastien Didier, romancier azuréen des plus prometteurs.

Sébastien Didier, romancier azuréen des plus prometteurs. Photo François Vignola

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L'auteur niçois, Sébastien Didier se fait expert de la mise en abyme avec "Ce qu'il nous reste de Julie"

Après son best-seller Je ne t’oublie pas et Les Yeux bleus, son deuxième roman paru en 2020, également plébiscité par le public, l’auteur niçois signe Ce qu’il nous reste de Julie. Époustouflant.

Vingt ans après avoir quitté Sainte-Geneviève, sa ville natale du Sud de la France, un écrivain est renvoyé par un livre (comble de l’ironie) à un passé qu’il s’efforce d’oublier. Un ouvrage intitulé Le Temps d’un été. Tout dans ce roman lui évoque son amour d’adolescence, Julie. Des références troublantes, des anecdotes qu’elle seule connaissait... Mais la jeune fille est morte il y a vingt ans, assassinée par un tueur en série! Qui peut se cacher derrière ces écrits on ne peut plus troublants? Tel est le pitch de Ce qu’il nous reste de Julie, un récit unique et vertigineux, dans lequel Sébastien Didier s’est surpassé.

Comment est né ce roman?

Cette histoire me hantait déjà en 2019. Mon premier livre Je ne t’oublie pas était paru chez Hugo suspense, et je commençais à réfléchir à mon prochain sujet. J’avais envie qu’il y soit question d’amour, d’amitié, de littérature. C’est ainsi qu’a germé l’idée de cette fille disparue et d’un livre qui parle d’elle vingt ans après. Mais je ne me suis attelé à l’écriture de Ce qu’il nous reste de Julie qu’en avril 2020, car entre-temps j’ai réécrit Les Yeux bleus pour le concours Michel Bussi, dont j’ai été finaliste. Puis une nouvelle version parue en 2020. Il est en lice pour le prix de l’Évêché, qui est le siège de la police judiciaire à Marseille.

Une nouvelle fois, vous avez ancré ce récit dans notre région, même si certains lieux sont imaginaires...

J’ai cette conviction: ce sont des choses que l’on connaît que l’on parle mieux! Sainte-Geneviève est un lieu fictif, mais j’ai choisi un nom qui peut sonner comme ceux des localités que nous avons dans l’arrière-pays. La Rocca Gravièra, en revanche, c’est La Rocca Sparviera, des ruines qui existent vraiment, au-dessus de chez moi, à Coaraze.

Vous utilisez la première personne du singulier dans ce récit...

Ce n’était pas mon intention première, mais le héros ayant quarante ans, étant écrivain et originaire du Sud, comme moi, cette idée s’est imposée.

D’autant que je venais de lire le dernier Joël Dicker, que j’adore, et que cet auteur n’avait pas hésité à se mettre en scène lui aussi. J’adore brouiller les pistes, entre fiction et réalité! Certains des personnages de ce récit, comme ma cousine, existent. J’écris les histoires que j’aimerais lire.

Lorsque le héros se plonge dans Le Temps d’un été, on bascule dans une atmosphère rétro et british à la Agatha Christie?

Et pour cause, puisque je suis un très grand admirateur d’Agatha Christie depuis l’enfance! Je voulais m’inspirer de ses ambiances que j’adore: un lieu clos, baigné dans une certaine atmosphère, avec des gens très différents réunis le temps d’une intrigue. C’était un challenge: il s’agissait de ne pas lasser non plus le lecteur avec une intrigue parallèle lourde et longue, j’ai élagué. Et c’est via Le Temps d’un été que passé et présent, fiction et réalité, se superposent

Comment élaborez-vous votre schéma narratif?

Je ne fais aucun plan. Je visualise l’histoire, les personnages. Je pars d’une scène de départ, d’un beau décor, puis j’ai besoin d’un élément déclencheur qui arrive vite. Ensuite mes personnages, un peu grossiers au début, se précisent. C’est ma passion du cinéma, de l’image, qui m’a nourri ainsi.

Ce livre se démarque des précédents par sa dimension émotionnelle...

Oui, même si j’évite le côté larmoyant, il y a des thèmes qui me sont chers, l’amitié, la famille. Le fait qu’au-delà du temps écoulé, des choses perdurent. Un livre, c’est une photo de son auteur à un instant T, selon ses dispositions psychologiques du moment.

Écrivez-vous en musique?

Toujours! La musique m’est essentielle, et j’adore mêler les arts, partager ce qui me passionne. Vous retrouverez sur Deezer la playlist de ce livre, composée de seize titres, intitulée Julie inspirations.

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