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Jérôme Revon va réaliser la Fête nationale monégasque pour la télévision

Mis à jour le 18/11/2017 à 15:49 Publié le 18/11/2017 à 15:48
Le réalisateur s’est laissé poussé la moustache pour être dans le ton, cette année, du bicentenaire des Carabiniers.

Le réalisateur s’est laissé poussé la moustache pour être dans le ton, cette année, du bicentenaire des Carabiniers. Photo Monaco Press Club

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Jérôme Revon va réaliser la Fête nationale monégasque pour la télévision

Cette année encore, le réalisateur français met en scène devant ses caméras la Fête nationale. Invité du Monaco Press Club vendredi, il a retracé sa carrière, jalonnée de grands événements.

Soixante personnes sur le pont. Vingt-trois caméras. Un bataillon en ordre de marche pour capter les cérémonies de la Fête nationale sur le Rocher dimanche.

Aux manettes, le réalisateur Jérôme Revon. Ce sera la huitième fois qu’il prend en charge cette retransmission. Invité du Monaco Press Club hier matin, ce professionnel de l’image réalise des émissions de télévision depuis trente ans. Son CV fait le grand écart. De Fort Boyard au défilé du 14-Juillet, en passant par la Star Academy, les Jeux Olympiques ou les grands débats politiques.

De Monaco, il connaissait surtout le stade Louis-II où il a capté nombre de rencontres sportives pour Canal +. Jusqu’en 2010 où il est désigné pour réaliser le mariage princier…

"On est un témoin privilégié"

Comment avez-vous été choisi en 2011 pour réaliser le mariage princier?

Tout est parti d’une émission que nous étions venus faire en direct de Monaco avec Michel Drucker, en 2010. Cela s’appelait "Tenue de soirée" et nous avions reçu le souverain. Je me souviens lui avoir dit: "Si vous vous mariez un jour, on veut bien vous accompagner." Et quelque temps plus tard, le Palais nous a contactés.

A-t-on l’impression de participer à écrire une page de l’histoire?

On est un témoin privilégié. J’insiste surtout sur le climat de confiance qu’il faut instaurer avec les gens pour qui on travaille. Pour faire passer les émotions dans une cérémonie, il faut être complice de l’intimité, être très au courant. Cela se travaille en amont, pour, au moment du direct, attraper le plus d’émotions possibles. Il y a beaucoup de séquences qui se cherchent et se prévoient à l’avance.

Dans l'intimité du mariage princier

Vous étiez-vous replongé dans le mariage de 1956 pour préparer cette noce?

Oui et non. C’est un exercice, certes logique, que je déteste faire, car les temps ont changé. Mon problème était surtout le mariage du prince William et de Kate Middleton (en avril 2011, NDLR), qui avait été très bien réalisé. Je ne voulais pas de comparaison. C’est pourquoi j’ai bâti le dispositif technique de manière différente. Eux avaient des caméras fixes le long du trajet, moi j’ai voulu des caméras au plus près de toutes les séquences, dans tout Monaco.

L’image la plus émouvante, ce sont les larmes de la princesse Charlène à Sainte-Dévote. Saviez-vous que ce passage serait un moment fort?

Nous savions que nous étions dans l’intimité, à un instant différent de la cérémonie. On pouvait s’attendre à un moment pareil. Il y avait des moyens simples, seulement trois caméras au plus près, ce qui avantage le téléspectateur.

Une autre anecdote?

Il y en a beaucoup. On travaillait dans la cour du Palais, où se déroulait la cérémonie religieuse. J’avais demandé pour entendre le «oui» au moment du mariage, de placer un micro sur un prie-dieu. Un technicien a posé un câble et un micro avec du scotch. Ce n’était pas très esthétique, les organisateurs n’étaient pas ravis mais il fallait le son. Ils ont alors fait revenir quelqu’un qui a repeint en doré le câble et le micro, de la couleur du prie-dieu!

Le gloss de Ségolène et les fiches de Sarkozy

Pour cette Fête nationale, essayez-vous de trouver de l’originalité?

On essaye, d’abord, de rester très classique pour ne pas perturber l’événement. Les nouveautés, ce sont des petits détails dans la réalisation. C’est cette recherche de la bonne image qui m’intéresse. Un sourire, une larme peut faire la différence.

Vous avez réalisé nombre de débats politiques également. Vous étiez pour les plans de coupe qui ont souvent fait débat?

Évidemment, c’est le b-a-ba de la réalisation moderne. L’information est plus intéressante à regarder sur la personne qui la reçoit que celui qui la donne. J’ai réalisé le débat entre Sarkozy et Royal en 2007 et Sarkozy et Hollande en 2012. À chaque fois, on me les a interdits. C’était une guerre entre les candidats. Et on n’a pas vu à l’image que Ségolène Royal a pu se remettre du gloss et Nicolas Sarkozy plonger dans ses fiches sous la table.

Canal + était un vrai laboratoire"

Vous avez démarré au service des sports de Canal+, en 1984. C’est là que vous avez développé toutes vos techniques de l’image?

C’était un vrai laboratoire. Le début de caméras plus légères, transportables sur les terrains de foot, derrière les buts. Avec Charles Bietry (chef du service des sports de Canal+ à l’époque), nous avons pu faire des tests grandeur nature. Les caméras dans les vestiaires, ça n’avait jamais été fait, au cœur de l’équipe, dans l’intimité des sportifs. Créer des loupes sur l’image et des ralentis non plus. Je me souviens qu’à l’époque, Basile Boli me détestait quand il jouait à Auxerre. Car le lendemain d’un match, Guy Roux lui montrait la VHS et lui disait "regarde le ralenti, la faute que tu fais".


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