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Jean et Danièle Lorenzi : l'histoire d'un amour

Mis à jour le 01/11/2016 à 05:13 Publié le 01/11/2016 à 05:13
Danièle Lorenzi-Scotto devant le portrait qu'elle avait fait de son mari, Jean et le portrait qu'il avait fait d'elle.

Danièle Lorenzi-Scotto devant le portrait qu'elle avait fait de son mari, Jean et le portrait qu'il avait fait d'elle. C.V.

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Jean et Danièle Lorenzi : l'histoire d'un amour

Une rétrospective du travail de ce couple d'artistes monégasques met en lumière une création prolifique portée par un amour total qui les a nourris pendant trente ans

Elle le glisse en fin de visite, « on s'est beaucoup aimés avec Jean », mais l'exposition parle d'elle-même. Après un an et demi de préparation, Danièle Lorenzi-Scotto présente jusqu'au 16 novembre une rétrospective de son travail et de celui de son mari, Jean Lorenzi, disparu en 1989.

Elle a répondu favorablement à la proposition de la direction des Affaires culturelles pour cette présentation en 240 œuvres du travail pictural de ce couple monégasque. En filigrane, la fusionnelle histoire d'amour de deux artistes. Elle, professeur de dessin formée aux Beaux-Arts à Florence et qui dirigea l'école d'arts plastiques de la Principauté. Lui, avocat et bâtonnier.

Ils se rencontrent en 1963. Les vingt ans d'écart ne comptent pas. « On ne s'est pas connus, on s'est reconnus, comme si l'on se connaissait d'ailleurs ». Leur première destination fut Venise. « On devait faire une fugue de deux jours. Nous sommes restés un mois, Venise nous a inspirés », glisse Danièle Lorenzi-Scotto dans un rire. Cette escapade fondatrice de leur amour l'est aussi pour leur travail. Ensemble, ils passent deux heures à noircir des carnets, attablés au Café Florian à croquer les passants. Un travail qui occupe la première salle dans la scénographie pensée par Lidia Carrion.

« Nous étions complémentaires »

Elle avait choisi la peinture à l'huile. Lui, le dessin. « Jean avait une imagination débordante et touchait à tout. Moi, je suis resté dans la peinture ». Chaque matin, « même quand il a été à la retraite », il travaillait dans son atelier à l'aube. Prolifiques à outrance. Toiles, dessins, poèmes. Quand il écrit, elle illustre et vice-versa.

Ensemble, le couple Lorenzi a signé des dizaines d'ouvrages. Des poèmes d'amour à un livre de recettes de cuisine monégasque illustré. Ils ont même travaillé à la conception d'un opéra. Leur travail, entre portraits, croquis et dessins oniriques, parle aussi au patrimoine de la Principauté. À son histoire, à son relief et la particularité de la lumière de Méditerranée.

« Nous avons toujours partagé notre atelier, nous étions complémentaires ». La vie les sépare à la fin de l'année 1989. Danièle Lorenzi-Scotto a gardé leur atelier d'Ospedaletti. Et à continuer à produire. Des toiles plus évanescentes, épurées. Et le souvenir d'un amour indélébile, comme elle le livre aux visiteurs en fin de parcours, « il n'y a jamais de fin à une histoire d'amour. Elle se rappelle à nous et revient comme le ressac de la mer, sans fin. Je l'entends chaque jour et je continue de créer parce que c'est continuer à aimer Jean ».


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