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"La Mégère" des Ballets de Monte-Carlo en première mondiale à Moscou

Mis à jour le 08/07/2014 à 08:16 Publié le 08/07/2014 à 08:05
À l’issue de la première, Jean-Christophe Maillot (au centre) entouré des danseurs et aux côtés de Serguei Filine (gauche), directeur de la danse du Bolchoï.

À l’issue de la première, Jean-Christophe Maillot (au centre) entouré des danseurs et aux côtés de Serguei Filine (gauche), directeur de la danse du Bolchoï. Alice Blangero

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"La Mégère" des Ballets de Monte-Carlo en première mondiale à Moscou

Le chorégraphe des Ballets de Monte-Carlo a présenté La Mégère Apprivoisée en première mondiale vendredi à Moscou. Une relation exceptionnelle s’est tissée avec les artistes

Le chorégraphe des Ballets de Monte-Carlo a présenté La Mégère Apprivoisée en première mondiale vendredi à Moscou. Une relation exceptionnelle s’est tissée avec les artistes

La création mondiale de Jean-Christophe Maillot au Bolchoï n’est pas un événement chorégraphique comme les autres. Certes, en vingt ans, c’est la toute première fois que le directeur des Ballets de Monte-Carlo quitte sa compagnie pour créer ailleurs.

Mais il serait bien réducteur de n’évoquer que La Mégère Apprivoisée, ballet réglé durant près de quatre mois à Moscou.

C’est tout autant –et sûrement davantage– dans une embrassade entre le chorégraphe et Vladislav, ou dans un coup d’épaule taquin d’Ekaterina au même chorégraphe, lors du cocktail donné à l’issue de la représentation, que l’on comprend vraiment les ressorts émotionnels de l’œuvre.

Le ballet est le résultat de cette connivence bâtie entre les artistes du temple de la danse russe d’une part, Jean-Christophe Maillot et son étoile devenue assistante Bernice Coppieters, d’autre part.

« Ils redonnaient leur amour »

« Un enfant de l’amour », a résumé Vladimir Urin, le directeur général du Bolchoï.

« Je sais à quel point cela a été difficile. C’est très important de comprendre comment le spectacle est né. Cela n’a été possible que par l’amour de Jean-Christophe pour la compagnie. Quel que soit le problème, le chorégraphe abordait les choses en soulignant combien les artistes étaient fantastiques. Je suis sûr que les danseurs ont senti tout cela et en retour, ils redonnaient leur amour. »

Sous ses lunettes fumées qu’il porte suite à l’agression à l’acide dont il a été victime en janvier 2013 (agression commanditée par le soliste Pavel Dmitritchenko condamné depuis à cinq ans et demi de camp), Serguei Filine s’est exprimé avec fougue devant les artistes et l’équipe ayant participé à la création.

« Les danseurs sont formidables. Jean Christophe les a vraiment aimés et nous a donné en retour, comme en cadeau, un très grand spectacle. Il a donné à nos artistes un rôle inoubliable. Il nous a forcés à redécouvrir la musique de Chostakovitch, à relire Shakespeare et même à voir Maillot lui-même autrement (rires). Je voudrais dire merci à un des chorégraphes les plus intéressants d’aujourd’hui. De mon point de vue, La Mégère Apprivoisée est une des chorégraphies les plus intéressantes que Jean-Christophe Maillot ait faite. Je lui souhaite de longues d’années de créations brillantes. Je veux lui dire que nous sommes toujours là pour lui. Le ballet d’aujourd’hui est juste un commencement de notre amitié et de notre collaboration. Bienvenue au Bolchoï ! »

Des paroles qui dépassent amplement le seul commentaire sur l’œuvre, on le voit.

Dans un temple de la danse où ont agi en coulisses les démons de la jalousie et de la haine, le chorégraphe des Ballets de Monte-Carlo a su trouver les mots… et les gestes.

Coup de foudre

Il fallait suffisamment de talent et d’énergie pour «nourrir» les danseurs, « affamés de travail » comme les qualifie Jean-Christophe Maillot. Mais il fallait d’abord et surtout oserrentrer dans cette maison transformée en théâtre tragique. Et entre lui etle Bolchoï, c’est le coup de foudre.

« C’est difficile parce que j’ai une très belle épouse qui s’appelle les Ballets de Monte-Carlo. Et j’ail’impression d’avoir pris une maîtresse à Moscou. Ce qui serait bien c’est que cette maîtresse rencontre un peu plus ma femme à Monte-Carlo ; et queles deux puissent s’entendre... J’ai rencontré des gens formidables. Jesuis tombé amoureux d’eux. »

Encore l’amour… L’évidence de cette relation presque fusionnelle, c’est sur la scène que le public la découvre.

Un spectacle donné jusqu’à mercredi à Moscou et qui ne parle que de ça !
Joëlle Deviras

Offre numérique MM+

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