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La passion dévastatrice, voilà le thème du nouveau roman de la varoise Karine Giebel

Mis à jour le 09/12/2019 à 12:47 Publié le 15/12/2019 à 11:00
La romancière varoise Karine Giebel vient de sortir "Ce que tu as fait de moi" aux éditions Belfond.

La romancière varoise Karine Giebel vient de sortir "Ce que tu as fait de moi" aux éditions Belfond. Photo Melania Avanzato

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La passion dévastatrice, voilà le thème du nouveau roman de la varoise Karine Giebel

"Je t’aime à la folie"... Sauf que là ce n’est pas une chanson mais ce qui va arriver au patron d’une brigade de stups. Et la folie, ça peut être dévastateur, comme on peut le lire dans le nouveau –très bon– roman de Karine Giebel. La romancière varoise vous présente son dernier livre.

Avec onze romans, deux recueils de nouvelles traduits dans une douzaine de langues et plus d’un million d’exemplaires vendus, Karine Giebel s’installe peu à peu comme un auteur qui compte. Il faut dire qu’elle a le chic pour choisir des thèmes qui passionnent chaque fois les lecteurs, sans nul doute car ils ne sont jamais les mêmes.
Certes, il y a des thrillers comme Meurtres pour rédemption ou Juste une ombre.
Mais, comme elle l’explique: "J’essaye de faire différent à chaque fois. Celui-là est dans la veine de Juste une ombre ou De force éventuellement. Mais c’est un truc que je n’avais jamais fait".
Celui-là justement commence par un coup de foudre. Richard Ménainville, patron des stups, respecté par ses équipes, marié et père de deux enfants, accueille une nouvelle recrue, le lieutenant Laetitia Graminsky.
Dès l’instant où il va croiser son regard, sa vie va basculer. Il va se livrer à des actes odieux pour la posséder et même se servir d’une erreur professionnelle du lieutenant pour la soumettre de force à sa passion.

"Une passion compliquée"

Car il s’agit bien de cela: "C’est vraiment un livre sur la passion. Certains retiennent parfois le thème de #Metoo mais je ne m’y attendais pas du tout. Je suis très sensible à la violence faite aux femmes, j’en ai déjà parlé dans certains de mes romans, mais pour celui-ci ce n’était pas le thème retenu: je voulais écrire sur la passion mais une passion compliquée que l’un des deux refuse. La passion dévastatrice, voilà le thème de ce roman. Cependant, dans cette histoire, d’autres sujets sont venus comme l’emprise, le maître chanteur qui devient esclave de sa passion et un harcèlement sur une femme aussi. Ces choses-là sont connexes car le thème central de mon livre c’est bien la passion", explique Karine Giebel.
Il faut dire qu’au niveau "passion dévastatrice" on n’est pas déçu!
Car, écrire, Karine Giebel sait faire, et même, sait le faire de mieux en mieux. Chaque fois cela monte d’un cran en qualité.

"Douze ans que j’y pense"

Ce roman elle y avait, en fait, pensé il y a douze ans.
"J’avais même commencé mais c’est une construction qui est complexe pas forcément pour le lecteur, je l’espère, mais plutôt pour l’auteur. À l’époque, je n’avais pas réussi à avancer donc je l’avais mis de côté. Mais j’avais envie d’écrire un livre sur l’amour passionnel ou la passion amoureuse menée à son paroxysme avec tout ce que cela peut déclencher: un sentiment qui balaie tout sur son passage, une sorte d’incendie que l’on ne peut pas maîtriser et qui va tout brûler. C’était cela mon idée de départ."
Ce roman a, en effet, une construction inhabituelle, plutôt originale et très efficace car elle imprime un bon rythme de lecture: "Au tout début, dès que j’ai eu cette idée, j’avais envie de cette construction de double confession: chacun racontant la même histoire mais de son point de vue. Mais il a fallu plusieurs romans pour me sentir capable d’écrire enfin ce livre."
Ah bon? On s’étonne mais elle explique: "Dès le début on sait qu’il s’est passé quelque chose mais on ne sait pas quoi. Les deux personnages principaux sont vivants et, dans une histoire passionnelle, on s’attend à ce que l’un tue l’autre. Et, là, non. Donc quel est le troisième personnage qui pourrait être le nœud de la tragédie? Je me suis longtemps demandé quel rebondissement je pourrais trouver. L’année dernière, j’ai trouvé la fin de cette histoire."

"J’ai eu la chance de pouvoir converser avec un super flic"

Une histoire pour laquelle on reste, tout de même, dans l’univers de Karine Giebel puisqu’elle se déroule dans le milieu policier: "ça permettait de mettre un peu de piment dans l’histoire parce qu’on a des gens armés dans la police et que ça peut conduire plus facilement à des drames."
Comme beaucoup de ses confrères, Karine Giebel mène sa petite enquête pour écrire ses livres. Cette fois-ci, elle a reçu l’aide d’un de ses lecteurs qui n’est autre que l’inspecteur général Éric Arella, directeur interrégional de la Police judiciaire de Marseille.
"J’ai eu la chance de pouvoir converser avec ce super flic pour savoir quel était le quotidien d’une brigade des stups." Le moins qu’on lui puisse dire c’est qu’elle a été bien conseillée car on s’y croirait vraiment.
Même si le plus intéressant est, comme le voulait Karine Giebel, cette passion folle, ce pétage de plombs d’un flic admiré de ses collègues et qui va disjoncter pour une jolie femme.
Pour taquiner l’auteur varois, nous avons un peu ronchonné en réclamant encore des thrillers: "Bien sûr, j’écrirais encore des livres comme Meurtres en rédemption ou Toutes blessent, la dernière tue, mais je ne peux pas enchaîner que des polars car ça demande des années d’enquête et puis, émotionnellement, je ne peux pas sinon je finis à l’asile." (rires)
On insiste: oui mais bon quand même le prochain ce sera un thriller?
"J’ai beaucoup d’idée, nous dit-elle, mais pas l’idée précise de départ. J’ai déjà des envies et j’ai donc commencé à y réfléchir. J’aime beaucoup me renouveler pour me surprendre et surtout surprendre le lecteur. Pour que l’écriture reste une passion, il ne faut surtout pas que j’écrive toujours sur le même thème. J’ai besoin d’aller dans des sphères ou des ambiances où je ne suis pas encore allée."


Ce que tu as fait de moi. Karine Giebel. Éditions Belfond. 552 pages. 20,90€.


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