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La Fondation Flavien reprend le flambeau

Mis à jour le 07/02/2018 à 05:12 Publié le 07/02/2018 à 05:12
Yvan Cassar, hier aux répétitions. Un homme de l'ombre pour mettre la Fondation Flavien en lumière.

Yvan Cassar, hier aux répétitions. Un homme de l'ombre pour mettre la Fondation Flavien en lumière. Cyril Dodergny

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La Fondation Flavien reprend le flambeau

Inépuisable sur le front de la lutte contre le cancer pédiatrique, l'armée orange de Denis Maccario entame 2018 par un concert avec Yvan Cassar, ce soir, avant une marche symbolique le 15 février

La vague prend de l'ampleur et le tsunami Flavien frappe toujours plus fort aux portes des politiques, institutionnels, grands laboratoires ou simples particuliers. Invité de la dernière Biennale monégasque de cancérologie, à la veille de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, la Fondation Flavien a ainsi pu mesurer l'intérêt grandissant autour de ses actions en jouissant d'une tribune d'une heure, loin du « simple tréteau d'il y a deux ans », plaisante Denis Maccario.

À l'aube d'une année 2018 pleine de projets, le président de la Fondation Flavien jette un œil dans le rétro et dévoile ses ambitions pour parvenir à sensibiliser, voire rallier, toujours plus de monde à sa cause. Celle d'un père dont le fils a été kidnappé par ce foutu crabe à seulement huit ans… Fils auquel il fit une promesse tenue : ne jamais rien lâcher !

Une année 2017 record

« On a versé 170 000 euros à la recherche répartis entre le Centre Scientifique de Monaco, l'Inserm, l'Ircan et le C3M, soit une hausse de 70 % des dons par rapport à l'année précédente », avance fièrement Denis Maccario.

Une levée de fonds justifiée par une « crédibilité » et une « reconnaissance » acquises dans le milieu de la recherche médicale. « Des chercheurs ont toqué à notre porte et on a répondu présent. ça nous permet d'étendre notre rayon d'actions, même s'il est déjà large. »

Un chiffre malheureusement à contraster d'une réalité glaçante. « On a contribué, en plus, à environ 15 000 euros de frais d'obsèques. » Un soutien aux familles ancré dans l'ADN de la Fondation Flavien mais un président qui regrette d'avoir à se substituer aux pouvoirs publics. « Ces frais ne sont pas pris en charge par l'État ou par une assurance quelconque, puisqu'on ne prend pas d'assurance capital décès avec nos enfants. Or, on ne peut pas faire appel qu'à la générosité publique, sous peine que les gens se lassent… »

Les projets de proposition de loi en France étant malheureusement au point mort sur ce point. « Ce sont les fonds Par'Anges [association aidant les parents à surmonter le deuil de leur enfant, ndlr] qui font que, par moments, ça avance. »

« Dans un seul sens ? »

Lors de la Biennale de cancérologie monégasque, la Fondation Flavien était aux côtés du Centre Scientifique de Monaco et du Dr Gilles Pagès - récipiendaire du 1er Prix de l'Académie de médecine. « On a pu diffuser notre message publiquement. Dire où, et comment, on est allés chercher ces fonds. Car le monde est cruel, on parle de rentabilité et le cancer pédiatrique ne l'est pas puisqu'il y a moins de cas. »

Sans prétendre à bouleverser les choses, Denis Maccario prêche ainsi pour des protocoles propres aux enfants, puis élargis aux adultes. « En nous invitant, Publi Créations a bien compris que le problème c'est LE cancer, pas celui de l'enfant ou de l'adulte. Les enfants bénéficient en majeure partie de traitement pour adultes adaptés, avec plus ou moins de réussite. Nous, on est là pour dire qu'il faut des traitements ciblés. Pourquoi ce serait toujours dans un seul sens ? Il y a eu des voies ouvertes chez les enfants qui ont permis des avancées chez l'adulte. »

Cassar parrain d'un soir

Ce soir, au Théâtre des Variétés, la première édition de « Pouce la vie » sera marquée par la présence d'un parrain de cœur et de talent : Yvan Cassar. Pianiste et arrangeur des plus grands noms de la chanson française (Johnny Hallyday, Mylène Farmer, Claude Nougaro, Florent Pagny…), Yvan Cassar est un homme de l'ombre. « Il est derrière son piano, on l'entend mais on ne le voit pas souvent… même s'il a une superbe chevelure », plaisante Denis Maccario. Un président touché par la disponibilité et la sincérité de ce parrain. « C'est un homme discret mais c'est un homme qui agit et, ça, c'est beau ! »

Organisée par Monaco Jazz Chorus, cette soirée verra entre 20 et 30 participants se succéder sur scène, dont les « minots » de l'Académie de musique de Monaco et son directeur Lionel Vaudano.

Le Big Band « Jazzissimo » de l'Académie Rainier-III reprendra les tubes de Stevie Wonder, Michael Jackson, Tom Jones ou encore Daniel Balavoine. Des notes joyeuses comme celles du groupe Good Times Foundation, bien connu des Azuréens, qu'Yvan Cassar accompagnera. Un concert de 1 h 15 avec quelques « microcoupures » de sensibilisation. « On va faire la part belle à l'envie d'aider », promet Denis Maccario.

Une marche le 15 février

Le 15 février, c'est une marche symbolique qui ira de la place du Palais princier à la place d'Armes. « Ce sera une descente "aux flambeaux ", avec des objets lumineux donnés sur place. Une descente de la rampe Major familiale et lumineuse, pour faire la connexion avec nos étoiles qui nous soutiennent toujours. » Aucun discours ne viendra alourdir cette manifestation, percutante par l'image, qu'un pot de l'amitié viendra conclure. A chacun, alors, de faire alors un don en toute discrétion. A vot' bon cœur !

Thomas MICHEL


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